‹ Les frayeurs de Tigruche [microforme]Chapitre 16 sur 19 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

VERLUISANT, TIGRUCHE.

VERLUISANT (entrant le premier, il tient un bougeoir à la main et est en toilette de nuit, bonnet de coton. Tous deux arrivent ensemble se tenant par la main et paraissant subir une frayeur égale.)— Vous voyez bien que je n'ai pas peur. Avancez donc !.…

TIGRUCHE.—Je... je vous suis!... (//s sont en scène. Le jour s'est fait.)

VERLUISANT.—Et vous dites que la harpe est maintenant tout près de la cheminée! C’est une cheminée qui tire bien... mais pas assez, je pense, pour tirer à elle un instrument aussi volumineux.

TIGRUCHE.—-Oui, oui !.., près de la cheminée !.…. (Z{s marchent toujours. Au moment où ils passent

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tous les deux devant la porte du cabinet, Adolphe avance la tête et souffle la bougie. Nuit.) VERLUISANT.—Mâtin ! si c'est la cheminée qui tire !.. elle tire bien ! (77 ra/lume la bougie : jour. [ls se dirigent vers la cheminée.) Enfin, du moment que vous me l’affirmez!... Du reste nous allons bien voir si vous avez raison. ({{s arrivent au point indiqué; naturellement ils retrouvent la harpe.) Là, qu'est-ce que je vous disais !.. Vous voyez bien que la harpe n’a pas bougé de place. (Il relève la housse et Lui fait voir La harpe.) TIGRUCHE (complètement ahuri, s'approche timidement de l'instrument et le täte).— Eh ben !.… Il n’y a pas à douter. J'm’ai trompé !

VERLUISANT,—Allons, mon gendre, recouchezvous... et tâchons que cela ne vous reprenne plus! Bonne nuit! (Pendant que Tigruche reconduit Verluisant à la sortie, Adolphe, sans étre vu, attache un fil à la bougie que Verluisant laisse sur la table et rentre dans le cabinet. Verluisant sort.)

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