CONCLUSIONS
f sp : . “ ; ï PRE I. — Les fractures de la tête du radius sont des fractures rares ; au point de vue anatomique on peut en distinguer deux variétés principales : les fractures isolées de la tête et les fractures associées de la tête et du col.
Les fractures isolées de la tête comprennent elles -mêmes : dE
1° Les fissures de direction et de longueur variables.
2° Les fractures complètes détachant un segment plus ou moins épais du rebord de la cupule,qui peut se déplacer dans diverses directions.
Les fractures associées de la tête et du col comprennent un trait transversal à l'union de la tête et du col, plus une fracture comminutive de la tête du radius due à la pénétration de la diaphyse dans le tissu spongieux de la tête.
II. — Les fractures de la tête radiale peuvent être soit de cause directe,chute sur la partie externe du coude, soit de cause indirecte, chute sur la paume de la main, l’avantbras étant en demi-flexion sur le bras,
III. — Cliniquement elles se reconnaissent par gonflement et douleur à la partie externe du coude, ecchymoses et surtout limitation des mouvements, principalement de la pronation et de la supination. Il est inutile de rechercher la crépitation, du reste inconstante. La radiographie
seule permet le plus souvent de préciser la variété anato-
mique.
IV. — Le pronostic de ces fractures estgrave, car sauf pour les fissures sans grand écartement un cal difforme et même vicieux est très fréquent ; on observe, à la suite, rarement l'absence de consolidation des mouvements de flexion, extension, pronation, supination. La paralysie
radiale par compression due au fragment n’a été observée que dans un cas.
V. — L'immobilisation dans un appareil et la mobilisation conséculive ne semblent convenir qu'aux fissures avec peu d’écartement.
En raison de l'impossibilité pour ainsi dire constante d'agir pour remettre les fragments en position correcte, il semble préférable, dans les fractures complètes, de recourir d'emblée à l'intervention sanglante, il faut pratiquer l'ablation des fragments et évacuer, en même temps, l'épanchement sanguin intra et péri-articulaire.
* Cette intervention immédiate donne constamment d’heureux résultats. Les interventions secondaires pour cals vicieux, amènent aussi le plus souvent une récupéraion des mouvements normaux, à moins que les lésions articulaires proprement dites ne soient trop accentuées.
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Vu :
Le Président de la thèse, QUÉNU, Vu :
Le Doyen, LANDOUZY.
Vu et permis d'imprimer :
Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris, L. LIARD.
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