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Les territoires du Nord-Ouest Canadien com-
. prennent l'immense surface qui s'étend au Nord | des Etats-Unis, entre les Montagnes Rocheuses à
D | l'Ouest et le lac Winnipeg à l'Est. La région méridionale doit seule intéresser la colonisation actuelle,
car des milons d'hommes-peuvent encore y trouver place. La partie septentrionale ou Grand-Nord n'est,
en général, pas habitable pour les blancs. La région méridionale est en quelque sorte déjà cadastrée;
elle est divisée administrativement par des lignes
‘ géométriques et comprend une province : celle du
Manitoba, et trois territoires : Assiniboine, Alberta,
Saskatchewan. | j ; La superficie de cette région est d'environ un million de kilomètres, et les espaces ouverts à la
colonisation sont encore immenses, quoique le ‘ courant d'immigration soit maintenant bien établi.’ Somme toute, c'est là toute la partie occidentale du bassin du Winnipeg, sauf une faible portion déta-
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. ‘ - - o 4, LES FRANÇAIS ET LÉ NORD-OUEST CANADIEN IT
chée par le 49° parallèle, frontière des’ Etats-Unis à l'Ouest des Grands Lacs.
Ce bassin est une immense plaine s’élevant d’une
pente insensible vers les Montagnes Rocheuses qui
______se-dressent-à-l'Ouest;-sans-contreforts; comme”une
muraille. Les hauteurs qui, au Sud surtout et dans le bassin de la Saskatchewan, font saillie sont peu
élevées,-peu nombreuses ct n’enlèvent pas.à ces ter-
rains onduleux l'aspect de vastes espaces sans fin
que, par une comparaison avec l'Océan, on appelle dans le pays : « le Large. » « Dans l’ensemble on peut considérer toute cette région comme formée de trois degrés à rebords parallèles qui se succèdent de la base des Rocheuses à‘la dépression du Winnipeg : 1.000 mètres, 5oo mètres, 200 mètres : telles sont les altitudes moyennes des trois marches de l'immense escalier ‘. » . ‘
En voyageant dans ces étendues sans’ limites, on éprouve des sensations nouVellés : on voit peu à peu se dessiner les saillies de l'horizon, comme le navigateur voit insensiblement paraître les terres vers lésquelles il fait route. Sur les bords des lignes ferrées, autour des villages, les cultures de blé montrent leurs ‘teintes dorées, puis c’est la plaine immense, couverte d’herbe haute et drue; de loin
4 Elisée Reclus, t. XV, p. 353,