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LA DISPUTE DE SAINT T II O M AS D ’ A Q U I N

Les fresques du Fiesole, de Lippi et de son élève Rafaellino del Garbo ne sont pas la seule décoration de la chapelle des Caraffa : on y admire aussi le mausolée de Paul IV, sculpté sur les dessins d’un des plus éminents architectes du x\T' siècle, Pirro Ligorio. Viennent ensuite le tombeau de l’évèque français Guillaume Durand, précieusement orné de mosaïques, et la chapelle du Rosaire, où repose la dépouille de sainte Catherine de Sienne, dont l’autel est orné d’une Madone peinte par la main angélique du Fiesole. Mais parmi tous les morts illustres ensevelis dans la

ROME

Minerve, on ne peut oublier Paul Manu ce , le digne fils d’Alde l’Ancien, un des typographes les plus fameux et les plus lettrés. Il faut encore aller voir dans le chœur, derrière le maître autel, les magnifiques tombeaux de Léon X et de Clément VII, deux papes de la maison des Médicis, et le marbre du cardinal Bembo humblement couché aux pieds de Léon. Les monuments des deux papes, placés en regard, ont été élevés par Baccio Bandinelli; ils se composent l’un et l’autre de quatre colonnes corinthiennes séparant trois niches, dont la plus grande occupe le centre et renferme la statue assise du pape. Celle de Léon X, que Raphaël de Montelupo exécuta sur le modèle du maître, représente l’élégant et spirituel pontife sous les traits d’un homme lourd, obèse et vulgaire, tandis que, par un autre genre de contraste, la statue de Clément respire l’intelligence et donne l’idée d’un homme supérieur.

Ce qui pouvait nuire à Bandinelli, c’était le voisinage de Michel -Ange; et auprès du maître autel on rencontre précisément un Christ , statue de ce grand homme. Fidèle au caractère sombre et terrible de son génie , Michel -Ange a représenté dans cette figure , non le Dieu de miséricorde , mais le Dieu de vengeance. Debout, armé de sa croix, le Fils de l’homme semble agité de pensées humaines, et apparaît malheureusement comme un athlète redoutable. Mais quelle anatomie savante! quel fini! quelle fierté dans le sentiment et dans le ciseau!

Avant de quitter l’église de la Minerve , il nous reste à voir le couvent des Dominicains où se tiennent les assemblées de l’inquisition, et un établissement plus utile, la bibliothèque Casanatense , qui fut donnée au public, en 1700, par le cardinal Casanata, Napolitain, dotée par lui d’une rente considérable, et confiée à la garde des pères inquisiteurs. Ouatre- vingt-cinq mille volumes et plus de quatre mille manuscrits forment la richesse de cette bibliothèque. Elle est ouverte tous les jours à tout le monde, et desservie avec obligeance par les religieux de l’ordre, sauf l’inaccessible cabinet des livres à l’index.

Dessinateurs

Catenacci,

PÉRICHON.

Pannemaker

Brévière.

RMES PAPALES

Faux titre

Grand Frontispice

Pannemaker.

Portrait de Raphaël, peintre

— de Marc-Antoine, g

— de J. Romain et de P. Pérugin, peintres

— de Perino del Yaga, peintre

— de P. de Caravage et de J. d’Udine, peintres

— de B. Garofalo , peintre

— de F. Baroche et d’André Sacchi, peintres..

— de Carlo Maratti, peintre

Manche

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