Le Congrès de 8aint-Pierre-aux-Liens
En 1909, un vaillant apôtre de la tempérance, M. l'abbé J.-P. Desrosiers, curé de Saint-Pierre-aux-Liens, près Montréal, avec le concours du Père Ladislas, o. f. m., directeur de La Tempérance, organisa un congrès interparoissial de tern-
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pérance, pour la partie ouest de la ville de Montréal. Le congrès eut lieu le 25 octobre, à Saint-Pierre-aux-Liens, avec l'approbation de sa Grandeur Mgr l'Archevêque, qui, de Québec, où il assistait au Concile national, envoya sa bénédiction aux congressistes, dans un télégramme adressé au P. Ladislas. Treize paroisses et quinze sociétés de tempérance étaient représentées au congrès, par un nombreux clergé et des délégués de ces sociétés. Le congrès s'ouvrit par une messe, à laquelle le P. Ladislas adressa la parole ; des rapports furent présentés au congrès par les pères Ladislas et Hugolin. Ce dernier, secrétaire du congrès, en publia le compte rendu et les travaux. Les congressistes votèrent à l'unanimité des remerciements "aux PP. Franciscains, missionnaires officiels de ïa tempérance pour l'archidioeèse, et particulièrement au R. P. Ladislas, à qui est dû en bonne partie le succès de cette journée, par le zèle habile qu'il a mis à le préparer." Le congrès se termina par la Bénédiction du T. S. Sacrement do n 5e par le R. P. Ladislas.
Ce congrès fut le point de départ d'une vigoureuse campagne de tempérance à Montréal. Plaintes contre 550 épiciers et buvetiers, réorganisation de la Ligue antialcoolique, poussée formidable des citoyens vers l'adoption, par le conseil municipal, du règlement de l'échevin Carter pour la fermeture à bonne heure des buvettes:, etc., autant de conséquencé© certaines et directes du congrès de Saint-Pierre-aux-Liens, sans compter la répercussion qu'il eut par tout le pays.