‹ Les gaietés de l'annéeChapitre 3 sur 13 · BOILEAU · texte numérisé non relu

BOILEAU

Mais ne vous reste-t-il pas cette dame Sarah Bernhardt dont on a dit si grand bien?

VOLTAIRE, ricanant.

Eh! non, mon brave; elle nous a quittés pour un jeune homme qui s’appelle Cressonno i s !

CORNEILLE, visiblement impressionné.

Mais alors, il n’y a plus de Tragédie possible, c’en est fait de nos droits d’auteurs !

RACINE, sèchement.

Quant à vous, mon bon, vous n’avez vraiment pas le droit de vous plaindre : cet excellent d’Ennery vous a fait un sort, et le Cid à musique rapporte assez d’argent pour assurer le pain de vos vieux jours. Mais qu’allons-nous devenir, nous autres pauvres bougres, à qui l’auteur de la Grâce de Dieu n’a jamais proposé la moindre collaboration ? — Mon vieux Voltaire, je crois que nous sommes f...ichus !

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