SCÈNE VIII
Les Mêmes, ROSALIE.
ROSALIE, esçoiifflée.
Me voilà! me voilà! (a From.'niei.) J'ai rencontré votre fils ea route et je l'ai envoyé aux renseignements!
LE MARQUIS
Urbain?
ROSALIE*
Oh ! soyez tranquille I sans lui dire pourquoi ; je ne sais pas ce qu'il sait, mais je sais tout.
LE MARQUIS
Urbain est de trop; mais voyons !...
ROSALIE
Madame Chauvot n'était pas cliez elle ! J'ai couru chez madame Biju, qui n'a pris que le temps de mettre son châle et de courir avec moi chez mademoiselle Béguin, la directrice des postes, où j'ai trouvé la femme de l'adjoint et ses trois filles!
LE MARQUIS
Bon ! voilà toute la ville à présent...
ROSALIE, rinlerrompanl.
Non. Soyez donc t"anquille ! ça ne sort pas de nous ! Et au moins j'ai su tout ce que je voulais savoir sur le galant.
TOUS TROIS, attentifs.
Ah ! voyons !
ROSALIE
C'est rien du tout! rien du tout! rien du tout ! — Un fils de famille de Rennes, ruiné dans les mauvaises sociétés de Paris! H est malade de la moolle épinièrc et il est venu à Quimperlé, où il a donné rendez-vous à une feu^.me mariée, une Parisienne, la femme d'un horloger de la rue Vivienno qui doit venir le rejoindre. Il va tous les jours à la posie; il n'a pas deux mois à vivre; il s'appelle Bonivart, mais c'est un faux nom! 11 fait de la dépense et ne paye pas, et madame Ilardouin, la maîtresse du Coq-Hardi, où il loge, est bien décidée à le mettre à la porte le jour où arriveia sa princesse! Voilà.
* Fromentel, Rosalie, le Marquis, Vauclin.
VALC1,IN.
Joli personnage!
LE MARQUIS
Il n'est pas dangereux'.
FROMEMEL.
Et Urbain?