POMPE A MERCURE
par Alvergniat autour du robinet un manchon métallique formé de deux moitiés qui se superposent sur une garniture de caoutchouc : la moitié antérieure est percée d'un trou muni d'un rebord assez large pour laisser passer la clef du robinet : un petit manchon de caoutchouc fixé par des liens sur le rebord et sur la clef, permet de maintenir de l'eau dans le manchon, et jamais l'air extérieur ne pourra rentrer par un robinet ainsi noyé dans l'eau.
Du reste, dans presque tous les appareils*que j'emploie, j'ai adopté la fermeture hydraulique qui est absolument sûre. Je dois insister ici sur le mode d'union du récipient avec le tuyau d'aspiration de la pompe (flg. 1). Le récipient est un ballon sphérique à col long d'un mètre; le volume de la sphère creuse est égal à 600 centimètres cubes, le volume du col est égal à 3oo centimètres cubes. Comme on introduira souvent dans ce récipient des liquides comme le sang qui donnent beaucoup de mousse, il est nécessaire que le col soit assez volumineux pour recevoir une partie de cette mousse qui, dans aucun cas, ne doit pénétrer dans la chambre barométrique delà pompe à mercure. On fait passer le col dans un bouchon de caoutchouc dont le trou a deux centimètres de diamètre et on attache sur le
BALLON RECll'lKNT
Fig* 1. — Ballon récipient et pompe à mercure d'Alvergniat. Dispositif de Gréhant,
12 TROMPE DE GOLAZ
bouchon un manchon de caoutchouc d'une longueur de 5o centimètres: on ferme l'ouverture du récipient avec un bouchon de caoutchouc traversé par un tube cl3 verre à extrémité olivaire que l'on réunit au tube d'aspiration de la pompe par un bout de tube de caoutchouc court et à parois assez épaisses pour que la pression atmosphérique ne les aplatisse point lorsque le vide sera fait ; sur ce tuyau d'aspiration on a placé tout d'abord un large bouchon de caoutchouc à deux trous, dont l'un est traversé par un tube muni d'un bout de caoutchouc et d'une pince de Mohr ; lorsqu'on a réuni le récipient à la pompe, on fixe le manchon par un lien sur ce large bouchon, avec un entonnoir on remplit d'eau la cavité du manchon après avoir chassé complètement l'air et on obtient ainsi une excellente fermeture hydraulique qui permettra de conserver le vide dans le récipient.
La manœuvre du robinet s'apprend par l'usage; l'expérience indique les diverses positions que l'on doit donner à la clef qui porte à l'extérieur un tracé indiquant la situation du canal et du t demi-canal perpendiculaire.
Trompe de Golaz. — Pour faire le vide dans le récipient et le vide que j'appelle absolu en né-
TROMPE DE GOLAZ
gligeant la vapeur d'eau, on a soin d'introduire d'abord dans le récipient quelques goût les d'eau
A, ajutage supérieur.
B, ajutage inférieur.
t, tuyau d'aspiration.
s, soupape s'ouvrant de dehors en
dedans.
Fig. 2. — Coupo ue la trompa métallique de Golaz.
distillée et de l'immerger dans un bain chauffé à 4o°, ou à une autre température, ou à ioo°. On
14 TROMPE DE GOLAZ
fixe avec un tube de caoutchouc, au-dessus du robinet de la pompe, au centre de la petite cuve à déversement que représente la fig. 1, une pipette de verre qui est réunie par un long tube de caoutchouc à vide avec le robinet d'aspiration d'une trompe métallique de Golaz ; cet instrument, qui est représenté en coupe par la fig. i, permet d'obtenir un vide approché dans le récipient et dans la pompe qui sert de baromètre si l'on dispose d'une pression d'eau de 10 mètres environ : la trompe de Golaz est un adjuvant très utile ; lorsque la colonne mercurielle devient fixe et que l'écoulement rapide de l'eau fait entendre un son aigu, la trompe a produit tout son effet, on tourne le robinet convenablement, on détache la pipette, on arrête la trompe, et par trois ou quatre manœuvres de la pompe, descente et ascension de la cuvette mobile, on obtient le vide parfait que l'on reconnaît à deux caractères : i°au choc sec produit par la rencontre du mercure avec le robinet, choc souvent dangereux qui peut briser l'appareil et qu'il faut amortir en comprimant le tube do caoutchouc, entre le pouce et l'index, * comme l'a conseillé depuis longtemps mon ami M. le Professeur Jolyet, de Bordeaux ; i° en tournant le robinet convenablement, la cuvette mobile étant soulevée au maximum, on ne voit s'échap-
EXTRACTION DES GAZ DU SANG \\j
per à travers le mercure aucune bulle d'air, mais seulement une goutte d'eau qui a été condensée dans la chambre barométrique.
Extraction des gaz du sang. — Prise de sang artériel. Le vide étant obtenu dans le récipient, veut-on extraire les gaz du sang artériel? Il faut d'abord découvrir une artère, chez un chien morphine et chloroformé par exemple; si l'on veut agir sur l'artère carotide, on fait une incision de 4 à 5 centimètres à la partie moyenne du cou, et comprenant seulement l'épaisseur de la peau; avec les doigts introduits dans la plaie, on pénètre en séparant les fibres musculaires jusqu'à la face antérieure de la trachée, on sent avec l'index l'artère que l'on appuie sur les vertèbres cervicales, on saisit le vaisseau entre le pouce et l'index et on le soulève jusqu'au-dessus de la pluie, on passe immédiatement au-dessous une sonde cannelée : ce procédé opératoire que j'emploie actuellement est très commode et très rapide; l'artère est isolée du nerf pneumogastrique son satellite, on lie le bout périphérique, on passe un second fil, on fait comprimer par un aide entre les doigts le bout central le plus loin possible de la première ligature, on incise le vaisseau par une ouverture de 5 à 7 millimètres, on