‹ Les funerailles de l'honneur drame en sept actesChapitre 26 sur 71 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

Castillans. L’inf.int voulait que vous fussiez chez vous dans votre ville.

ZORZO, à part.

C’est pour cela qu’il appelait les Français.

(Lc groupe se disperse sans répondre).

DONA FLORINDE, à un autre groupe.

Si on vous avait égorgé votre mère, à vous ! Eh bien, on lui a égorgé la sienne, dona Leunor de Guzman, dans le château de Talavera. Quand il s’en serait souvenu? C’est dune un crime d’étre bon fils? 'Vous l’assassinerez parce qu’il a été bon fils? Mais personne n’a donc eu de mère, ici!

(Le groupe s’éloigne).

ZORZO, bas à dona Florindc.

Prenez garde, madame, il y a des alguazils dans la foule. J’ai reconnu Esleban.

DONA FLORINDE

C’est vouS( Zorzo? Ayez un bon mouvement. Toutes les compagnies que vous voudrez, je vous les équiperai. Enlevez l’infant.

A deux?

DONA FLORINDE

Qu'un seul montre l’exemple, mille suivront.

ZORZO, à Tri.rabalgo.

• En es-tu?

DONA FLORINDE

Vous fixerez vous-inôrne le prix. — Est-ce dit?

TRO.MBALGO.

Ah! bien, non, tiens! si nous enlevions l’infant, alors nous no le verrions pas exécuter!

DONA FLORINDE

Misérable!

FUNÉRAILLES DE L’iIONNEUR

ZORZO.

D’ailleurs, senora, ce serait une folie, nous ne réussirions qu’à nous faire hacher en morceaux. Mais le rui va se mettre au balcon, vous pourrez lui demander la grâce de l’infant.

A don Pèdre? pourquoi pas au tigre? (Rumeurs dans la foule.) TROMBALGO.

Ah ! voici le condamné !

Page 1