‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 22 sur 344 · Leclercq, Premier Etablissement de la foy, i, p · texte numérisé non relu

Leclercq, Premier Etablissement de la foy, i, p

2. “ Josephus Caron, minorita, attestante Arturo in martyrolosjo franciscano, ad diem 31 augusti, § 20, scripsit : quærimomam Novæ-Frandœ. Jean de Saint-Antoine : bibliolheca unwersa frandscana. T. n, p. 243. Madrid. 1732.

Harrisse, dans : Notes pour servir à l’histoire de la bibliographie et de la cartographie de la Nouvelle- F rance, Paris, 1872, p. 51, signale un opuscule qui paraît bien être celui du Père Le Caron. Voici le titre : Plainte de la Nouvelle- France dite Canada, à la France sa germaine. Pour servir de factum en une cause pendante au Conseil. Petit in-8°, sans indication d’année ni lie lieu, 15 pages.

“ Cet opuscule, dit Harrisse, ne contient ni un nom, ni une date qui puisse nous fixer sur son origine. C’est une objurgation de quelque catholique zélé, à l’adresse d’un des chefs deda colonie naissante, peut-être de de Monts, mais plus probablement d’Einery de Caen. ” Cette seconde supposition est bien la plus probable ; et nous croyons que le Père Le Caion dut composer son factum à l’occasion des plaintes portées contre les de Caen en 1626. Voir chap. xxvin de cet, ouvrage.

En 1624 et 1625, ce qui soutint et consola le Père Nicolas Yiel au milieu des privations et des travaux chez les Hurons, ce fut “ l’espérance de voir un jour la foi de Jésus-Christ plantée dans toutes ces vastes provinces1 2. ”

En 1628, un autre Récollet, le Père de la Roche d’Aillon, écrira, du pays des Hurons : “ Le ciel,

nous l’espérons sous la faveur de Dieu, pour lequel servir, pour le salut de ces peuples aveugles, très volontiers nous engageons notre vie afin qu’il lui plaise, s’il l’agrée, de notre sang faire germer le christianisme en ces contrées". ”

Et encore : “Je n’ignore pas que pour être reconnu vrai enfant de Dieu, il faut s’exposer pour ses frères. Viennent donc hardiment les peines et les travaux ; toutes les difficultés et la mort même me seront agréables, la grâce de Dieu étant avec moi3. ”

Ecoutons les accents indignés de Sagard en face de l’indifférence des courtisans auxquels, après son retour du Canada, il faisait connaître les nécessités matérielles de la mission des Récollets. Leur ayant dit qu’il y avait cent mille âmes à gagner à Jésus-Christ, plusieurs lui demandèrent s’il y avait cent mille écus à retirer. Au simple souvenir de eette inique réponse, il s’écrie : “O cœurs de bronze, vous n’êtes point du parti de Dieu, non plus que plusieurs autres de votre condition, qui vivent dans des maximes bien contraires! à celle»

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