‹ Les ganaches, comédie en quatre actesChapitre 101 sur 116 · SCÈNE XIV MARGUERITE, puis MARCEL · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV MARGUERITE, puis MARCEL

(Demi-nuit.) MARGUERITE, seule.

Sa pitié! rien que sa pitié! Et tout ce qu'il disait là, tout à l'heure, à mes pieds... comédie! Oui, je me rappelle! cet air embarrassé! — « Et si je ne vous aimais pas? Et si j'en aimais une autre? » Et je n'ai pas compris! Ah! folle! C'était clair, pourtant 1 II ne pense pas à moi et il me faisait l'aumône d'un semblant d'amour... Ah ! je suis maudite ! maudite comme ma mère! Pourquoi suis-je venue dans cette maison? C'est une maison de malheur ! Ma poitrine... là et là (eiie porte la main à sa tête), c'est du feu !... De l'air! de l'air! J'étouffe!... La fenêtre!

[Elle court à la fenêtre pour l'ouvrir.) Non, UOU, OU m'a dit quC le

iroid me tuerait, (poussant un cri et l'ouvrant.) Eh bien ! qu'il me

tue donc, ce sera fini, au moins! (Musique. — La fenêtre est ouverte; on voit le perron couvert de neige; la neige tombe. Marguerite arrache ses vêtements de manière à rester les bras, le cou et l'épaule nus, et court au fond: le froid la saisit; elle chancelle et s'appuie contre le montant de la porte en claquant

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