‹ Les français et le nord-ouest canadienChapitre 26 sur 34 · RE · texte numérisé non relu

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bien cet |égoïsme, voyant combien, ‘de peines et de dépenses - amène l'établissement des enfants, hésite à se charger d'un tel fardeau. La | prêèe que la

faible natalité que P on-constate aujourd’ hui est bien intentionnelle et voulue, c'est qu’elle s'accroît immédiatement dès qu’on s’établit en pays neufs, où l’espace et les moyens de travail et de. réussite ne sont

‘pas comptés. Rocher l’a dit avec une grande netteté :

« L'augmentation de la population, étant donnée la

nature humaine, a une tendance à s'étendre, autant que le permet la masse des subsistances comparée avec les besoins usuels du pays. Cette loi de la nature est, dans sa sphère, aussi incontestable que la Joi de la gravitation. Or, il est incontestable que la croyänce universelle à une extension des subsis- ‘tances doit avoir exactement le même effet que cette “extension réalisée. Si, par exemple, pendant que l’émigration est en faveur, des millions d’Allemands s'imaginent que non seulement les émigrants sont

dans une position plus satisfaisante qu'auparavant,

mais qu’encore ceux qui sont restés dans le pays

vont se trouver également dans une position meil-

leure, ce simple exposé suffit pour faire conclure un

| grand nombre de naissances qui, sans lui, n auraient”

pas eu lieu. » En résumé, l'expérience et le real

nement -tendent.à prouver qu’une émigration rég

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lière et considérable, sur laquelle le peuple compte, doit augmenter la population, loin de la restreindre:

“Mais il ne faut pas pousser ces conclusions à

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