‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 40 sur 344 · Deuxième centenaire du diocèse de Québec, p · texte numérisé non relu

Deuxième centenaire du diocèse de Québec, p

dédiait à ce vocable la petite chapelle qu’il bâtissait pour sa ville naissante1. ”

Champlain n’étant pas à Québec n’assista pas à la messe du 25 juin ; il en parle cependant pour affirmer qu’elle fut ' bien la première dite en ce lieu, et la raison qu’il en donne est que “ n’y avait-il jamais été de prêtre en ce côté-là2. ”

“ Rien ne manqua, dit Leclercq, pour rendre cette action solennelle autant que la simplicité de cette petite troupe d’une colonie naissante le pouvait permettre. Le célébrant et les assistants étaient tous baignés de larmes par un effet de la consolation intérieure que Dieu répandait dans les âmes, de voir descendre pour la première fois le Dieu et le Verbe Incarné sous les espèces du sacrement, dans ces terres auparavant inconnues. S’étant préparés par la confession, ils y reçurent le Sauveur par la communion eucharistique. Le Te Deum fut chanté au bruit de l’artillerie, et parmi les acclamations de joie dont cette petite solitude retentissait de toutes parts, l’on eût dit qu’elle était changée en un paradis, tous y invoquant le Roi du ciel, bénissant son saint nom et appelant à leur secours les anges tutélaires de ces vastes provinces, pour attirer ces peuples plus efficacement à la connaissance et adoration du vrai Dieu3. ’’

Cette messe, dite solennellement par le Père

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