‹ Les frères Dondaine, vaudeville en un acteChapitre 47 sur 47 · SCENE xxin. n · texte numérisé non relu

SCENE xxin. n

Je vous préviens que c'est l'avis De tous mes camarades. (1)

(1) En province , après ce vers : Et les bravos d'un public éclairé, on pourra, au lieu de la prose, terminei par ce quatrain :

Ne sachant plus par quelle adresse, Hégénérer ce vieux moyen, L'auleur ne vous demande rien, Que d'applaudir la pièce.

Vt%.

REVIE DES THÉÂTRES ROYAEX.

Lundi : Charles VI. Mardi : la Pari du Diable, — la Vendetta, — 1" acte de Gisclle. Mercredi : la Favorite. Jeudi : Relâche. Vendredi : la Fille du Régiment, — Spectacle à la Cour. Samedi : Frisette, — Mère Michel, — les Ressources de Jonathas. Dimanche : les Huguenots.

Les si{jeciacles de la semaine ont été peu suivis ; ces léàullals doivent être attribués en partie aux fêles d'abord, puis aux chaleurs excessives qui font de la promenade le plus agréable passe-temps.

Dimanche, les Mousquetaires de la Reine ont élé représentés avec beaucoup d'ensemble, mais devant un public peu nombreux. Le lendemain, on a joué Charles FI; nous ne surprendrons personne en disant que plus d'un habitué a passé devant le théâtre pour courir aux réjouissances do la soirée.

Mercredi, la Favorite. M. Barielle. qui par suite de l'indisposition de M. Zelger, s'était chargé du rôle de Balihasar, lui a donné une grande importance. M. Barielle a du mérite et un très-grand zèle; les services qu'il rend en ce moment, lui concilieraient la bienveillance du public et de la presse, si son talent ne la lui assurait inconleslablement.

Les débuts du ballet et ceux de la comédie ne se fout que Irès-diflicilement celle année; nous faisons, certes, la part des embarras causés par une foule d'incideus qu'il était impossible de prévoir, mais nous croyons aussi que dans leur intérêt d'abord, et ensuite dans celui des ariisles, les Directeurs devraient, autant que possible, mettre pronipieuient un terme à cet étal de choses.

Nous le savons très-bien ; la comédie n'attire que peu de monde; mais elle a du moins cet avantage i qu'elle permet aux artistes de l'opéra de prendre un repos indispensable. Si par la chaleur qu'on éprouve, il faut sacrilier deux ou trois recettes par semaine, mieux vaut , croyons-nous, que ce soil en jouant une comédie, "qu'un opéra dont l'exéculiou est irès-fatiguanie pour les artistes et ne donne aucun résultat avantageux pour l'Administration. Un temps d arrèl accordé aux artistes lyriq'ies, n'est jamais sans prolil; car le public est avide d'opéras dès qu'il eu a été privé ! deux ou trois jours seulement ; il se porte alors avec i empressement et en grand nombre, aux représentations I des ouvrages de ce genre ; le bénélice d'un jour répare la perle des précédens; mais peut ou eu dire autant de la comédie ?

Bruxelles. 20 Juin lisiG.

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