SCENE WIl
SOPHIE, JOACHLM, FERDINAND.
JOACHIM. Oh ! lebiitor !.. et lu ne l'as pas arrêté ?
FERDINAND. Qui, Celle demoiselle!
JOACHIM. Ce n'est pas une demoiselle !
FERDINAND. Elle csl mariée ?
JOACHIM. c'est un homme!
SOPHIE, à part. Ciel!
FERDINAND. IJu homme !
JOACHIM. Je sors de chez Fumouze!.. Il m'a prié de chercher sa nièce, et pour me faciliter la chose, il m'a confié son daguerréotype!., le voilà!., celle-ci est bien mieux ! je la préfère. [Il passe le portrait à Ferdinand.)
FERDINAND. Eu ell'et, le nez est différent !.. madame ** , ce n'est pas ce nez-là que j'ai vu à vos pieds !
JOACHIM. A ses pieds!
FERDINAND. Sophic, dissipcz mes alarmes !
JOACHIM. Oui , répondez , quel est ce troubadour ?
SOPHIE. Vous devez le savoir mieux que moi, puisque c'est vous qui l'avez introduit ici.
FERDINAND. Au lait, c'est loi, Joachim !
JOACHIM. Vous H" nierez pas du moins qu'il vous fait la cour ?
SOPHIE. N'est-ce pas vous qui l'en avez chargé?
FERD^^A^D. Au fait, c'est toi Joachim.
JOACHIM. .jilence! (^ / Sophie. J El il parait que vous prenez goûl à ses galanleries?
SOPHIE. Je ne dis pas non !... il esl fort aimable!
FERD!> A^n. Dis-moi lout de suile que tu l'adores!
SOPHIE. jMoii Dieu 1 ça pourra venir!... il ne rougira pas de in'aimer, lui ; il sera lier de ma tendresse 1... il n'a pas de frère qui l'excite contre moi, et qui me poursuive de ses insultes !
FERDINAND. Sophie, tu veux donc renoncer à l'cslimede tes concitoyens?
JOACHIM. Ah ! laisse-la faire, qu'elle s'en aille, qu'elle le sui^e !... (>'est ce qui peut l'arriver de plus heureux !
' Sojiliie, Nicoméde, Ferdinand.
'" Sophie, Ferdinand, Joachim.