‹ Les gazogènesChapitre 12 sur 61 · LKS (ÎAZ0GKNK · texte numérisé non relu

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lion et la zone du coke rouge et se trouvent ainsi transformés. Le gaz est épuré et peut être directement employé.

Il est donc tout naturel que beaucoup d'inventeurs aient préconisé cette marche de la combustion.

Malheureusement, il y a un grand inconvénient causé par Tencombrement que les cendres procurent.

Celles-ci, enlraînées par leur poids, marchent aussi de haut en bas. Elles se produisent surtout là où la combustion est la plus vive. Aussi, au lieu de se produire tout h fait en bas, comme dans les gazogènes ordinaires, les cendres se produisent surlout en haut dans les gazogènes à combustion renversée. Le résullat est que les cendres sont en forte proportion dans la zone C et constituent les deux tiers de la masse dans la zone D.

11 y a un second inconvénient, c'est que ces cendres entraînent du combustible distillé, mais non complètement brûlé.

On conçoit, en effet, que le combustible au rouge, qui est en G, rencontre, à mesure qu'il descend, des zones où les gaz sont de plus en plus réducteurs. 11 ne peut donc plus brûler quand il arrive en D, dans une zone où il n'y a plus d'oxygène, et où la température est basse. 11 est fatalement entraîné avec les cendres.

Dans un gazogène ordinaire, c'est le contraire qui se produira. C'est près du creuset, au bas de la zone D, là où le charbon est plus riche en cendre qu'il rencontrera l'air pur venant de la soufflerie, et que ce qui pourra rester de combustible dans les cendres se trouvera à la température niaxima du gazogène et brûlera facilement.

Ainsi qu'on le voit, il est donc impossible que, dans un gazogène à combustion renversée, le combustible soit intégralement brûlé.

Faut-il en conclure que les gazogènes de cette espèce doivent être pour celte raison éliminés?

Cela dépend des circonstances économiques.

S'il est très important d'avoir, avec un appareil simple, du gaz pur, que l'on puisse employer sans épuration dans un

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moteur, et que le combustible ne coûte pas cher, ces appareils peuvent rendre les plus grands services.

Toutefois, faut-il noter que, qiielque précaution qu'on prenne, le courant gazeux doit emporter une forle proportion de cendre et qu'il faudra procéder à une épuration physique. Mais ces cendres sont lourdes et sont facilement arrêtées dans un scrubber, qui est, d'ailleurs, toujours nécessaire à la suite d'un gazogène quel qu'il soit.

Si Ton peut facilement retirer des cendres, par un procède'^ de triage, les morceaux de coke non brilles, on peut remédier à Tinconvénient signalé plus haut et le combustible sera entièrement utilisé.

C'est ce qui se produit d'une façon parfaite en employant le bois comme combustible. Les cendres du bois élant très assez fines, alors que les morceaux de charbon de bois sont encore gros, il est facile de les séparer.

11 est à craindre, dans les houilles surtout, quand elles sont impures et doivent donner beaucoup de scories, qu'il soit trop coûteux de séparer de celle-ci, les cokes non brûlés, d'autant plus que, par comparaison avec ce qui se produit pour le bois^ il faille évaluer, au tiers du produit solide du combustible, la quantité qui sera entraînée avec les scories.

Cependant il ne semble pas impossible, avec une bonne disposition des grilles du gazogène, d'évacuer les cendres tout en laissant dans le gazogène les cokes, qui devront en lin de compte brûler et de réduire ainsi très notablement le déchet.

D'autre part, on a songé à produire, au bas du gazogène, une seconde zone de combustion, pour brûler ce qui reste adhérent aux scories, mais, sous réserve des essais, il ne me semble pasque ridée soit bonne.

Il faudrait, en effet, relever, de 400 h 500", la température th*ce qui sort du gazogène. Ce serait presque en pure perte,, puisque les gaz, au lieu de sortir à basse température, après avoir franchi la zone D, se trouveraient ainsi échauffées à lO^M)"* environ, qu'il en serait de môme des cendres et que ce doubh^ déchet consommerait vraisemblablement toute 1 énergie poten-

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ticlle que le charbon, épars dans les cendres, pourrait contenir, au cas bien entendu où il voudrait bien brûler.

Je suivrai, avec le plus grand intéiôt, tous les essais qui se feront dans ce sens.

Entre la combustion directe, parfaite pour les charbons très riches en carbone, et la combustion renverst»e, qui seule semble convenir aux combuslil)les riches en produits volatils, on a cherché à employer des procédés intermédiaires permettant de bénéficier des avantages de deux systèmes.

On a d'abord pensé qu en employant la comimstion directe, il pouvait suffire de recueillir les gaz, à un niveau très bas, dans la colonne de combustible, pour avoir obligé les produits de distillation à traverser, déliant eu bas, une partie des charbons déjà Iransformés on coke et portés au rouge, de telle sorte qu'il y ait, en quelque manière, combustion directe dans la partie basse, distillation renversée dans la partie haute.

On a employé cette distillation renversée, isolément, en cornues, ce que je montrerai dans le gazogène Riche.

L'inconvénient de ce procédé, c'est que le gaz que Ton fait sortir du gazogène est nécessairement à très haute température, puisqu'il est emprunté à la zone du combuslible au rouge.

Cela n'a pas d'inconvénient, quand il s'agitdu chauffage d'un four, sous réserve de l'emploi de régénérateurs, comme je le dirai dans le chapitre xiii. 11 n'en est pas de même, quand on doit refroidir les gaz à la sortie du gazogène.

C'est dans ce type de gazogènes qu'il faut ranger les gazogènes à barrage, comme ceux très remarquables qu'a installés M. Lencauchez.

Quelques-uns ont pensé qu'il serait peut-élre bon de faire traverser, au gaz de distillation, les parties les plus chaudes du foyer et que, dans ces conditions, il ne suffisait pas que les gaz de distillation redescendent la couche du combustible jusqu'à la hauteur de la prise de gaz, mais qu'il élait préférable qu'ils soient conduits sous le foyer et traversent la couche de combustion.

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Il fallait, dans ce cas, intervenir dans les ^mouvements des gaz. C'est ce que M. Genty, en particulier, a cherché à réaliser avec son gazogène.

GAZOGÈNES A DEUX CLVES

La meilleure solution, d'une façon indiscutable, qui ait été donnée, pour réduire les gaz de la distillation et décomposer les goudrons, est certainement celle des gazogènes à deux cuves, dans lesquels on opère par renversement.

De même que les régénérateurs sont infiniment supérieurs aux récupérateurs, mais sont très encombrants, très onéreux, et que le renversement du sens du courant gazeux est une grave sujétion, de môme les gazogènes à double cuve présentent tous ces inconvénients, mais donnent une solution idéale et parfaite pour l'emploi des combustibles les plus chargés de produits volatils et dans lesquels on peut môme mélanger des goudrons, des schistes» etc.

L'appareil se compose de deux cuves. L'air pénètre au bas de la première, qui est chargée de combustibles frais, au moins dans sa partie supérieure. La combustion s'y fait de bas en haut. Elle se complète môme quelquefois, en haut, par une nouvelle rentrée d'air, comme M. Thwaite l'a si heureusement imaginé, et les gaz de la combustion aboutissentainsi au sommet de la seconde cuve.

Pendant la période précédente, c'était cette seconde cuve qui recevait l'air el où la combustion se faisait, de telle sorte que, maintenant, cette cuve est remplie de coke au rouge. En outre, les parois ont accumulé une quantité énorme de chaleur, et, quand les gaz de la combustion traversent à nouveau de haut en bas, ils passent, successivement, au travers de couches de coke de plus en plus chaudes, de plus en plus convenables ii la réduction ctà la décomposition des goudrons qui s'échauffent et se transforment au fur et à mesure.

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Si, dans les deux cuves, les colonnes de combustible sont tr^s hautes, Topération est parfaite, quelle que soit la nature du -combustible.

On a essayé d'éviter les grands ennuis que causent la manœuvre des vannes, qui permettent le changement du sens du •courant gazeux et le défaut, inhérent à la périodicité de ce mouvement, de donner un gaz de qualité variable également par période. On a cherché à ce que le sens de la combustion reste le même, une des cuves étant utilisée constamment à la combustion, l'autre ne servant qu'à la réduction.

11 ne me semble pas que Ton ait obtenu ainsi de bien bons résultats.

L'inconvénient est la difficulté qu'il y a à tenir suffisamment -chaude la colonne de réduction.

C'est qu'en effet les réactions qui s'y produisent sont endo- 4hermiques.

Comme la seule source de chaleur est la haute température ^les gaz qui sont introduits, cette température s'abaisse vite dans la colonne de réduction, et la zone utile est ainsi très réduite.

Ce qui rend excellente l'action de la seconde cuve dans les gazogènes réversibles, c'est précisément réchauffement périodique du coke qui est formé dans celte cuve pendant la durée ■de la combustion.

En outre, comme je viens -de le dire, dans ces périodes, les parois s'échauffent vivement et restituent cette chaleur d'une façon très utile dans les périodes de réduction.

Ceci est tellement évident que, lorsqu'on marche avec des gazogènes réversibles, on est oblige de renverser la marche très fréquemment parce que, au bout d'un temps variable mais encore assez court, dix minutes au plus, la colonne de réduction n'est plus assez chaude et n'agit plus bien.

Aussi, je crois que toutes les tentatives de gazogènes, avec 4les colonnes de réduction indépendantes, chauffées seulement par les chaleurs perdues, sont destinées a n'avoir aucun succès.

GHAPITKE V

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