‹ Les ganaches, comédie en quatre actesChapitre 36 sur 116 · SCÈNE X Les Mêmes, MARGUERITE · texte numérisé non relu

SCÈNE X Les Mêmes, MARGUERITE

(Marguerite paraît; elle hésite en regardant tout le monde. Barillon lui montre le Marquis qui lui tend les bras : elle y court.) — (Musique jusqu'à la fin de Tacte.)

MARGUERITE, l'embrassant à plusieurs reprises*.

Mon oncle I mon bon oncle !

* Fiomenlel, \7auclin, le Marquis, Marguerite, Barillon et Bourgogne au fond, le Duc, deYalcreuse, Rosalie.

40 LES G\NACriES.

LE MARQcIIS, l'embrassant.

Pauvre enfant !... chùre enfant !... pauvre chère enfant !

MARGUERITE

Laissez-moi vous remercier à genoux.

LE MARQUIS

Pas aux miens, ma fille... mais ici... près de votre grandpère mon cœur est à vous l C'est le sien qu'il faut gagner.

(Il la fait passer près du Duc et s'agenouiller devant lui.) MARGUERITE, bas en traversant.

Ah! que j'ai peurï... Ma pauvre mèrel aidez-moi!... aideznous !

(Silence.)

LE DUCj se réveùlant, sans voir Marguerite tout d'abord.

Eh bien! Marquis, ce whist est fini! ne se couchera-t-on pas?...

LE MARQUIS, timidement

J'allais vous le proposer, mon père.

LE DUC, apercevant Marguerite.

Tiens, quelle est cette jolie enfant.... Marquis?...

LE MARQUIS3 avec une grande émotion.

Mon père!... il y avait tout à l'heure à noire porte, et presque dans la rue... une enfant, une orpheline qui nous demandait asile.

LE DUC

Une orpheline! (11 regarde attentivement Marguerite. ) Oui!... attendez! CCS yeux, ce regard!... C'est l'enfant de Madeleine.

LE MARQUIS, vivement.

C'est Mademoiselle de la Rochepéans, mon père, votre petilc-fiUe, et ma nièce... J'ai pensé que notre sang ne devait connaître ni le froid, ni la honte, ni la douteuse charité des autres, et je me suis permis...

LE DUC, l'interrompant.

Et VOUS avez hien fait, Marquis... (11 tend les bras » Marguerite.) Em* ijrasoez-moi, ma fille 1

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