Nicomède
MCOMÈDK.
Ne me retenez pas.
50 SCENK Vi.
ÉLIS A
Voilà comme vous êtes heureux de me revoir !
NICOMÈDE
J'en suis désolé!... j'en pleure ! voyez ! j'ai des perles sur les joues!...
Il lui reprend le mouchoir et s'essuie les yeux.
lÎLISA.
C'est aimable î
Ah ! pourquoi étes-vous venue à Paris?
ÉLISA
Est-ce que cela vous tourmente?
NICOMÈDE
Qu'est-ce que vous y faites?... quel sort vous préparez-vous ?
ÉLISA
Oh! soyez tranquille! je ne suis pas embarrassée, j'ai des ressçurses!
MCOMÈDE.
Vous appelez ça des ressources !
ÉLISA
On en a toujours avec du talent!... et depuis que je vous ai vu, j'ai l'ail des progrès.
MCOMÈDE.
O'i ! oui!... d'effiajans!... et vous comptez là-dessu'>, .Sophie ?
ÉLISA
Sophie ?
MCOMÈDE.
Éiisa, soil! vous comptez là-dessus, infortunée?... (^'est donc là une existence!... c'est donc là un exemple M laisser à vos enfans... quaM<l vnu'i en aurez!...
Sr.F.Nî'. VI. TA
Ttroii Dieu ! vous vtos bien sévère pour un coup cli* UHc !
NICOMÈDE
Un coup (le têfe !... Mais, femme imprudenle, il |)Piit vous planter là d'un jour à l'autre !
ÉLISA
Me planter là?
MCOMiiDE.
C'est son projet!... il veut vous quitter !
ÉLISA
Qui ça?
MCOMÈDE,
Lui!... Il était là lout-à-riicurc. et j'ai tout appris »]<' sa vilaine bouche !
ÉLISA
Quelqu'un que je connais?
KlCO.MÈnE.
L'autre !... le vieux!... Et c'est pour de l'or quevous a\ez consenti?... Ah ! cette idée me révolutionne... je sens mes artc^res qui font toc, toc! Tenez , c'est houleux à dire ; mais j'ai envie de vous frapper !
ÉLISA
A!i ! ça , Nicomèdo, pailez-vous sérieusement?. ..doisje rire ou me fâcher ?
KICOSIÈDE.
Madame, voilà voire mouchoir, adieu!
ÉLISA, lui barrant le passaijc.
Non, monsieur, vous resterez !... il faut m'expliquer foutes les sottises que vcus me débitez depuis un quarlrTneure !
KICOMÈDE.
Viius voulez que je remue cette fange?