TES LÈVRES
Lorsque, dans un frémissement, Je pris, un soir, avidement,
Tes lèvres,
Je crus, troublant ravissement, Que ton âme à mon cœur d’amant S’unissait toute en ce moment Et j’adorai divinement Tes lèvres ....
D’un amour brûlant possédé, Toujours ainsi j’aurais gardé Tes lèvres ;
Mais quand je t’ai redemandé Le baiser jadis accordé,
Le cœur d’angoisse débordé,
J’ai vu qu’elles m’avaient boudé, Tes lèvres ....
Pour ce baiser que j’ai perdu, Farouchement j’aurais mordu Tes lèvres,