SCÈNE XI
ROSSIGNOLETTE, COCAMBEAU, après s’èlre assurés qu’ils sont seuls, se rapprochant.
, Mon Coca m beau !
COCAMBEAU.
Ma femme ! ma petite fafemme! (il l’embrasse.)
ROSSIGNOLETTE.
Pas si fort, donc! si on nous entendait!
COCAMBEAU.
Enfin, je te retrouve! merci, mon bon ange, merci !
ROSSIGNOLETTE.
Ah ! ce n’est pas sans peine, va ! j’ai bien cru ne pas te revoir.
COCAMBEAU.
Et moi, donc! j’ai eu des traverses! et des averses! à tomber à la renverse!
ROSSIGNOLETTE.
Cher trognon!..
COCAMBEAU. ,
Pauvre trésor!., mais comment es-tu dans les gardes du roi?
, ROSSIGNOLETTE.
Ah! dame! ne faisant pas mes frais avec ma guitare, il a bien fallu...
COCAMBEAU.
Je saisis!
ROSSIGNOLETTE.
Et toi?
COCAMBEAU.
Oh! moi... une aventure tragique... j’ai eu des mots avec un éléphant du sang royal.
ROSSIGNOLETTE.
Imprudent!
COCAMBEAU.
Et je n’ai dû mon salut qu’à ton diplôme de rosière.
ROSSIGNOLETTE.
Tu l'avais conservé?
COCAMBEAU, avec amour.
Sur mon cœur... et sous ma bretelle.
( ROSSIGNOLETTE.
Oui, mais si on venait à savoir... songe que dans notre régiment il est défendu de se marier.
COCAMBEAU.
As pas peur ! on modérera ses transports ! (il l’emhmse.) ROSSIGNOLETTE.
Eh bien! eh bien, Monsieur! c’est comme ça que vous commencez?
COCAMBEAU.
C’est vrai! l’amour m’égare!..