ACTE TROISIEME
II EN ni.
Des prélextcs?... Il n'y en a plus... J'ai cru leur échapper... j'ai fui... On m'a vu fuir... Je suis donc un malfaiteur mainlcnanl!... Que voulez-vous que je dise?...
PAULINE
Alors, il faut mourir... Il me tuera...
HENRI
Vous?...
PAULINE, dOsespérie.
Ah! c'est vous qui m'avez perdue... Vous êtes venu malgré moi... C'est une lâcheté, c'est une infamie, cela!...
HENRI
Madame!...
PADLINE, de môme.
Il fallait me fuir... Je vous fuyais, moi... Je ne voulais pas vous voir... Pourquoi êtes-vous venu?... Vous êtes un misérable!... On n'aime pas une femme malgré elle...
HENRI
C'est vrai!... c'est vrai !...
PAULINE
Et se sauver encore!... Si vous étiez resté... le premier prétexte venu... Mais fuir devant eux!... pour la seconde fois!... Que dire maintenant?... Un homme qui fuit, la nuit... c'est un amant, quand ce n'est pas un voleur...
HENRI, frappé d'une idée.
Ah! c'est vrai !... un voleur !
LE BARON, dehors.
Par ici ! par ici !... (Ilenri saute sur la lumière qu'il éteinU) PAULINE, près de tomber.
Les voici!... Je me meurs!...
HENRI, s'élatisant pour la soatenir.
Non!... Pauline... madame... vous êtes sauvée!...
PAULINE, répulant macliinalemeiit sans comprendre.
Siuivée ! ..
II K N R I , il demi-voiï, l'entraînant vers la porte de gauclie, qui est restée ouverte.
Oui, oui, du courage!... Taisez-vous; laissez-moi faire.. Entendez-vous, madame?... Je vous sauve!... Courage!..
puisque je vous sauve!... (lI la prend dans ses bras et disparaît ave elle.)