PARIS
Groupe d’hommes autour d’une table. — A la comtesse Edmond de
Pourtalès, à Paris. — A été aussi intitulé Intérieur de tabagie, les Fumeurs et le Corps de garde. — H., 1,17 ; L., 1,87. — T. Collection de l’abbé de Gevigney, garde des titres et généalogies de la Bibliothèque du Roi, vendue en 1779. Cabinet de M. Morel, vendu en 1786. Galerie du cardinal Fesch. Collection George. Collection Pourtalès. Gravé Gazette des Beaux-Arts ; Charles Blanc, Histoire des peintres. Photographie par Goupil, Souvenirs de la galerie Pourtalès, i863, sous ce . titre les Fumeurs, signé le nain fecit i643.
Le Bénédicité. — AM. Eugène Hamot, à Paris. — H., 0,16; L., 0,19.
Cuivre. Gravé Gàzette des Beaux-Arts, Magasin pittoresque.
Scènes de famille. — A M. Alexandre Weill, à Paris.
Sous ce titre ont été vendus les deux tableaux qui appartenaient à Champfleury {Vente Champfleury, avril 1890). Ils sont ainsi décrits dans le catalogue, précédé d’une introduction de M. Paul Eudel ;
« Le repas est terminé. Le père joue du pipeau. Au premier plan, la mère écoute attentivement. Derrière le père, deux jeunes garçons ; à droite, une petite fille se chauffe devant la cheminée ; devant elle une
nourrice allaite un enfant. — H., o,58; L., 0,70. — T. » Ce tableau, ainsi que celui que nous avons signalé, comme se trouvant au musée de Lille, est une répétition très exacte d’une des scènes d’intérieur du musée de Laon.
2° « Le père et la mère sont à table. Le père boit un verre de vin. La mère paraît attentive. Deux enfants sont devant le foyer, plus loin un petit garçon joue de la flûte. — H., o,58; L., 0,78. — T. »
Acquis d’abord à la vente Champfleury, par M, Level, ces deux tableaux ont été ensuite cédés par celui-ci à M. Alexandre Weill.
Intérieur de ferme ou le Petit musicien. — A veuve Edouard Fleury, à Vorges (Aisne). — H., 1,17; L., 0,98. — T. Collection de M. Edouard Fleury. Gravé Gazette des Beaux-Arts.
Les Dénicheurs d’oiseaux. — AM. Frédéric Donnadieu, à Béziers. — H., 1,07; L., 1,33. — T. Acquis de M. Marsal, peintre à Montpellier.
Cinq-Mars. — A M. le baron Seillière, au château de Mello, près de Beauvais. — H., 1,92 ; L., i,o4- — T. A figuré à l’Exposition de 1878, section des Portraits historiques. Ancienne collection. Galerie du Palais-Royal. Lithographié par Motte, Grévedon. Gravé par Langlois, pour les Galeries de Versailles, Fume, éd.
Champfleury a donné de ce portrait une description assez détaillée. (les frères le nain, p. 58.) « Cinq-Mars est en grand habit de cour, dans son cabinet, frisé et parfumé, la figure insignifiante, ronde, jeune, sans caractère, etc. »
La coloration est harmonieuse et fine. Les 'tons gris ; une certaine uniformité de touche, et quelques ressemblances, dans l’aspect général, rappellent le Repas de famille, que possédait M'^’® Kestner (i).
Le tableau est attribué à Louis Le Nain ; mais il nous semble bien plutôt être l’œuvre de son frère Mathieu, le chevalier Le Nain. Les gravures exécutées d’après cette toile n’en rendent pas le caractère.
Les Petits Pains ou les Orphelins de la Paroisse. — T. H., o,3o; L., 0,28, à M. Souëf à Prèsles-Thierny, près Laon. Acquis à la vente James Gray, 1868, attribué à Louis Le Nain.
(i) Cette répétition du tableau du comte de Seysel à Turin, d’une excellente facture, qui a été exposée, à l’Ecole des Beaux-Arts, a été vendue récemment.
Mentionnons succinctement la répétition du même sujet, appartenant à M. Prarond, à Abbeville.
C’est une scène enfantine : Une fillette à cheveux blonds, vêtue d’une robe grise, porte un plastron et un tablier blanc, laissant passer un jupon rouge. Debout, vue de face, elle tient un morceau de pain d’une main, et cache l’autre main sous son tablier. Un petit garçon, son frère sans doute, assis un peu en arrière sur une sorte de parapet, porte son morceau de pain à la bouche. Cette petite scène, très simple et mélancolique explique le titre : Les orphelins de la paroisse. La peinture est délicate et d’une touche très adoucie.