AUX FLATTEURS
O vous, qui prodiguez sans cesse Votre encens aux pieds des Crésus, Ou qui chatouillez l'âme épaisse De quelques nouveaux parvenus ; Malheureux, si la flatterie Enrichit enfin son auteur, Flattez donc : l'or vous justifie, Vous n'en serez que pour l'honneur.
Mais non, votre espérance est vaine ; Malgré les soins les plus suivis.
On perd ses ongles et sa peine A gratter des marbres polis.