‹ Les Gabriel: recherches sur les origines provinciales de ces architectesChapitre 6 sur 8 · ARTICLE SIXIÈME · texte numérisé non relu

ARTICLE SIXIÈME

Enfants de Jacques IV Gabriel et de Marie Delisle, qui partagèrent sa grande fortune le 16 septembre 1689. Jusqu'à cette date, Marié Delisle leur' donnait k chacun 1,500 livres par au :

■ 1" François Gabriel^ Receveur des Rentes da Clergé, né en 1664. Son acte de baptême esl du 8 juin 1664; il avait donc vihgl-Jëut ans en 1686, le 2'9 jniliet, quand il' obtint ses lettres d*émancipation (pièce justificative H) après la moti de son père, et était majeur en 1689, lors de la reddition des comptes de Marie Deli^Ie, qui furent rendus à lui comme majeur et à ses Frères et sœurs agissant sous son autorité, n'ayant pas encore atteint cet âge. Son haptême eut lieu à Téglise Saint-Paul de Paris *. Il épousa Françoise de Palm avant le 19 avril 1690.

' 2* Jacques V Gabriel, né, d'après Lancé, le 6 avril 1667; nous pensons que cet auteur se trompe. S'il n'y a pa*8 d'erreur dans les Lettres de bénéfice d*Age (pièce justificative H), Jacques Gabriel est dit, le 29 juillet 1686, âgé de vingt ans. Il est done né e\i 1666. Il acheta après les avis de ses parents*, le II juillet 1687, de la veuve de Michel Hardouin, la Charge de Contrôleur général alternatif des Bâtiments du Roi.

Il épousa en premières noces Marie deLespine, morte le 11 août 1694 ', et en secondes noces Elisabeth Besnler, dont le contrat, fait le 12 janvier 1698, parut dans les Archive^ de t Art français. Jacques V est décédé à Fontainebleau le 23 avril 1742 dans sa soixante-seizième année (il est donc bien né en 1666, et non le 6 avril 1667 *), après avoir été nommé successivement Contrôleur général des Baslimenls du Roy le II juillet 1687, Architecte ordi-naire de Sa Majesté par brevet du 20 mars 1709 : « La place étant tt vacante après le décès du sieur Lambert, Sa Majesté, ne pouvant ce faire un meilleur choix, connaissant la fidélité, le zèle et Texpé-. ùrience de Jacques tGabriel> contrôleur géqécal, le retient pour « son architecte. » (Archivesnalionales, 0* 1063.) Jacques Gabriel:

l'FoK 76. ft ProvisioB de François Gabriel, receveur et payear des rentes du

clergé de France comme contrôleur receveur ancien des tailles, y compris moitié

du triennal reuny à iceluy' dé l'élection de Paris et receveur ancien des deniers

communs et d*octrois du plat pays de la dite élection que tenait et exerçait

M' Michel Lebel dernier possç^seiir d*içeluy... pourvu que le dit tiabriel ait

atteint Fagede vingt cinq ans accomplis ainsi qu*il appert de son extrait bapli>tèrc

du 8 juin 1664, de Téglise S' Paul à Paris et délivré par le vicaire d'iceie signé

Parceval. .Donné à Versailles le 29 avril 1694. « (Archive» nationales, Registre

des lettres patente?, 1693 à 469^, Z» F 610.) , .

,*.fcet avis a été, publié par H. Lot, dans, les Archives de fAri français, 1876.

3' bibliothèque nationale, dossiers bleus, 2971 - v.. . ,

* Cette date se trouve aussi à la Bibliothèque nationale, dossiers blcus,'297. ' ';

avait élé anobli au mois de mai 1704; Tenregislrement des lettres patentes est du 29 juillet 110^. Architecte de première classe de ^Académie d'architecture le f30 mars 1718. « Le Roi, voulant a qu'elle soit composée d'bommes capables, a jeté les yeux sur tt Jacques Gabriel, contrôleur général, Tun de ses architectes ordi'^ a naires. -a II fut encore Ingénieur des ponts et chaussées dé France, puis chevalier de V Ordre de Saint-Michel. En 1737,, le 25 janvier, Jacques Gabriel, premier architecte du Roy, Chevalier de rOrdre de Saint-Micbel, fut nommé Inspecteur général des Bastiments du Roy (Archives nationales, 0' 1057), Sa signature est reproduite fig. 15, pi. L

3** Claude Gabriel, baptisé le 26 janvier 1670, devint mousquetaire du Roi, puis trésorier de France, et porta le surnom de sieur de Villeneuve '.

à" Marie-Anne-Denise Gabriel, mariée en 1682 à Jean Rillart, Escuier, Conseiller du Roi, Receveur payeur des Rentes du Clergé de France. Elle eut en mariage 60,000 livres. Jean Rillnrt était mort avant le 2 décembre 1712, car à cette date Jacques V Gabriel, Escuier, Conseiller du Roi, Contrôleur général des Basliments de Sa Majesté, son Architecte ordinaire et premier Ingénieur dé. Ponts et chaussées de France, demeurant rue Traversière, paroisse Saint-Roch, promettait à dame Marie-Denise Gabriel, sa sœur, veuve de Jean Rillart, escuier, l'usufruit, sa vie durant, dé 700 livres de rente, dont la propriété appartient à demoiselle Elisabeth Gabriel et Pierre Gabriel, Escnier, enfants mineurs dudit sieur Gabriel. La veuve Rillart demeurait rue Charonne, fauxbourg Saint- Antoine, paroisse Sainte-Marguerite. Fait le 2 décembre 1719 (Bibliothèque nationale, pièces originales, 1261.)

5" Marie-Anne Gabriel, Religieuse aux Bénédictines de Bon- Secours, née vers 1672, mineure à la reddition des coniples en 1689.

De tous ces ei^fants, Jacques III Gabrielet Maurice II Gabriel, architectes, furent nommés curateurs. Et dans toMs les actes cités par Marie Delisle, ils sont toujours indiqués comme cousins, 'mais ISimais d'iis cousïtïsgeFmBLVus par Marie Delisle,

^Bibliothèque national^,. Pièces originales, 1261,

ARTIGJLE SBPTIÈMJg

" De Noble Jacques V Gabriel, Contrôlieur général des Basliments du Roi, premier architecte de Sa Majesté le Roi Louis XV, et de Elisabeth Besnier, sont issus : .

P Ange-Jacques * Gabriel, architecte, sieur de Mezièrçs, né à Paris le 23 octobre 1698, fut baptisé le lendemain à Saint-Eùstache; il obtint après la mort de son père, le 14 mai 1742, la charge de Premier architecte du Roi, après avoir été successivement Contrôleur général des Bastiments du Roi, Architecte ordinaire de Sa Majesté, Architecte de première classe de son Académie d architecture établie au Louvre, à Paris.

Le 17 janvier 1738, un brevet de logement à TOrangerie des

Tuileries fut accordé au sieur Gabriel fils, Contrôleur général des

J Bâtiments de Sa Majesté. Le 22 mars 1740, le Roy lui fait don

\ d^un terrain situé à Versailles, dans Tavènue de Montboron, conle-

^ nant un arpent 3/4 10 perches... fait d*un cul-Je-sac pour les sor-

l ties de différents particuliers du costé de l'avenue de Saint-Cloud,

sans que la dame son épouse en ait douaire, attendu que le présent

don est un effet de la. libéralité du Roi. Le 31 mars suivant, autre

don de terrain à côté (Archives nationales, 0* 1057).

En 1 775, le 21 mars, c'est encore sous les noms de Aîige-Jacques que Gabriel adresse au Roi sa démission, puis est nommé premier architecte honoraire des Bâtiments du Roy, « voulant, Sa Majesté, tt en cette qualité qu^ilcontinue d'être Directeur de TAcademie a Royalle d'architecture à Paris et qu'il jouisse des droits, prérogaa tives, prééminences,. émoluements attachés au Directoral de la K dite Académie, pour lui montrer sa satisfaction des services qu'il « a rendus pendant trente-trois ans en qualité de premier àrchi- « tecte ».

Il obtient une pension de 12,000 livres réversible moitié sur Catherine-Angélique De La Motte ', sa femme, et à chacun de ses fils 1 ,500 livres (Archives nationales, 0* 676).

1 C'est ainsi qu'il est désigné dans son acte de baptême, -çt'non Jacques-Ange.

^ Catherine- Angélique de La Motte, née le 3 septembre 1711 à Paris et baptisée le même jour, paroisse Saint-Germain TAuxerrois, était fille de Jean de, La Motte, premier secrétaire de Mgr le duc d'Antin, et de Abne-Catherine Magnier, dans le Louvre.

AIVCE-JACQtES, DIT J ACQUE S-A \GE GABRIEL

(^Musée du Louvre.)

— sali a exécuté divers travaux importants, tels que les colonnades de la place de la Concorde^ TÉcole militaire, et restaura la colonnade du Louvre. Plusieurs lettres de lui sont conservées aux Archives nationales, une entre autres nous montre son humeur gaie; il s'agissait d*un essai fait par Bônny de La Vergue, qui s'annonçait comme possesseur d'un secret pour empêcher les cheminées de fumer, a secret d*autant plus précieux qu'avec son secours on remporte même sur les cheminées les plus rebelles une victoire complète ». De La Vergue prie qu'on le mette à même de prouver la vérité de ce qu'il avance. Le 24 janvier 1772, Gabriel répond : a Qu'ayant à la Muette une cheminée opiniâtrement indomptable, il adresse M. Bonny de La Vergue à M. Soufflot, pour qu'il mette cet ingénieur à même de faire cette cure qui lui vaudra le titre de médecin... » Mais après l'essai des différentes opérations faîtes par M. de La Vergue, Gabriel conclut que cet ingénieur n'est pas meilleur médecin que ceux qui sont venus Lvaut lui, et que ses procédés n'ont pas plus de valeur.

Ses signatures sont reproduites fig. 16 et 17 de la pi. I, et son buste, d'après J.-B. Lemoyne, conservé au Musée du Louvre, Ti" 506, sculpture. Voir, ci-contre pi. IIL En ce moment ce buste en marbre blanc ne porte aucun numéro.

Ange-Jacques mourut à Paris le A janvier 1782, et fut inhumé à Saint-Germain TAuxerrois.

Ange-Jacques Gabriel laissa deux fils : P Ange-Antoine, qui devint aussi architecte du Roi, Contrôleur des Bâtiments, etc., et Contrôleur particulier du département de Marly ; Ange-Antoine était né à Versailles le 15 septembre 1735. 2* Ange-Charles, né le 29 juin 1738, à Versailles.

De Jacques V Gabriel et de Elisabeth Besnier naquirent encore :

2" Pierre Gabriel.

3'' Elisabeth Gabriel, qui dut, d'après une note conservée à la Bibliothèque nationale (dossiers bleus, 297), épouser M. Dulac.

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