PILE DE BUNSEN
de polasse de six éléments, mais j'ai reconnu que cetle pile se polarise très vite, l'intensité qui est fort grande au début, diminue progressivement et bientôt le courant devient insuffisant : l'expérience a montré que, pour un travail conlinu ou intermittent qui doit durer souvent 5 ou G heures, la pile de Bunsen est tout à fait supérieure ; avec six éléments de grand modèle, à la condition d'employer des zincs bien amalgamés, de l'acide nitrique assez souvent renouvelé, j'obtiens facilement un courant qui, mesuré à l'Ampèremètre, donne 9 ampères ; ce courant est bien suffisant pour maintenir au rouge vif un fil de platine de - de millimètre de diamètre et 10 à i5 centimètres de longueur. La pile de Bunsen offre un grand inconvénient: elle dégage des vapeurs nitreuses qu'il faut se garder de respirer, elles sont très toxiques ; en outre, ces vapeurs attaquent le cuivre et seraient funestes dans un Laboratoire où se trouvent des instruments de précision de cuivre ou de laiton. Aussi, je fais monter la pile au dehors, en plein air, à i5 mètres du laboratoire sur une table et je recommande au garçon de laboratoire de se placer toujours du colé d'où vient le vent qui emporte les vapeurs nitreuses ; s'il pleut, on tend, à 2 mètres au-dessus de la
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table qui supporte les éléments, une bûche goudronnée qui sert d'abri.
Dans les Laboratoires qui possèdent une machine à vapeur ou à gaz et une dynamo et des accumulateurs, il est évident qu'il y a un grand avantage à employer ces sources d'électricité, c'est ce que j'ai fait, lorsqu'au Congrès de Physiologie de Liège qui a eu lieu en 1892, j'ai démontré l'emploi de mon grisoumètre ; j'avais à ma disposition dans le Laboratoire de M. Frédéricq, une série d'accumulateurs qui ont maintenu le fil de platine au rouge blanc sans le faire fondre.
Mesure des réductions obtenues dans le grisoumètre par un centimètre cube de divers gaz combustibles. — Avant d'utiliser le grisoumètre pour des recherches analytiques, il est indispensable de mesurer les réductions ou diminutions de volume que l'instrument permet d'obtenir, quand on emploie l'oxyde de carbone, l'hydrogène ou le formène.
Pour introduire dans le grisoumètre plein d'eau un mélange gazeux quelconque, j'emploie une petite cloche tubulée à robinet de laiton qui est remplie d'abord d'eau, puis du gaz que l'on veut soumettre à la recherche {fig. 4) : la cloche,