‹ Les ganaches, comédie en quatre actesChapitre 51 sur 116 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

VA U CLIN

Drôle d'idée de s'installer là par un temps pareil!

FROMENTEL^ regardant avec la lorgnette.

Ahî... oui Je voist... c'est une paysanne!

VAUCLIN, haussant les épaules.

Voilà comme ils ont toujours vu clair. — Et c'est pour nous montrer ce monsieur que tu nous fais ?...

LE MARQUIS, l'interrompant.

11 lève et baisse la tête comme s'il faisait signe à quelqu'un, n'est-ce pas?

VAUCLIN.

Des signes... je ne sais!... mais certainement il écrit!...

LE MARQUIS

Tu crois?

VAUCLIN.

Je vois un calepin dans sa main!

FROMENTEL

Quels yeux!... J'ai beau tourner la machine...

LE MARQUIS

Il écrit !... c'est bien cela! il doit écrire! Eh bien, savezvous à qui il écrit?

VAUCLIN.

A qui?

LE MARQUIS

A Marguerite.

VAUCLIN.

Ce jeune homme?

Il écrit à ma nièce!

LE MARQUIS

Et ce qu'il peut lui dire, je vous le laisse à penser, quand vous saurez que depuis deux jours ce beau muguet caracole autour de la maison et que Marguerite ne dédaigne pas de faire galerie à ses gentillesses !

VAUCLIN.

Diable!

(Il examine plus attentivement.) FROMENTEL, descendant.

Une Fromentel reçcvoir des lettres... ce n'est pas possiblel

♦ Fromentel, Vauclin, le Marquis,

Page 1