‹ Les Gaîtés du chat noirChapitre 49 sur 102 · CELLES QUE NOUS AIMONS · texte numérisé non relu

CELLES QUE NOUS AIMONS

Elles seront toujours les décevantes sphinges Avec des yeux d'enfants et des âmes de veaux. Nous ne saurons jamais, malgré leurs airs dévots, Quels rêves malsains tripatouillent leurs méninges.

Nègres, maquereaux, chiens, femmes, cabot et singes, Hélas, il faut songer que tous sont nos rivaux Et qu'elles ne font trêve à leurs petits travaux Que douze fois par an lorsqu'elles ont leurs linges.

Or, le sachant, c'est nous qui sommes les pervers. Et quand nous en sortons, la tête endolorie, Qu'une vienne à passer, vicieuse aux yeux verts,

Nous faisons de l'esprit, nous ciselons des vers Et nous nous prosternons devant Sa Seigneurie, Son Excellence, Sa Grâce, Sa Rosserie.

Maurice Do.nnay.

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