Sagard, Hist. du Canada, p
alla en augmentant ; la flotte dut relâcher “ à la, rade de Honque1 2 ” où elle demeura près de huit jours, jusqu’au retour du beau temps. Après avoir repris la mer, la flotte rencontra un navire hollandais, qui fut arrêté et examiné, car son équipage paraissait être composé de pirates, puis relâché.
Après “ cinq ou six semaines ” de marche, les navires arrivèrent “ favorablement sur le grand banc où tous les matelots ayant la ligne en main pêchèrent quantité de morues pour leur rafraîchissement, car les salines que l’on a pour tout mets en mer, lassent extrêmement. Après quoi ils abordèrent les îles d’Anticosti, auxquelles ayant mouillé l’ancre, les Pères, avec tout le reste de l’équipage, descendirent à terre, louèrent Dieu, puis ayant planté une croix, au nom de Jésus qui les avait la conduits, se rembarquèrent et tirèrent droit aux îles Percées où ils trouvèrent un navire de ceux qui étaient partis de Dieppe avec eux, lequel, s étant senti bon voilier pour esquiver l’ennemi, avait pris seul le devant à l’issue (sortie) de la Manche, pour arriver des premiers à la pêche, comme il fit".
De Percé les navires se dirigèrent vers Gaspé. C’est là que des Sauvages apprirent au sieur de Roquemont l’arrivée à Tadoussac “ de quatre ou cinq grands vaisseaux anglais3. ” Pin conseil de guerre fut tenu. Il fut décidé qu’on se battrait énergique-
1. Sagard, Ilist. du Canada, p. 946. Il faudrait probablement lire la Hougue.