‹ Les frayeurs de Tigruche [microforme]Chapitre 12 sur 19 · PRES, 11 PA · texte numérisé non relu

PRES, 11 PA

Marmousets qui vous travaille !.. L'histoire fameuse de ce perruquier qui coupait le cou de ses pratiques pour les repasser à son voisin le pâtissier, qui faisait des pâtés avec!

TIGRUCHE.—Oui 1... Oui!

VERLUISANT (érès enjoué). — Mais, mon cher ami, si ce n’est que le mot pâtissier qui vous effraie... vous avez bien tort !... A Paris, ce ne sont pas toujours les pâtissiers qui font les pâtés !..

TiGrucHE.—Non ?... (77 dépose ses paquets et se rapproche.) Comment ça ?..

VERLUISANT (à part). -— Rassurons-le! (Æaut.) Ainsi, moi, tel que vous me voyez, j'ai acheté ce pâté-là chez le marchand de fer du coin... Oui, oui, vous verrez, il y a des clous dedans. Quand je dis des clous... je veux dire des clous de girofle. vous comprenez? (7/7 se remet à table.)

TiGRUCHE.—-Ah ! du moment qu'il en est ainsi, je ne demande pas mieux que d'en manger. (77 va pour s'asseoir, mais juste au moment où il se plie en deux, Adolphe qui est caché, retire sa chaise ; Tigruche roule par terre. Il rit aux éclats.) Ah! ah! ah! Le beau-père qui m'a fait une farce !.…

VERLUISANT.—Ah ! ce n’est pas moi.

TicrucHE.—-C'est bon, c’est bon !... Changeons de place, s’il vous plaît !.…

VERLUISANT.——Oui, oui, je comprends... vous craignez que cette chaise ne soit pas solide... et vous voulez me la repasser? C’est d'une bonne nature ! (72gruche s'assied à la place de Verluisant. Celui-ci va pour s'asseoir. Le même jeu se répète de la part d' Adolphe qui retire la chaise. Verlursant roule à terre. Tivruche se lève et rit à se tordre. 11 vient à l'avant-scène.)

TiGRUCHE.—Ah ! ah ! ah !...Chacun raon tour !..

VERLUISANT (furieux, le suivant).—Ah! vous

PPS à PE

savez... ce sont des plaisanteries que je n'aime pas L... (4 part.) Dieu qu'il est laid, quand il rit. (Se rasseyant.) Je vous donne ma parole que ce n'était pas moi! (Zendant qu'il tourne le dos, Adolphe a décroché une perruque qui est restée au mur et l'a placée dans le pâté. Verluisant, qui s'est remis à table, va pour offrir un morceau de pâté à Tigruche. Attéré.) Qu'est-ce que c'est que ça :.… (Z/ tient la perruque au bout de sa fourchette.)

TIGRUCHE (posant son verre tout à coup ; terrifié).—Perruque !... perruque !..

VERLUISANT (/rès embarrassé).—Rassurez-vous, mon gendre. je vais vous expliquer ce que c’est... (À part.) Comment cette perruque se trouve-t-elle là?... (Æaut.) Mais, mon cher ami, ce que vous prenez pour une perruque n’est pas une perruque! Il ne peut pas y avoir de perruque dans ma maison !.. Moi, vous savez bien que j'étais dans les pots de pommades.…

TIGRUCHE (qui s'était un peu calmé se remet à trembler).—Pots de pommade !.….

VERLUISANT. — Mais non... mais non !... c'est vous qui me faites tromper !... Quand je dis... pots de pommades, c’est peaux de lapins que j'ai voulu

dire |... Vous savez bien que je suis dans les peaux’

de lapins, moi... Bécardin vous l’a annoncé... A propos, vous ne n'avez pas donné de ses nouvelles.… 11 va bien ?

TiGRUCHE (distrait).-—Mais oui ! mais oui, pas mal, merci!

VERLUISANT (à part).—Je vais aller me coucher, car je sens que je patauge d’une façon épouvantable! (Æaut. Regardant sa montre.) Sapristi !... mais dites donc... Voilà qu'il est bientôt onze heures... je crois qu'il serait peut-être temps de se séparer |

BARS à

TicrucHE (daillant).—Ah ! oui, j'aimerais ben à me coucher !...

VERLUISANT.-——Eh bien ! c'est cela... Vous allez vous reposer sur ce lit. (77 /e montre au fond.) Je vais aller faire un bon somme... et vous aller rêver. c'est-à-dire, non... c'est le contraire... Enfin vous comprenez ?... (A part.) Mon Dieu !... comme je patauge !..

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