‹ Les funerailles de l'honneur drame en sept actesChapitre 28 sur 71 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

l’infant.

Don Pcdre ne fait pas grâce,

DONA FLORINDE

Tu ne mourras pas !

l’infant.

Mon âme ne mourra pas, et c’est ce qui m’épouvante. Oh! comment vais-je être reçu dans la vie nouvelle où j’entre ? Prie Dieu pour moi, ma Florinde. J’ai mérité mon sort.

DONA FLORINDE

Non !

l’infant.

Si ! Oh ! comme, du point où je suis, on voit autrement les choses de la terre ! Comme je le maudis mainlenant, ce sang royal qui m’a livré aux mauvaises pensées, et qui, en me promettant le trône, m’a ôté le ciel ! Comme j’aurais eu intérêt à être le pauvre laboureur qui arrache durement sa bouchée de pain au sol avare !

l’alcade.

Infant !...

DONA FLORINDE

Non I

L’ALCADE

Madame, c’est l’heure.

DONA FLORINDE

Je ne veux pas !

L’ALCADE, aux hommes d’armes,

Séparez-les.

DONA FLORINDE

Non! C’est horrible ! — Ah ! tous ces bourreaux ! Assassins ! Ah I (Les hommes d’armes l’arrachent des bras de l’infant et la maintiennent )

FUNERAILLES DE l’iIONNEUR l’alcade.

Allois !

l’infant.

Adieu, dona Fiorinde... Adieu, (il passe avec l'escorte.)

PONA FLORINDE, aux hommes d’armes.

LAcLez-mui !

ZORZO.

Madame, voici le roi sur le balcon.

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