‹ Les Français dans la Nouvelle Angleterre [microform]Chapitre 1 sur 1 · REDUCTION RATIO · texte numérisé non relu

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Discours

dciaat kl

Chambre de Commerce Franco - Américaine

de

New Bedford, Mass.

HOWARD ELLIOTT Présideat du Bureau de Directkm et Président

de la

Compa^ie du chemin de fer New York, New Haven & Hartford

Faite House, New Bedford. Mass.

L«41fld. t9M

Monsieur le Président et les Membres de la Chambre de

Commerce Franco-Américaine de New Bedford.

C'est avec grand plaisir que je suis venu rencontrer des personnes ayant eu des français pour ancêtres parce que j'admire beanoonp la France et le peuple français, tout particulièrement depuis que je constate la conduite magnifique des soldats et du peuple français pendant la terrible guerre.

J'ai une raison toute personnelle pour admirer ainsi la France; ma fenmie est d'origine française. Elle était Mlle Janet Janvier de St. Louis, ses ancêtres étant venus de la France en Virginie. Ils allèrent ensuite dans le Kentucky et le Missouri. Ainsi, mes trois enfants, deux filles et un garçon, sont d'origine française. On me dit aussi que mes ancêtres se renièrent en Angleterre de la Normandie avec Guillaume le Conquérant. Donc, j'ai plusieurs raisons d'être heureux de vous rencontrer, ce soir, mon seul regret étant de ne pas assez connaître le français pour prononcer tout mon diseours dans cette belle langue.

Le prix original New Bedford ne m'est pas un endroit iit Sew Bedfrad. * inconnu, car ma famille, ily a bien dm

années, venait passer ses étés sur les

magnifiques rives de la baie Buzzards. Il est donc intéressant de citer quelques faits se rapportant au commencement de l'histoire de New Bedford. H est d'abord fait mention de cette localité par Bartholomew €k>snold en 1602 et il doit être intéressant pour ceux-là qui travaillent au développement de la ville de savoir que le site où est aujourd'hui New Bedford fut acheté des Indiens en 1652 au très grand prix de trente Yergw de coton, huit peaux d'élan, quinze haches, quinze pairra de pantalons, huit couvertures, deux théières, une horloge, deux dollars en wampums, huit paires de bas, un pot en for, dix shillings en d'autres sortes d'effets. C'était une

bonne transaction immobilière, tant pour les Indiens que pour les acquéreurs. Vous connaissez tous combien cet endroit est magnifique et je suis le premier à m'en rendre compte. C'est aussi un des points les plus importants sur le New York, New Haven and Hartford; notre systèmme de chemin de fer s'étend jusqu'ici et nous sommes intéressés dans deux lignes de vapeurs qui entrent dans ce port et le quittent.

Son importance La grande quantité d'affaires qui se fait dans les affaires, par l 'entremise de New Bedf ord en fait

un point important en ce qui concerne le chemin de fer. Vous savez, et mieux que moi, que New Bedf ord fit sa marque par son commerce d'huile de baleine et en 1857, ce commerce avait atteint son plus haut point, puis petit à petit, l'apparition des huiles minérales fit mourir cette industrie. Après cela, les dtoyens de New Bedf ord se tournèrent du côté de l'industrie, mais votre ville ne se restreint pas seulement aux manufactures ou principalement à l'industrie du coton car sous ce rapport elle fait bien sentir son influence car son argent et ses hommes circulent dans toutes les parties du pays. H est peu d'endroits, m^e dans l'ouest où j'ai demeuré tant d'années de ma vie, qui ne bénéficient des industries de New Bedford, de ses capitaux et de ses idées. Ainsi vous pouvez être fiers de vivre en cette ville et d'en former une partie très importante et d'exercer une importante influence dans la Nouvelle Angleterre et les Etats Unis. Dans l'avenir, New Bedford occupera une position aussi importante que dans le passé.

Son Les orateurs, M. Robert et votre rep-

patrioiiVM. résentant au Congrès, M. Walsh, ont

parlé de la question de patriotisme et dn besoin qu'a le pays de votre aide. New Bedford fut toujours patriote. On le vit bien lors de la guerre civile car elle envoya 3,200 hommes, soit 1,100 de plus qu'on lui avait demandé. Nous espérons et nous sommes tous

d'avis qu'il n'y aoura pas de conflit maintenant, mais ce n'est pas une raison de diminuer notre patriotisme et

de ne pas nous préparer à la défense nationale. D'ailleurs, personne no doute que Bedford ne fasse son devoir pour défendre le pays.

L'aadtié Vous, messieurs d'origine française,

Française vous avez cela de commun avec nous qui

pour l'Amézigae. sommes peut-être plus immédiatement

attachés au sol, que vous nous avez aidé, il y a plus de emt ans dans un de nos grands etniflits. Les Français furent alors nos meilleurs amis et c'est plaisir de savoir qu'il en est encore ainsi.

ïïne histoire Je me souviens très bien que mon père de iMtKjéUn, me racontait^ lorsque j 'étais encore enfant, mi trait coneemant le grand La-

fayette dont l'amitié fut si bouillante pour les Etats Unis alors dans leurs premières années. Mon grand — père le rencontra au cours d'une réception et pour démontrer le tact dont Laf ayette faisait preuve il est bon de citer le fait suivant : Lorsque Lafayette fut présenté à un honune présent à la réception, il lui dit:

' ' Comment allezrvous 1 Et^-vous marié !" L 'homme répondit, ^^Oni monsieur."

Et lÂfayette d'ajouter, "Heureux bommel heureux homme!" Au prochain personnage qui fut présenté, Lafayette lui dit: "Etes-vous marié?" Et il répondit, "Non monsieur." Sur ce, Lafayette reprit, ' 'Heureux gaillardl heureux gaUhixdl" (Birea.)

La belle Notre magnifique Nouvelle Angleterre

population dans laquelle nous vivons possède une

d'origine magnifique population, une population

fna^tîM. très eosmc^lite, et certains, avant d'^

faire une étude, ne se rendit pas compte quelle partie importante de la population sont les Franco-Américains ou les descendants de Français qvi sont venus id par le Canada. Ce mot, vous av«s

chanté des chansons canadiennes et françaises. Yons êtes venus ici ponr suivre le courant de la prospérité de ce pays et aider à Tobtenir et je crois, diaprés ce que je sais et d'après ce que j'ai vu ici, aujourd'hui et ce soir, au sujet de la population Franco-Améiieame de la Nouvelle Angleterre que vous avez réussi à vous rendre utiles et à devenir un élément important dans la vie de la Nouvelle Angleterre. On estime que dans la Nouvelle Angleterre se trouvent aujourd'hui 600,000 citoyens des descendance française et que le Massachusetts en possède une plus large part que n'importe quel autre Etat, soit 200,000 et vos concitoyens sont disséminés dans ces beaux Etats de la Nouvelle Angleterre et ils travaillent au développement et an bien-être de la Nouvelle Angleterre.

Pourquoi ils Maintenant, pourquoi êtes vous venus sont venus dans iciî Vous êtes probablement venus, la Boavelle comme je vous le dis, parce qne vous Aagletesre. désiriez prendre part aux travaux qui

se poursuivent ici et parce que vous avez trouvé une réception cordiale et chaleureuse de la part des personnes de langue anglaise. Quelques-uns, sans doute, sont vains par aventure, mais la plupart, avec l'intention d^ demeurer. Certains ont quitté le Canada à cause d'un conflit et parce que vos ancêtres étaient d'avis que c'était la meilleure chose pour eux et leurs enfants en venant dans ce pays. Comme ex^ple, la révolution de 1836 et 1837, an Canada, cmgagea plusieurs familles à immigrer en ce pays, mais cette industrie cotonnière si importante pour New Bedford fut la raison qui attira vos compatriotes du Canada. Ainsi des centaines de mille vinrent et s'établirent dma des endroits tels que New Bedford, Fall River, Lowell, Lawrence, Haverhill, Salem et plusieurs autres villes florissantes. Plus tard, d'autres industries attirèrent les Franco- Américains vers Springûeld, Holyoke et Worcester, et voilà pourquoi vous vous trouvas, vous, bons et magnanimes citoyens Franco-Américains, dans un grand

nombre de villes du Massachusetts et des antres Etats.

Jusqu'à un certain point, lorsque les Canadiens vinrent s'étabir ici, ils se formèrent par groupes et dans une foules de villes et de municipalités, il y avait les endroits connus sons le nom de Petit Canada", mais maintenant vous êtes mêlés à toute la population en g^éral et vous avez pris une part active, abondante et efficace à toutes nos vies.

L'influence de Une chose qui vous fut un aide puissant la presse pour vous assimiler à notre vie améri-

firaBçaiie. caine et faire de vous des dtoyens utUes

et patriotes c'est votre excellente presse française. Il y a nombre de bons journaux français répandus dans toute la Nouvelle Angleterre et ils ont fait un très bon travail pour vous îaire connidtre les insti* tntions américaines et l'importance de ces relations d'un gouvernement avec les actions quotidiennes de tous les jours et les relations du gouvernement avec les affaires. De sorte que les Franco-Américains et la presse française ont fait un splendide travail ponr harmoniser cette nouvelle et grande population avec nos institutions américaines.

Les institutions Une chose qui vous fut un aide puissant et les sociétés ce pays, c'est que tout en vous amalga- Erangakei, mant à notre population, vous avez

conservé vos sociétés franco-américaines, ce qui est bien et juste. Il y a nombre de ces sociétés qui sont essentielles à votre action comme groupe dans cette vaste république. Il en est une, entr 'autre, très active et que l'on dit posséder 28,000 membres, c'est la société franco-américaine, l'Union Saint Jean- Baptiste d'Amérique, qui travaille pour le bien commun. Son principal but est de prendre soin des veuves et des orphelins et nous voycms là la bonne nature canadioine. n y a nombre d'antres sociétés franco-améri^une qui font du bon travail. L'une de ces sociétés, et de très

grande importance de ce temps-ci, pendant que l'on considère prnd^t de former les jemies à la vie militûre et eela d*être mieux préparé à la défense nationale, et cette société est la Brigade des Volontaires es Franco- Américaines de la Nouvelle Angleterre. Elle comprend des grades militaires franco-américaiiies ayant leurs quartiers généraux à Boston. Un des buts de cette Brigade est d'enseigner l'art militaire aux jeunes. Elle est des plus importantes à l'heure actuelle.

L'autre soir, j'avais l'occasion d'assister à une réunion de ce gemet à Holyoke, Ce n'était aucunement une réunion strictement franco-américaine mais plusieurs des vôtres y assistaient. J'ai été intéressé d'apprendre l'existence d'une organisation unique parmi les Franco- Américains et connue sous le nom de ''Gouvernement Municipal Modèle." H a son maire, ses échevins, ses conseillers, ses chefs de départements et ses divers commissions, tel que cela peut se voir dans toute ville bien administrée, et une fois l'an, les m^bres prennent part à l'élection des officiers de ce gouvernement munidpal modèle. Ces élections sont suivies des cérémonnies de l'inauguration des officiers du nouveau gouvernement municipal. Durant le cours de chaque année, ce gouvernement a des réunions une fois par mois et les affaires s(mt conduites ccmme dans tout gouvernement municipal r%ulier mais les partis politiques ne figurent aucunemmt dans l'organisation.

la cauunlKt de Ici vous avœ cette Chambre de Oom- Coimawroe merce Franco-Américaine, une organisa-

Franco- tion des plus importantes pour cette

Américaine de ville tel que chaque Chambre de Com- B0W Bedford. merce est importante pour toute ville.

J'étais heureux d'avoir IHionneur d'être iifvité par votre président, M. Choquette, à vous parler. Ces Chambres de Commerce ont une très grande influence sur la vie commerciale des Etats Unis et elles exercent me importante inâu^ee dans les affaires qui m'intéres-

sent directement Votre présidât, votre maire et votre représentant au Congrès ont tous parlé de l'importance du chemin New Haven, de ses affaires et des moyens de transport. Cette question de transport est une question vitale et elle a besoin de votre Menveillante attentimi, vous, messieurs de descendance française, aussi bien que celle de tons ceux qui demeurent dans la Nouvelle Angleterre. Vous, messieurs de descendance française avec vos organisations et votre presse répandues dans tant d'endroits de la Nouvelle Angleterre, pouvez avoir et avez une influence qui se fait sentir lorsqu'il s'agit de résoudre les problèmes se rapportant à cette question du transport. Les fardeaux qui pèsent actuellement sur les gérants des moyens de transport, dans la Nouvelle Angleterre, sont lourds et dans quelques instants, je vous en ferai connaître l'importance et sans aucun doute vous pouvez faire et vous ferez votre part pour aider à amener la solution de nos problèmes. Vous êtes ici en votre quêOité de citoyens, vos enfants et vos petits-enfants viendront après vous, et à moins que nous puissions régler ces questions, nous aurons des difficultés à accomplir les progrès qui devraient être faits. Les Franco-Américains, si je les comprend bien, ont certaines qualités, qui, suivant moi peuvent faire beaucoup pour l'avenir de la République Américaine et l'avenir des grandes institutions tel que cette question du transport

le caractère Vous êtes conservateurs, vous êtes pru-

dents, voua êtes soigneux, vous êtes habitués à l'obéissance et vous êtes ménagés et si tous les citoyens des Etats Unis suivaient cet exemple des Franco-Américains, il serait bien plus facile de régler une foule des problèmes de la nation. S'il était possible de développer ses qualités au plus haut dégré possible en ce qui concerne la direction et le travail lorsqu'il s'agit des grandes compagnies de chemins de fer du pays, cette chose leur serait d'un grand aide pour amener le règlement de leurs problèones car l'obéissance absolue, le plus grand soin et une épargne soutenue sont

ce qu'il faut aux compagnies de chemins de fer si elles veulent l'appui nécessaire et être en mesure d^accomphr le trayail q 'elles devraieut faire.

l'organisatioii Sur le chemin du New Haven, un seul duNewHaven. parmi les les chemins de fer du pays,

il y a environ 40,000 employés. Si tout employé pouvait épargner, par un meilleur travai^l et plus de soin du matériel, un centin par jour, il se trouverait à épargner environ $125,000 dans le cours d'une année et de nos jours c'est une somme qm n'est aucunement à mettre de côté. J'ai parlé, amsi que d'autres ici, de la ville de New Bedford comme une grande ville manufacturière et de mon côté, je suis intéressé à une grande entreprise manufacturière. Parfois vous pouvez croire qu'il n'en est aucunement ainsi mais c'est la vérité. Nous fabriquons ce qui s'appelle des moyens de transport et cela sous diverses formes. Nous avons ce que nous pouvons nommer un vaste atelier qui s'étend dans la Nouvelle Angleterre, un vaste atelier représentant une valeur de probablement un demi billion de dollars. H appartient à environ quarante cinq mille personnes; il est opéré par environ quarante mille hommes et il essaie de servir une population évaluée aux environs de dix millions de personnes. En d'autres termes, ce vaste atelier d'un demi billion, avec quarante cinq mille propriétaires et quarante mille employés, fait en sorte pour fabriquer une bonne qualité de moyens de transport pour votre bénéfice et pour celui de ceux qui s'occupent comme vous de fabriquer des effects. H désire fabriquer les moyens de transport satisfaisants pour que vous puissiez recevoir les matérieux dont vous avez besoin pour la construction de vos fabriques et ce qu'il vous faut pour la fabrication des marchandises et aussi pour que vous puissiez avoir les moyens d'expédier ces marchandises une fois qu'elles sont fabriquées. Malgré ee fait, ce vaste atelier n'a pas été ce qu'il aurait dû être, depuis des années, et au moment actuel il en est encore ainsi et ce n'est aucunement suivant les désirs

tû

des propriétaires et des employés s'il n'est pas ce que vous aimeriz à le voir. Quelques-unes de ses difficultés ne peuvent disparaître d'un seul coup et il leur est impossible de disparaître seulement qn'avee l'aide des propriétaires et des employés car il a besoin de l'aide de gens comme vousmêmes et d'institutions telles que votre Chambre de Ciommerce.

L» beioia de Cette puissante nuudiine de fabrication la Go-opératioa. a besoin d'une co-opération amicale et

la sage considération de ceux qui occupent des positions élevées dans les salles de législation et dans les o(mseils d'administration. Depuis la dernière partie du mois de juillet ou la première partie du mois d'août derniers, nous avons éprouvé une amélioration sensible. Avant ce temps, la dépression dans les affaires était telle que ce vaste atelier du chemin de fer New Haven n'avait presque rien pour le tenir occupé. H y a un an, il avait 250 locomotives et des milliers de wagons de marchandises qui ne faisaient rien du tout. Le récent changement, qui vous a fait du bien et qui nous en a fait, nous aussi, a eu pour effet de nous amener du travail que nous avons de la difficulté à accomplir. Nos affaires sont bien différentes des vôtres et cela à deux points de vue. Chez vous, manufacturiers de New Bedford, il vous est possible de mettre vos effets de côté et de les vendre lorsque le temps deviendra propice; il nous est impossible de faire cette chose. Il y a un an, il nous était impossible de mettre en garage le pouvoir de nos locomotives et de nos wagons, qui ne faisaient rien pour avoir la chance de nous en servir au moment actuel. Nous sommes autmi bien différants de ce qui peut se faire dans d'autres atdiers, c'est à dire de pouvoir varier nos prix suivant les circonstances qui peuvent faire leur apparition. Votre Maire a parlé de l'augmentation de gages accordée à bi^ des ouvriers de cette ville, tout récemment. Nous aimons tous à obtenir autant que possible pour ce que nous faisons ou pour tout ce que nous fabriquons mais chaque fois que les manufacturiers

accordent des augmentations de salaires, ils sont en mesure d'augmenter le prix é& leurs produits lorsqu'ils les Tendent aa paibtie.

Les difflenUés Le chemin de fer éprouve une grande du New Havea. difficulté à faire cela, une grande difficulté. S'il veut augmenter son prix, il lui faut aller devant plusieurs Commissions de Chemins de Fer et devant la Commission dn Commerce entre Etats — des procédures très longues, difficiles et parfois bien décourageantes — . Donc, aujourd'hui, ce vaste atdier qui essaie de vous servir est confronté avec les mêmes diffîmiltés que vous avez eues lorsqu'il s'est agi de l'augmentation des salaires, l'augmentation du prix des matériaux, mais il n'a aucunement l'habilité d'augmenter le prix de ce qu'il vend. Afin de vous démontrer ce qui est arrivé durant les derniers mois en ce qui concerne les efforts faits par les propriétaires et les employés dans le but de fabriquer des choses nécessaires aux citoyens de la Nouvelle Angleterre, permettez moi de vous donner quelques chiffres. En décembre, janvier et février et mars, les quatre mois de l'hiver qui vient de s'écouler, les propriétaires et les employés de cette compagnie ont produit pour le peuple de la Nouvelle Angleterre des choses qui ont rapporté $4,200,000 de plus que durant la même période de t^ps, il y a un an, et le montant des affaires, durant ces quatre mois, n'a jamais été égalé dans l'histoire de cette compagnie, pendant l'hiver. Voilà qu'elle fut la mesure du produit que nous avons fabriqué et que nous vous avons vendu pour vous permettre de faire des aSaiteB, Tout naturellement, vous pouvez croire qu'avec une telle augmentation dans le volume de nos affaires et qu'il nous est possible de garder plus pour des choses nouvelles, des améliorations et pour payer nos comptes, mais tel n'en est aucunement le cas. Tontes les choses anzqndles il vous a fallu faire f ac^ durant l'hiver, nous avons dû les envisager nous aussi et malgré le fait que nous ayons produit des choses de la valeur de $é^OÛ,ÛOO il nous a fallu dépenser $5,100,-

000 pour amener cette production de sorte que le premier avril, si on fait une comparaison avec ce qui existait le premier décembre, nous étions en dessous de $900,000 malgré cette augmentation de $4,200,000 dans le montant de nos affaires.

Une situation C'est une situation très désappointante déMfpoiiituite. et qui peut seulement disparaître

qu'avec Taide de Chambres de Commerce, de commissions de chemins de fer, de la Commission du Commerce entre Etats, qui peuvent dire que si les salaires continuent d'augmenter le chemin de fer doit avoir le droit d'augmenter le prix de ce qu'il vend tout comme le font toutes les autres manufactures. S'il ne fait pas cela, il ne peut -augmenter ses moyens et tout ce qu'il peut vous fournir si vos filatures et vos autres institutions doiv^t continuer à prospérer. Vous avez soufferts, l'hiver dernier, et sans aucun doute vous avez crié contre le chemin de fer en disant: "Pourquoi ne font-ils pas ceci ou pourquoi ne font-ils pas cela?" B existait une situation toute particulière et nous avons travaillé fort pour lui faire face comme j'ai essayé de vous l'expliquer.

Beoord Pendant la lutte pour rencontrer les de-

d'enoombremiiiit mandes qui nous était faites, on créa du Hew Havea. une nouvelle pièce de machinerie connue sous le nom "d'Eastern Freight Accumulation Committee." Depuis quatre mois, l'habilité du chemin de fer New Haven à amener du fret dans la Nouvelle Angleterre semble avoir excéder de beaucoup l'habilité des receveurs à le mettre dans les hangars. Comme résultat de l'augmentation des affaires, le manufacturier actif et affairé et l'homme d'affaires de la Nouvelle Angleterre a acheté des matériaux bruts, des machineries des combustibles et ceci et cela dans le but de faire face à l 'avenir.

H a acheté plus qu'il lui a été possible de faire disparaître des hangars du chemin de fer ou des voies d'évitement et plus que le montant de marchandises dont ses voitures et ses propres hangars ont été en mesure de prendre soin. Durant le mois d'avril, mois qni a été probablement le pire, sous le rapport de l'accumulation, le New Haven avait, chaque jour et prêts à être déchargés, une moyenne de 13,000 wagons de marchandises placés près des hangars et snr les voies d'évitement à la portée des receveurs. La moyenne des wagons déchargés durant les vingt premiers jours d'avril a été seulement de 4,341 ou environ 45 pour cent. Avant cette période de congestion, du premier septembre au 31 décembre, 1915, la moyenne des wagons déchargés chaque jour était de 5,384, de sorte que les propriétaires de marchandises avaient établi une diminution d'une moyenne de 5,384 du premier septembre au 31 décembre, 1915, à 4,341 wagons durant le mois d'avril. Qu'est-ce que cela veut diref

Au moment actuel, nous avons, dans la Nouvelle Angleterre, environ 10,000 wagons qui attendent le moment de partir. Sur nos voies, nous avons de 12,000 à 13)000 wagons att^dant à être déchargés chaque jour ; les receveurs déchargent 4,500, 4,600, 4,700 wagons par jour et de plus il nous faut faire circuler 18,000 autres wagons charque jour. Nous amenons dans la Nouvelle Angleterre, chaque jour, bien plus de marchandises ou de fret que les receveurs peuvent décharger. Voici un point ou vous, messieurs, pouvez vous servir de votre ingénuité et de votre habilité pour enlever ce fret pour qu'il soit possible de ramener ces wagons dans la Pennsylvannie, l'Ohio et bien d'autres endroits afin de les charger de nouveau et vous les ramener de nouveau. Si vous êtes incapables de faire ced, il nous est impossible de faire toute ce que nous voulons faire pour vous. Dans bien des cas, nous savons que nos facilités ne sont pas ce qu'elles devraient être, mais il en est de même des vdtres. lEbi essayant d'améliorer nos facilités nous avons à

envisager des difficultés bien plus grandes que les vôtres pour la raison de l'augmentation du prix de tout ce qu'il nous faut acheter. Cet état de chose est une affaire nationale et une des difficultés qui envisagent ceux qm veulent faire progresser ce pays est celle par laquelle on veut baisser les revenus des chemins de fer et restreindre leur activité. Nous avons atteint un point qui démontre le fait que les affaires n'ont jamais atteint un si haut sommet et chaque chemin de fer a de la difficulté à fournir cet article— les moyens de transport

Duninntioii de la Durant les dnq années finissant en 1914, construction des comparées aux cinq années finissant en chemins de fer 1906, le montant de la construction de et pouqiioL nouveaux chemins de fer a éprouvé une

diminution de 42 pour cent, les commandes pour des wagons de fret ont diminué de 32 pour cent et dans les commandes pour des locomotives, il s'est produit une diminution de 29 pour cent. En comparant 1914 avec 1906, en ce qui concerne les dépenses d'opération opur chaque mille de ch«nin de fer, on constate une augmentation de 33% pour ceait tandis que les revenus par mille ont diminué de 3 pour cent et la moyenne annuelle des salaires des employés a augmenté de 33 pour cent. Il n'est aucunement étonnant, en face de ces chiffres, de constater le fait que ceux qui ont de l'argent hésitent de s'en servir pour aider à améliorer les facilités des chemins de fer. Ici, dans la Nouvelle Angleterre, les choses ont eu un état tout particulier et les fardeaux sont plus lourds que dans n'importe quelle autre partie du pays. C'est la raison pour laquelle tout le monde devrait faire en sorte pour aider à résoudre ces problèmes, non parce que vous vous occupez du New Haven ou de ses propriétaires, mais parce que vous tout simplement dans votre propre intérêt, vous désirez voir le chemin de fer be développer, vous voulez voir de nouvelles voies, de nouveaux wagons de fret, des locomotives et des ponts pour que New Bedford puisse pro-

fesser et pour que la Ncmvelle Angleterre puisse progresser.

le tmTul dm Pour aider à résoudre ce problème de 9tmm de la congestion du fret, nous avons formé

eongeatioB. le comité dont j 'ai fait mention dans le

but de s'occuper de cette accomulatioii des marchandises. L'un des membres est M. Clark de la Cknnmissioii du Commerce entre Etats, l 'autre est M. Campbell, un vice-président du New Haven, et un autre est M. Casey du Lackawanna. Ces trois messieurs travaillant sous la direction d'un comité de présidents et dont je suis mi des membres, ont fait de la besogne, pendant huit semaines, pour aider à la Nouvelle Angleterre et pour aider à vos propres affaires et il est tout probable que l'on ne connaîtra jamajs la somme de travail accomplie par ces mesdeurs pour tâcher de trouver le remède nécessaire. Cet esprit de co-opération de la part des chemins de fer et de la Commission du Commerce entre Etats, et aussi par bien des Chambres de Commerce, comme je suis content de le faire remarquer, a été un aide puissant lorsqu'il s'est agi de faire du travail pour résoudre ce problème. Je désire dire que New Bedford fut un endroit qui nous causa le moins de trouble en ce qui concernait le déchargement des wagons et cela comparé à bien d'autres. J'ai le rapport du 4 mai, et il dânontre que dans des endroits spéciaux dont nous occupons chaque jour, sur 6,724 wagons placés pour être déchargés on en a déchargé que 3,406, un peu plus de 50 pour cent. Les rapports journaliers ont prouvé que New Bedford fait mieux que cela. Durant ce jour mentiomié, sur un total de 307 wagons, on en a déchargé 160. Ces rapports journaliers sont placés sur mon pupitre chaque matin et en faisant l'examen des régistres d'un mois, je suis heureux de dire que New Bedford a un perc^tage bi^i plus élevé que ceux de bien d'autres endroits. Si chaque ville faisait en sorte pour user de la plus grande diligence en vidant les wagons afin de pouvoir les renvoyer et les charger le plus vite possible^

cela voudrait dire beaucoup pour vos affaires l'été et l'hiver prochains, car s'il nous est impossible de faire

enlever le fret des wagons j'ai peur que nous aurons à faire face à de grandes difficultés.

Tout k Boni» J'ai parlé brièv^ent de la question du doit travailler travail. H nous faut payer des hommes fort au problème tel que vous le faites. Il y a un autre du travaiL point, qui le concerne et auquel, suivant

ce que je peuse souvoat, le peuple Américaiii ne donne pas toute l'attention au moment de cette crise universelle. Personne n'aime à travailler fort quoi que nous sommes tous obligés d'agir de la sorte. Malgré ce fait, il nous faut travailler fort aux Etats Unis, nous devons travailler fort dans la Nouvelle Angleterre, nous devons travailler fort à New Bedford, nous devons travailler fort sur les chemins de fer si nous voulons accomplir tout le travail qu'ily a aux Etats Unis. Auparavant, il venait sur les rives des £tats Unis d*nn à deux millions de nouveaux v^us chaque année, mais cette source d'ouvriers n'existe plus. Un fardeau se trouve donc jeté sur les hommes capables de travailler aux Etats Unis et ce fardeau est plus lourd que jamais. Ils sont donc en présence du fardeau de travailler plus fort pour les Etats Unis parce que nous avons une population virile de 100,000,000 âmes qui commencent à s'engager dans une voie commerciale bien plus importante que dans le passé. Les affaires furent passablement paisibles, pendant quelques années, mais depuis quelques mois la puissance de ces 100,000,000 de personnes, sous le rapport des affaires, est devenue immensément plus grande. De plus, il nous faut accomplir une grande partie du travail autrefois aoc(mipIi par la France, l'Angleterre et l'Allemagne et autres nations infortunées de l'Europe.

Quelle est la signification de ceci dans une famille? Si un des membres est malade, s'il déviait infirme ou sHI meurt le reste de la famille redouble ses efforts dans le but de protéger la famille et de la préserver et tout

homme patriote et loyal devrait redoubler ses efforts pour faire ce qu'il peut pour la nation. Malgré ce fait une idée circule dans ce pays, aujourd'hui, qui démontre le fait que l'on favorise la doctrine qui dit que liuit heures de travail est suffisant et dans certains quartiers on en favorise six tout au plus. Je crois que si sur le New Haven, du mois d'octobre inclusivement, les mois du travail au grand air, ou 213 jours, avec 31 dimanches, et 182 jours de travail, les quarante mille hommes travaillaient 182 jours, dix heures par jour, cela fait 72,800,000 heures de travail productif pour aider à mettre cette compagnie dans un état propre pour l'hiver prochain et aussi en mesure d'accomplir l'immense travail auquel nous nous attendons tous pour l'été prochain. Siq)po8ons qu'il est décidé que ces hommes ne travailleront pas plus de huit heures par jour. Cela voudra dire une diminution de 14,560,000 heures rapportant des résultats et avec huit heures par jour, il faudra employer dix mille hommes de plus. Gela sonne biezt— d'employer dix miUe hommes de plus et de les amener dans la Nouvelle Angleterre et augmenter notre population jusqu'à ce point — mais à cause de cette crise universelle nous n'avons pas les dix mille hommes à amener icL Nous avons besoin d'hommes dans les mines, dans les fabriques, dans la forêt sur les fermes. De sorte que cette propagande de huit heures que l'on discute pour les chemins de fer est des plus sérieuses, non seulement pour les chemins de fer mais pour vous, messieurs, si nous devons fabriquer les moyens de transport que vous devez avoir. Les Chambres de Commerce comme la vôtre peuvent faire beaucoup pour augmenter cet esprit de plus de travail et aider à faire réaliser le fait que s'il y a une crise dans le monde, il peut y en avoir une aux Etats Unis et que ce n'est aucunement le temps de reculer mais bien le temps, pour tout honmie en parfaite santé de travailler non pas huit heures mais dix heures ou plus. Ils font ceci en France, en Angleterre, en Allemagne et en Ori^t et tôt ou tard il nous faudra entrer en compétition avec ces peuples et il nous faut

nous préparer. L'Oncle Sam a un immense travail à faire pour se protéger dans l'avenir. De sorte que cette Chambre de Commerce peut faire un immense travail en aidant à résoudre quelques-uns des problèmes écono* miques qui envisagent le pays en ce moment. Elle peut faire bien du travail en inspirant la croyance qu'il est du devoir de chancun de travailler fort et elle peut accomplir beaucoup en aidant à cette machine de transport particulière à la Nouvelle Angleterre de se remettre sur ses pieds et la rendre capable de fabriquer les moyens de transport que vous devez avoir.

Des vnes J'ai dit que les facilita de chemin de

siiiMMu fer sont un peu insuffisantes* En com*

mentant sur cette congestion n'ayant jamais eu son égale sur tous les chemins de fer du pays et dans le but de tâcher de résoudre le problème du secours, le ^^New York Journal of Commerce" dit:

^^Les chfflnins de fer ont beaucoup de difficulté à «Qvisager et ils ont droit à une considération raisonable pour ne pas accomplir l'impossible, tandis que les expéditeurs et les receveurs ont bien des raisons de s'irriter vu leur inhabilité d'avoir le service auquel ils sentent avoir droit et aussi à cause des pertes qu'ils éprouvent comme conséquences de cela.

*^I1 y a peu à gagner en appuyant trop sur le manque de facilités des moyens de transport, des terminus, des hangars et des raceordanents. Tel que tout le monde le sait très bien, cet état de chose n'est aucunement exceptionnel mais il n'a jamais eu de précédent. Il était difficile aux compagnies de chemins de fer de s'y préparer parce que cette nécessité n'était aucunement attendue. Du plus, elles avaient à faire face à bien des obstacles en ce qui concernait leurs efforts pour augmenter les facilités sur les lignes et dans leurs terminus vu les restrictions mises sur leurs revins et les surplus aocummulée ce qui nuisait à leur crédit pour prélever de nouveaux capitaux.

"Les ehemins de fer sont tenns à faire leur part,

aussi effectivement que possible, pour faciliter le mouvement sur toutes leurs lignes afin de faire face à la situation qui a été forcée sur eux. D'un autre (Mé\ les expéditeurs devraient faire leur part en dassifiant bien et en distribuant ce qu'ils expédient pour éviter des mélanges pour ne pas amener des bloquements de la voie et nuire aux livraisons et de leur côté, les receveurs devraient faire tout en leur pouvoir pour éviter des retards en retenant les wagons qui devraient être en mesure de circuler continuellement et cella autant que possible. Il n'y a aucun doute qu'il y a de la faute des deux côtés car on s'occupe de prendre soin de ses propres int^êts sans s'occuper de ceux des autres. Gela ne pent disparaître sans une régénération de la nature humaine mais nous sommes à une époque durant laquelle il est possible d'apprendre de grandes leçons m ce qui eonceme les sacrifices que chacun doit faire pour aider au bien-être commun. Cette chose est parfaitement bien illustrée dans la présente situation affectant les affaires de transport et d'expédition, n 7 a des intérêts nationaux en jeu aussi \Am que des intérêts individuels, locaux, industriels et commerciaux. On devrait avoir à coeur de rémédier à la situation en faisant des concessions mutuelles et en ayant une co-opération équitable pour le bâMfiœ de tout le monde."

Chiérison de la Le 8 février, je fus flatté de recevoir une maladie des invitation d'adresser la parole devant la éhcmiiis de ia Chambre de Commerce des Etats Unis

à Washington et je désire vous lire ce que je suggérai dans le temps, et ce que je crois encore être important pour chaque Chambre de Commerce du pays et pour être pris en considération. A la £n de mes remarques, en cotte occafflon, j'ai dit:

"Depuis 1887 le pays a traversé une période d'expansion et d'exploitation et cette période a eu pour

effet de faire surgir une enquête qui a prouvé, pour Um des raisons, que les agences de transport ne sont auconement bien ajustées avec les besoins du pays.

"Au moment actuel, le pays devrait mettre sa politique punitive de côté parce que les erreurs du passé sont presque complètement disparues et qu'il y asses de protection pour les empêcher de se^ répéter dans l'avenir. Outre cela, la manière d'agir, dans les affaires, a atteint un bien plus haut dégré qu'auparavant.

"Le pays devrait se joindre aux propriétaires et aux gérants de chemins de fer pour entrer dans une période de travail devant amener des résultats.

"La maladie des chemins de fer ne pent être guérie avant que :

"1. Le public réalise parfaitement bien le fait que les diemins de fer ne sont ancunonent différents que les autres genres d'affaires dans leur habilité

d'augmenter continuellement toutes sortes de dépenses et en même temps réduire et non augmenter le prix de l'article qu'ils ont à vendre— le transport —et tffldr Imr oiganisatiiMi à la hauteur des besoins du pays.

"2. Le public réalise que des règlements extrêmes et mêlants leur font dommage.

"3. Qu'il y ait un contrôle et des règlements raisonables des organisations ouvrières de ceux qui travaillent aux diverses utilités publiques, y compris les chemins de fer, dont le bien-être de la sodété dépend.

"4. Au lieu d'adopter de nouvelles lois qu'on fasse un inventaire de celles qui existent déjà en les classifiant, en les amendant et en anuUant plmôeurs d'entre elles.

"ô. On réalise que les chemins de fer sont de plus en plus nationaux et non locaux en ce qui ocoieeme leur caractère et que le contrôle et les règlements des Etats doivent être subordonnés au contrôle national.

"6. On reconnaît le droit de la nation d'attendre et de demander que chaque homme donne le maximum de son effort mental et phyiiqne quelque soit la position qnll oceape."

Toiu les haames Et de plus, tant que les hommes de comd'affaires merce donneront plus d'attention à ces

peuvent aider. choses importantes et qu'ils se serviront

de lenr iiâtt^ice avec les législateurs et les exécutifs dans un effort devant avoir pour effet d'amener un meilleur traitement de toutes les affaires, y compris celles des chemins de fer. C'est im grand et important problème, messieurs.

Je vois que vous aveï nn comité appelé votre Commission des Transports et je recommande, si vous ne l'avez pas encore fait, que vous vous occupiez de cette question et que vous fassiez en sorte pour savoir ce que fait la Chambre de C(»nmerce des Etats Unis au moment actuel. Elle s'occupe de cette question des salaires. Elle fait du travail concernant les relations de l'Etat et de la nation avec les chemins de fer et chaque Chambre de Commerce des Etats Unis peut faire sa part en aidant à amener la solution de ce probité. Si on ne le règle pas, je crains beaucoup que nous allons encore faire face à des difficultés. C 'est un plaisir pour les fonctionnaires de chemins de fer de quitter la routine de leurs bureaux, où les plaintes sur le compte de la compagnie arrivent chaque jour, et de venir adresser la parole devant des réunions de ce genre. Nous les hauts fonctionnaires de nécessité sommes dans l'impossibilité de rencontrer autant de clients de la compagnie que nous aimerions à rencontrer de sorte que bien des affaires sont laissées à d'autres en ce qui concerne leurs détails. Je me sens heureux de pouvoir dire qu'a New Bedford nous avons une équippe d'hommes qui essaient de faire de leur mieux pour aider à vos affaires et aux ndtre tout m se basant sur un point juste et satisfaisant. M. Judd, notre agent et ses assistants ici, ont amélioré la situation. M. Spencer, le surintendant de cette division, et M. Snow,

un des chefs de trains, sont toujours prêts pour tout. Aussi promptement qu'il nous est possible d'avoir l'argent, soit en épargnant, en empruntant ou en l'obtenant en vendant des sécurités, nous le remettons au New Haven mais le travail va être lent. On devrait dépenser de $30,000,000 à $50,000,000 sur la propriété. Même si nous pouvions obtenir l'argent il serait difficile d'obtenir les ouvriers de sorte que nous devons être très patients et travailler ensemble.

Mes amis, je vous remercie beaucoup. Je vous souhaite une bonne nuit." (Applaudissements prolongés.)

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