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gazogène, puisque, en augmentant la quantité d*air introduit, il peut augmenter la quantité de gaz produits et le débit de Tappareil et qu'en faisant varier la proportion de la vapeur, il peut augmenter, ou diminuer, la quantité de chaleur produite dans le gazogène et remédier ainsi à un échaufTement anormal où au contraire raviver la combustion.
Le procédé employé, pour remplacer la chaudière indépendante, par la plupart dos inventeurs et que nous verrons appliqué aux gazogènes Duplex, Taylor, Fichet et Heurtey, Rex, Genty, etc., consiste à utiliser les chaleurs entraînées par le gaz, h la sortie du gazogène, soit en mettant une chaudière annulaire autour de la trémie, en haut du gazogène, soit en mettant cette chaudière, en tubes pendentifs, dans la conduite de sortie des gaz à l'entrée de IVchangeur, comme dans l'appareil Fichet et Heurtey, soit en faisant une petite chaudière extérieure à tubes de fumée traversés par les gaz, comme dans le gazogène Taylor.
Dans d'autres appareils, on injecte simplement de Teau, dans Tair porté à haute température; mais cela implique nécessairement que cet air est lui-même déjà préalablement échauffé suffisamment pour volatiliser Teau nécessaire et en surchauffer la vapeur et que Tair est soufflé dans le gazogène par un autre procédé que par un injecteur.
En particulier, dans le gazogène Gardie, Teau est pulvérisée dansla conduite d'amenée de l'air et, dans legazogène Letombe, l'eau est versée dans le serpentin, où l'air se chauffe dans la paroi même du gazogène pour aboutir au-dessous de la grille.
Je connais peu de gazogènes, où la chaudière soit chauffée au gaz, ce qui est cependant un procédé assez simple, peu coûteux et d'une surveillance facile. Je signalerai cependant une chaudière à gaz, système Lencauchez.
Quand la vapeur d'eau est produite par la chaleur des gaz qui sortent du gazogène, la vaporisation tend à être d'autant plus active que les gaz sortent à une température plus élevée.
II en résulte une sorte d'autorégulation de la quantité de vapeur fournie, si la vapeur se rend directement sous la grille
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et qu'il n'y a pas d'iiijecteur. Il semble, en effet, que c'est par la température de sortie des gaz, si Ton pouvait constammenb* la mesurer, que Ton saurait, si Ton doit, oui ou non, augmenter la quantité de vapeurs envoyée.
Un autre problème des plus délicats consiste à savoir par quel procédé Tentraînement de l'air doit être fait dans le gazogène.
Il y a différents moyens adoptés.
Lorsqu'il y a une chaudière indépendante, ou lorsque Ton installe un gazogène dans une usine où il existe déjà une chaudière et oCi Ton peut avoir de la vapeur sous pression, sans avoir d'organes nouveaux à créer, Tinjecteur présente des avantages tout particuliers. Je viens de montrer comment il permettait de régler le débit d air et le débit d'eau. C'est un appareil fort simple, qui ne nécessite aucune force motrice.
On a préféré, dans beaucoup de cas, se servir d'un exhausteur ou d'une pompe de compression. 11 est évident qu'une semblable machine ajoute une complication à Tinstailation, puisqu'elle nécessite une transmission de force et qu'il serait particulièrement fâcheux que l'on soit obligé d'employer ce procédé, s'il n'y avait pas de transmission à proximité dans l'usine et d'être obligé d'avoir un petit moteur uniquement à cet effet. Elle est tout indiquée là où il y a des transports de force électrique.
Dans certains gazogènes, où l'on ne vaporise pas d'eau, ou bien, où le combustible est déjà très humide, l'emploi de l'exhausteur est absolument nécessaire. Il en serait de môme avec des combustibles, où la proportion de vapeur d'eau à introduire devrait être très faible, ou encore lorsque les appareils d'épuration, le gazomètre et les conduites de distribution nécessitent une perte de charge telle qu'un injecteur, qui ne peut guère donner plus de 20 centimètres de pression pour le mélange air et vapeur, deviendrait insuffisant.
Il semble que l'exhausteur, ou le compresseur, suivant la pression que Ton veut obtenir, donnent à l'installation une
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beaucoup plus grande élasticité de marche et que, quand leur installation n'est pas très onéreuse, notamment quand il y a une transmission électrique dans Tusine, leur adoption semble devoir être préférée.
Pour la mise en marche et le réchauffage d'un gazogène, qui est resté en combustion lente pendant une longue période d'arrêt, on comprend qu'il convient d'envoyer de Tair témoins possible chargé de vapeur d'eau, ce que Ton fait difficilement quand l'air est entraîné par un injecteur.
On a cherché récemment à simpliiier encore les gazogènes en les faisant fonctionner par l'aspiration des moteurs à gaz.
On comprend que, pour obtenir un assez vif courant d air dans un gazogène, surtout s'il est chargé d'anthracite criblé, et qu'il ne comporte que le minimum d'appareils d'épuration, il faut une très faible dépression, qui peut être produite sans inconvénient par l'aspiration d'un moteur à gaz. Celle-ci est évidemment irrégulière et se produit par périodes; mais les conduites aboutissant du gazogène au moteur, font, en quelque sorte, volant, et le mouvement d'air, au travers de la cuve, est assez régulier.
D'ailleurs, pourvu que l'amplitude des appels d'air ne dépasse pas une certaine limite, celte irrégularité ne peut pas être préjudiciable. Cela dépend toutefois beaucoup de la marche du moteur. Si les allumages ne se font pas bien, il y a des ratés qui donnent de fâcheux refoulements.
Le gazogène Taylor fonctionne de cette manière. M. Lencauchez avait exposé, en 1900, un gazogène construit suivant les mômes idées. D'autres constructeurs annoncent pouvoir faire fonctionner leurs appareils par aspiration.
Ce procédé présente l'avantage de ne pas nécessiter de gazomètre et môme interdit l'usage d'un gazomètre. Il présenterait, en effet, un grave inconvénient.
Dans toutes les installations d'appareils fabriquant, épurant, emmagasinant, ou transportant les gaz, il y a toujours lieu de
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s'inquiéter des mélanges tonnants qui pourraient se former, s*il survenait une rentrée d'air dans le gaz.
Ces rentrées d'air sont évidemment beaucoup plus à craindre là oîi la pression esl inférieure à la pression atmosphérique que là où elle esl supérieure, et, par conséquent, dans les gazogènes fonctionnant par aspiration, plutôt que dans ceux où le gaz est à une pression légèrement surélevée.
C'est pourquoi il faut surveiller, tout particulièrement, les gazogènes fonctionnant sans ventilateur et sans injecleur, et il faudrait éviter, dans leur installation, mi appareil, comme un gazomètre, où la moindre fuite pourrait permettre à Pair de venir se mélanger au gaz qui y est contenu.
Les gazogènes, où Tair est entraîné par l'aspiration d'un ventilateur placé en aval du gazogène, présentent néanmoins de grands avantages, et un procédé se présente, qui permet d'éviter les plus graves de ces ennuis.
C'est de placer le ventilateur entre le gazogène et le gazomètre. Il peut, en ce cas, aspirer dans le gazogène et comprimer dans le gazomètre.
Dans tous les gazogènes, môme ceux où l'air est soufllé, il est à craindre que des mélanges explosifs soient produits.
Indépendamment des défauts de construction qui pourraient permettre ainsi Tintroduction de l'air dans une partie habituellement close d'une installation de gazogène, il faut examiner ce qui peut pénétrer par les trois orifices du gazogène.
Par le foyer, il ne semble pas que l'air puisse aboutir en excès au gazogène, alors qu'il est en fonctionnement, puisque cet air devrait traverser, en tout cas, une couche éjiaisse de combustible et se transformer en gaz combustible.
Cependant faul-il encore être prudent, car il pourrait, avec du charbon collant ou du charbon en trop gros morceaux, ou encore quand la cuve est trop petite, se produire, dans la masse incandescente, une cheminée, c'est-à-dire une sorte de trou autour duquel le charbon est ngglutiné et qui laisserait passer l'air peu ou point brûlé. C'est pourquoi il ne faut pas
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avoir peur de mettre une couche plutôt trop élevée de combustible et que Ton doit encourager la recherche de tous les procédés qui permettent de surveiller le foyer et d'y secouer le combustible de temps h autre.
A cet eflet, dans presque tous les gazogènes, une ouverture est ménagée en haut de la cuve pour pouvoir introduire un ringard dans le foyer.
On doit craindre encore, surtout avec Temploi des injecteurs, qu'une trop grande quantité de vapeur d'eau ne vienne éteindre le feu et, en ce cas, il continuerait à passer de lair au travers du combustible. Il viendrait former un mélange détonnant dans le gazomètre et dans les appareils d'épuration.
11 peut aussi s'introduire de l'air par la trémie pendant le chargement du combustible. 11 s'en introduit môme toujoursavec le combustible. Pour en réduire la proportion, la trémie doit être fermée par un tampon, dès que le charbon y est déversé et, dès que la porte supérieure est fermée, le cône de distribution est abaissé.
De môme, dans un gazogène soufflé, du gaz peut venir former un mélange détonnant dans la trémie.
En ce cas, il est facile de provoquer l'explosion, dès que le chargement est terminé, en introduisant une torche dans la trémie. Il y a ainsi une petite partie de gaz brûlé et on évile^ des accidents qui pourraient ôtre graves.
Cependant, dans les gazogènes fonctionnant par aspiration^ il faut faire tout particulièrement attention à Tétanchéité de la porte de chargement, si la combustion se fait de bas en haut.
En troisième lieu, lorsque le gaz arrive dans un moteur, il est aspiré dans le cylindre en môme temps qu'une quantité plus considérable d'air, et il peut se faire soit par explosion anticipée, soit par un défaut de la soupape d'admission, que le mélange tonnant soit refoulé dans les conduites d'accès du gaz, auquel cas une explosion est à craindre.
Pour y remédier, une fermeture automatique est utile entre le moteur et la conduite de gaz, s'opposant au retour en arrière^ du gaz aspiré.
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Enfin il faut, dans iino installation de gazogène, surveiller tous les joints, faire de préférence des fermetures hydrauliques, et, en ce cas, assurer Talimentation automatique de Teau nécessaire.
Dans un gazogène spécial, le gazogène Gardie, la compression atteint un degré élevé et nécessite une installation toute particulière, comme je le montrerai en parlant de cet appareil.
Un gazogène, à gaz pauvre, ne se compose donc pas uniquement d'une cuve, comme dans certains gazogènes de fours.
J'ai déjà montré la nécessité d'une chaudière, d'un appareil pour le soufflage ou l'aspiration de l'air; il faut encore prévoir d'autres accessoires.
J'examinerai ceux-ci et lesdisculerai dans les chapitres XIII et XIV ; ils se composent d'organes nécessaires, comme les épuralcurs, les refroidissours, qui permettent au gaz d avoir les qualités qui lui conviennent pour son emploi.
Ils sont plus ou moins compliqués et parfaits, suivant que le combustible se prête moins à l'emploi, ou que Tinstallation est plus soignée.
D'autres appareils, comme les réchauU'eurs d'air, améliorent le fonctionnement et le rendement du moteur.
Le gazomètre est un appareil de réserve.
Enfin la tuyauterie et les by-pass constituent des accessoires 4lont la bonne disposition joue un très grand rôle et demande h être particulièrement surveillée.
C'est pourquoi, dans les appareils que je vais décrire, je crois utile de montrer, h dilTérentes reprises, les dessins d'installations complètes.
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Le premier gazogène Dowson dont je trouve la description, 4ist extrêmement intéressant, parce que Ton voit déjà, en germe, tous les perfectionnements qui seront apportés à la suite.
Je l'emprunte à l'ouvrage de M. Gustave Richard (1885).