DER: : AU
LÉANDRE (courant se mettre devant la harpe).— Oui, oui... et comme on nous a dit que vous aimiez la musique.
VERLUISANT.-- Nous avons fait monter cette harpe... et si cela peut vous faire plaisir. Léandre va vous en pincer un brin!
TIGRUCHE (complètement remis). — Mais oui !.… ça me ferait beaucoup plaisir.
VERLUISANT (s'asseyant à la droite de la table). —Dis donc, Léandre, si tu pinçais quelque chose à monsieur ?
LÉANDRE (embarrassé).—Mais...je ne sais pas !..
VERLUISANT.—- Ça ne fait rien! Essaie toujours... M. Tigruche sera indulgent (Zéandre s’apprête à toucher l'instrument, d'un air très embarrassé.)
ADOLPHE (retenant un rire et sous la housse).— Ah ! ah! finis donc! Léandre, tu me chatouilles. (Adolphe qui est dans la housse joue un air sur la clarinette que lui a remise Léandre.)
“TiGRUCHE (applaudissant).—Bravo ! bravo !
VERLUISANT (#ême jeu\.—Ah ! c’est très joh !.… mais cette harpe a un bien drôle de son !... C’est sans doute une nouvelle invention.
LÉANDRE (vivement, pour changer da conversation). — Monsieur, le souper est prêt... et les voyages, ça creuse |...
TicrucHe.—En effet! J'ai l'estomac dans les talons, et je ne serais pas fâché de me mettre quelque chose sous la dent !.….
VERLUISANT.—- Alors... restaurons-nous, mon gendre !..
LéanNDRE.—Vous n'avez plus besoin de moi?
VERLUISANT. — Non... tu peux nous laisser seuls... Et nous, mon gendre, à table !
LÉANDRE (à part).—Comment ce pauvre Adol-
mn TD
phe va-t-il sortir de là? (77 sort premier plan, à droite.)