DU TRAVAIL
D’après ce qui précède, on comprendra que nous n’avons pas été peu surpris en lisant l’analyse d’un article
Eli es
de Rahmann qui conclut de l’étude de 16 cas de fractures du cotyle avec irruption pelvienne de la tête à la Lénignité relative de cette affection. Nous ignorons ce que cet auteur entend par bénignité relative, en tous cas, nous ne l’entendons au point de vue tout au moins des fractures anciennes que s’il s’agit du pronostic vital.
Dans les communications qui ont suivi récemment la pu-
- blication de l’observation de Chalier à la Société de chi-
rurgie de. Paris, les membres de cette Société ont paru unamnimes pour apprécier la fracture du cotyle comme une … lésion très grave. « Ces cas sont au-dessus de nos ressour- . ces chirurgicales » (Gernez). « ….Les lésions invétérées sont d’un pronostic fonctionrellement très grave » (Mathieu). «Le pronostic de la fracture du cotyle avec enfoncement doit donc être assez réservé » (Mauclaire).
Dans six de nos cas personnels, ainsi que dans les observations de Delannoy, Chalier, Dupont, le pourcentage d'invalidité à été donné; il éclaire singulièrement la gra- - vité du pronostie. Notons qu'il s ’agissait de fractures anatomiquement très dissemblables. Voici ces pourcentages : |
Observations: de Delannoy, 30 ‘ %; de Chalier, 25 %; de Dupont, 30 %; personnelles, 20 %, 30 %, 40 %, 40 %, 50 %, 60 %, soit une moyenne de 30 à 40 %, avec une durée moyenne de consolidation de trois à neuf mois.
Nos déductions pronostiques sont grandement justifiées et confirmées par |? étude du pourcentage d'invalidité. Au point de vue fonctionnel et vital, la fracture de la cavité cotyloïde est grave puisqu'elle entraîne :
La mort dans 27,9 % Le Cas,
L’ankylose dans 40,6 % des cas et qu ele donne un nourcéntage d'invalidité moyen de 30 à 40 ©
Le — 86 — > Si elle ne tue pas immédiatement par des lésions asso- ‘ciées, la fracture par enfoncement du: fond cotyloïdien fait: denc de son porteur, dans malheureusement l'immense majorité des cas, un infirme,