‹ Les frères ColombeChapitre 8 sur 155 · NOTICE BIOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

NOTICE BIOGRAPHIQUE

scabreuse et qui occasionna de grandes rumeurs par les all lusions dont il parut rempli ; Julia de Trécœur (1872) ; un mariage dans le monde (1875) ; las Amours de Philippe (1877); le Journal d'une femme (1878), etc.

M. Oct. Feuillet a donné au théâtre : l&œ Nuit terrible, sa première pièce, jouée au Palais-Royal ; le Bourgeois de Rome, comédie en un acte, jouée à l’Odéon en 1846 ; la Crise, comédie en quatre parties, publiée, en octobre 1848, dans la Revue des Deux Mondes, et jouée au Gymnase seulement en 1854; avec le Pour et le Contre, publié aussi dès 1849 ; Péri en la demeure ; le Village ; la Fée, le C'heveu blanc comédies en un acte, au Vaudeville (1856); PDahlia ; le Roman d'un jeune homme pauvre ; la Tentation ; la Kedemption ; Montjoye ; La Belle au bois dormant ; le Cas de conscience ; Julie ; l’Aerobate ; le Sphinx, etc.—G. Vapereau : “ Dictionnaire des Contemporains.”

Depuis 1877, ce délicat romancier a continué, avec le même succès qu’autrefois, en dépit des tendances de la nouvelle école naturaliste, ses études de mœurs mondaines. Il a publié ; le Journal d’une femme (1878) ; Portraits de la Marquise (1882) ; la Veuve ; le Voyageur (1884) ; la Morte (1886) ; et fait représenter, un roman parisien (1882); C'hamillac (1886).—P. Larousse : “ Dictionnaire du XIX* Siècle.”

M. Octave Feuillet est un esprit délicat, fin, aimable dont l'observation est pius ingenieuse qui profonde ; il saisit les nuances les plus subtiles ; mais il ne peint pas la passion, et il ne cherche pas à rendre les grands mouvements de l’âme humaine. Ses compositions out le don de plaire, d'émouvoir, mais elles ne laissent qu'une impression fugitive ; ses personnages manquent d'originalité, comme les conceptions qui les animent. Ils ne sont pas frappés dans ce moule souverain dont les empreintes demeurent ineffaçables ; ce sont des ombres élégantes et gracieuses, vivant dans l’atmosphère raré fiée des Champs Elysées antiques, Chez lui dominent le joli,

es all ); un 877);

le, sa

A ero- C'on-

1ême école ; de 82) ; 'pré-

La-

dont

NOTICE BIOGRAPHIQUK.

la distinction, le gout (non pas le grand, mais eelui dont se contentent les salons) l’habileté, le soin du détail, la toilette du style (avec des négligences cherchées, des graces affectées et du jargon par-ci par-là), toutes les qualités de l’ordre secondaire. L'invention, la puissance, le grand souffle, les élans vigoureux, ne les demandez pas plus à lui qu’à la génération dont il représente le tempérament littéraire. — M. G, Vattier.

Page 1