TT
LES GAZOGÈNES DOWSON 181
Enfin, le lovier U, boulonné sur la trémie R, est destiné à faire basculer celle-ci.
Je ne connais pas d'application de ce gazogène dans l'industrie.
GAZOGÈNE LETOMBE
Le gazogène Letombe est représenté ligures Gl et 6'Z.
Dans cette dernière, il est réuni à un moteur Letombe.
Ce gazogène présente, comme disposition essentielle, une
Fio. 61. — Inttallallon degaiogène I.j'tonibe (Vue en coupe).
grille verticale, placée devant une porte d, qui est écartée de la grille, de façon à ne pas trop souffrir de la chaleur.
La cuve / est naturellement dissymétrique, de façon â ramener les scories le long de la grille verticale, et celle-ci
permet, beaucoup mieux qu'une grille horizontile, de faire facilement le décrassage.
LES GAZOGÈNES DOWSON 183
On voit encore, dans ce gazogène, un serpentin qui circule autour de la cuve et permet de réchauffer le mélange de Tair et de la vapeur.
L'air pénètre par la conduite a et Teau tombe, goutte àgoutte, par le tuyau ô, muni d'un siphon, de telle sorte que la vapeur se forme dans le serpentin môme.
11 faut ainsi employer des eaux très pures, parce que le décrassage du serpentin serait difficile.
On voit encore, en c, la trémie de chargement avec cône, en ^, la tuyauterie permettant de marcher en tirage naturel.
Les gaz viennent barboter en g^ après avoir parcouru une large conduite, formant joint hydraulique, puis ils se lavent et se refroidissent, dans le scrubber e, pour aboutir au gazomètre y.
Dans plusieurs installations, M. Letombe emploie un appareil centrifuge pour Tépuration du gaz, je le signalerai chapitre XIII.
Ce gazogène fonctionne avec la plupart des charbons maigres. Il y a un assez grand nombre d'installations de faites notamment à l'usine Peugeot de Courbevoie.
GAZOGÈNE REX
Le gazogène Rex est, comme ceux que j'ai signalés ci-des sus, à chaudière intérieure. La vapeur d'eau se produit au-dessus de la couche de combustible, dans une cuve annulaire, chauffée par les gaz qui s'échappent.
Cette cuve est représentée en I dans la figure 63, et on voit, en J, la tubulure qui amène la vapeur d'eau sous le cendrier, après avoir traversé l'enveloppe en isolant, qui entoure la cheminée réfractai re du gazogène LL.
Ce qui différencie ce gazogène des appareils similaires, c'est
LES OAZOGÈNES
la forme du bas de la cuve B. J'ai montré que l'on n-lrécissait, en général, le bas de la cuve de façon à ce que la vitesse
Viii. as. — Coupe d'
de l'air y soit maxiniii et i)our obtenir, ainsi, une zone, où la
combustion se fasse avec ta plus baule température possible.
Il est ('vident que c'est ainsi que la combustion peut (>lre la
LES GAZOGÈNES DOWSON 185
plus parfaite. Mais les inconvénients pratiques sont considérables. Aux hautes températures, les charbons collent, la marche de Tappareil est entravée, et il est très difticile d'arracher les scories qui fondent et s'incrustent dans les briques réfraclaires. Quelquefois celles-ci fondent elles-mêmes et font corps avec les scories.
Pour éviter les inconvénients considérables du décrassage, qui mettent si rapidement hors d'usage les foyers, M. Lafond a eu ridée d'élargir, au contraire, brusquement la cuve audessus de la grille, là même où se produit la combustion. C'est ce que l'on voit dans la figure 63, où une chambre plus large est ménagée au-dessous de la grille E.
Le combustible n'emplit pas entièrement cette chambre, s'étale en cône et ne vient pas appuyer sur les parois latérales. Quelle que soit donc la température à laquelle la combustion amène le charbon, il ne pourra donc jamais coller sur les parois.
L'on voit encore, dans la figure, la porte H fermant le cendrier et il est figuré, dans la coupe, une porte K permettant de retirer les scories. Cet enlèvement se fait en retirant d'abord un tampon réfractaire, sorte de grande brique G que l'on introduit et dont la fermeture est rendue suffisamment étanche, en comblant le vide, au-dessus de G, par l'introduction d'une ou plusieurs lames de fer plat, telles que M.
Il doit y avoir plusieurs portes, telles que K.
Il parait que des essais ont été faits par le concessionnaire, M. Besson, avec des anthracites de la Mure, des houilles maigres de Communay, de la Chapelle-sous-Dun, de Blanzy, des anthracites de la Péronière, de Cessons, et de Chamborigaud, enfin des cokes et déchets de coke comportant jusqu'à 25 0/0 de cendres, essais qui ont fort bien réussi.
En somme, ce gazogène, grâce à sa forme évasée, peut permettre l'emploi d'un combustjble donnant pas mal de scories et de cendres. On a obtenu, paraît-il, de bons résultats avec le bois.
Ce que je craindrais plutôt, C est qu'avec un tel élargisse-
ment à la zone de combustion, celle-ci ne se maintienne pas k une température suffisamment élevée, ce qui donnerait des gaz riches en acide carbonique et pourrait produire une combustion incomplète du combustible, dont une partie resterait mélangée aux scories. Mais, peut-ôtre, ces inconvénients, qui ne sont pas signalés, ne se présentent pas et pourrait-on les éviter, en soufflant plus énergiquement le gazogène. Celui-ci présente, en tout cas, le grand avantage de pouvoir employer des charbons qui, jusqu'à présent, avaient donné de mauvais résultats dans les gazogènes habituels.
Les gazogènes ci-dessus sont alimentés par de Tair arrivant au-dessous d'une grille.
Il semble nécessaire, lorsque la surface du gazogène est grande, qu'il y ait une insufflation d'air au milieu de la cuve et au-dessus de la grille.
L'air, qui tend toujours à suivre les parois, est ainsi obligé de traverser le combustible.
En outre, il s'échaufl*e, dans les scories, avant d'arriver à la zone de combustion et ne brûle pas les grilles, puisqu'il aboutit au-dessus.
Il y a là un très utile perfectionnement. On a même pu, dans certains gazogènes, supprimer ainsi les grilles et les remplacer par un joint hydraulique permettant d'évacuer les cendres et les scories, au fur et à mesure des besoins.
En tous cas, un semblable dispositif permet des procédés plus perfectionnés dans le nettoyage de la grille et la vidange des scories.
Les premiers gazogènes de ce type semblent avoir été le gazogène américain Taylor et le gazogène Wilson.
LES GAZOGÈNES DOWSON 187
GAZOGÈNE WILSON
Ce gazogène se distingue des gazogènes genre Taylor, dont la description va suivre, parce qu'il est tout en maçonnerie, ce qui le rend particulièrement robuste, et d'un prix de revient peu élevé.
C'est un des gazogènes verticaux, pour fours, qui semblent le mieux compris.
Il est représenté figures 64 et 65.
On remarque d'abord la forme conique, évasée de haut en bas, delà maçonnerie réfractaire C.
C'est une disposition extrêmement recommandable quand la prise d'air est centrale, et qui a l'immense avantage de permettre d'éviter que les charbons ne collent en faisant des voûtes.
Il est certain, en effet, que, si le charbon s'attache aux parois, comme il trouve une section plus grande, au fur et à mesure qu'il descend dans la cuve, la voûte se brisera.
La maçonnerie réfractaire C est soutenue par de la maçonnerie ordinaire B qui, elle-même, est enveloppée dans une chemise en tôle A, de façon à s'opposer au passage de laîr.
Ce qui est tout particulier dans ce gazogène, c'est surtout la disposition de l'arrivée de Tair.
On voit, en K et L, deux injecteurs où pénètre la vapeur qui entraîne Tair, en G, par une conduite qui aboutit à une sorte de pont FF qui traverse le gazogène diamétralement sur la sole.
Dans ce passage, sont réservées latéralement les ouvertures carrées H, placées au-dessus de la sole et protégées par un arceau en briques, très visible sur la figure 57 où il est représenté en coupe et qui empêche le charbon et les scories
188 LES OAZOnfcNES
de venir tomber dans les ouvertures H, qui seraient ainsi ol>struécs.
On comprend qu'entre cet arceau et la saillie formée par FF, de môme que sur les côtf's de FF aux abords des cri-
LES GAZOGÈNES DOWSON i89
fices H, il reste un vide ocîcasionné par la pente naturelle du charbon et des scories.
C'est dans cet espace qu'aboutissent l'air et la vapeur, qui traversent ensuite, en continuant de se surchauffer, les scories, pour pénétrer, à une assez grande hauteur au-dessus de la sole, dans le combustible.
Dans ce gazogène comme dans les suivants, il y a donc, d'abord une couche de cendres et de scories, ensuite celle du combustible, de sorte que ce qui repose sur la sole, ce n'est pas le combustible môme et que la combustion avec les hautes températures, qu'elle produit, se fait à la séparation de la couche des cendres et du combustible, sans contact avec les parois.
Les procédés de décrassage de ce très remarquable gazogène sont aussi intéressants à signaler.
Pour enlever les cendres et les scories, on dispose de deux larges portes I et J, qui permettent d'évacuer les déchets de chaque côté de FF, en les faisant remonter, avec des crochets, un plan légèrement incliné.
Pour ringarder, au-dessus de la voûte qui protège l'arrivée de l'air et du gaz, une porte M est ménagée, visible aussi dans les deux figures.
L'alimentation du combustible, se fait, comme à l'ordinaire, par une trémie avec cône.
Il faut aussi signaler, dans la partie haute du gazogène, une disposition que nous retrouverons dans beaucoup de gazogènes plus récents et qui transforme en quelque sorte celte partie en une chambre de distillation.
A cet effet, les gaz s'échappent, à haute température, dans une chambre annulaire DD qui entoure complètement la partie haute du gazogène, dont les parois sont encore plus inclinées que dans la partie basse, de façon à ce que les gaz, avant de s'évacuer, transmettent, autant que possible, leur chaleur au combustible qui vient d'être chargé et qui est encore froid.
On voit enfin en E la conduite de décharge.
190 LES (iA7.00feNES
Le gazogène Wilson est très employé pour ralimentation (les fours, concurremment avec les gazogènes Siemens, dont il diffère essentiellement par la forme de sa cuve verticale.
M. Siemens a d'ailleurs lui-même construit des gazogènes du même genre et ne s'est pas borné au type de gazogènes que j'ai signalés dans le chaj^itre précédent.
GAZOGÈNE FIGHET ET HEURTEY
MM. F'ichet et Heurtey sont les concessionnaires, en France, des brevets Taylor. Le gazogène qu'ils construisent est un de ceux qui fonctionnent le mieux, parce que, par un procédé fort ingénieux, qui constitue précisément Finvention de M. Taylor, ils ont pu éviter les grandes difficultés, que présentent toujours la proximité du combustible à haute température avec les grilles nécessaires pour séparer les cendres et les scories.
Le procédé consiste en ce que le charbon, au lieu de s'appuyer sur une grille, s'appuie précisément sur les cendres et les scories qui sont accumulées au-dessous de la zone de combustion et constituent un isolant parfait. On évite ainsi les importantes pertes aux parois par le foyer, que l'on constate dans presque tous les gazogènes. Les scories se refroidissent graduellement en s'écartant de la zone de combustion et forment une couche suffisamment élevée de façon à pouvoir être très facilement évacuées par des procédés élégants, tels qu'une grille tournante ou tout autre dispositif qu'il est facile d'imaginer, quand on n'a pas à se préoccuper de séparer le charbon incandescent de la cendre et d'assurer l'arrivée de l'air.
Ce qui est nécessaire, en effet, c'est que l'air, qui traverserait difficilement, sans l'entraîner, une couche épaisse de
LES GAZOGÈNES DOWSON i91
cendre, pénètre à proximité de la zone de combustion. Il traversera ainsi une légère couche de cendres, qui a pour effet de répartir cet air d'une façon égale. Aussi, dans ces gazogènes, la combustion se fait très régulièrement et très complètement. Il n'y a pas de charbon qui reste mélangé aux cendres.
En outre, le décrassage se fait en pleine marche sans nécessiter un arrêt, comme dans les autres gazogènes.
La figure 66, montrant la coupe du gazogène, explique très bien comment ce résultat a été obtenu. L'air pénètre sous pression, provenant de Tinjecteur Koerting I, par la conduite verticale K, qui sert à la fois à amener Tair dans le centre du gazogène, par un prolongement en forme de cheminée, que Ton voit, sur la figure, traverser la couche F de cendres et de scories, pour aboutir très voisin de la zone L de combustion et qui est protégé par un chapeau en forme de champignon, qui permet à Tair de passer et défend au charbon et aux cendres de pénétrer dans la tubulure d'une façon analogue aux chapeaux qui sont sur les cheminées.
Cotte tubulure K sert en môme temps de pivot à un plateau circulaire, raccordé par une sorte de cône qui facilite l'étalage des scories en G et G'.
On voit encore, sur la figure, la trémie en forme d'entonnoir, qui, au-dessous de la zone de combustion et sans avoir besoin d'être doublée de produits réfractaires, maintient les mâchefers de la zone F, de façon que ceux-ci soient soutenus et ne viennent s'ébouler sur la sole tournante. G, G^ que lorsqu'ils sont suffisamment éloignés de la zone de combustion et par conséquent sensiblement refroidis.
Est représentée, aussi, en E, la manivelle d'un engrenage permettant de faire tourner la sole G', ce qui, grâce à des doigts figurés en H, devra faire tomber le mâchefer dans le cendrier d'où il sera, ensuite, évacué par la porte D.
Le reste du gazogène est semblable à tous les appareils similaires, la maçonnerie M est soutenue par des consoles boulonnées sur l'enveloppe G. Différents regards B,, B.,, B3, B4, sont ménagés au travers de la cuve. Une trémie A, fermée par un
cône renversé, est installée pour le chargement du combustible, ainsi que l'ouverture par laquelle peut Otre introduit un
ringard. En N, est le conduit par lequel le gaz combustible s'échappe.
îi
194 LKS GAZOGÈNES
Cet appareil présente des avantages considérables qu'une longue pratique a permis de constater.
Le soufflage n'a pas besoin d'être aussi énergique, puisque Tair et la vapeur n'ont à traverser que les zones de combustion, tandis que, dans les autres gazogènes, ils doivent traverser les scories et les cendres, qui sont en dessus des grilles et les entraînent dans le charbon au rouge au détriment du fonctionnement.
On peut, si Ton préfère, à égalité de pression, mettre une couche plus épaisse de combustible, ce qui est toujours avantageux, puisque, ainsi que je Tai montré, les gaz doivent ainsi sortir plus froids, et leur chaleur t^tre mieux employée à échauffer le combustible, avant la combustion.
Ce qui est particulièrement avantageux, c'est, comme je le disais plus haut, que le décrassage se fait automatiquement. Les scories friables sont broyées par le lent mouvement de la solfc mobile et tombent tout naturellement dans le cendrier. La peine de l'ouvrier, qui surveille un semblable gazogène, est très minime. Il n'a qu'à constater, de temps en temps, par un des regards, si la combustion se fait bien et si la zone des plus hautes températures est à l'étage convenable, puisqu'il peut modifier l'arrivée de l'air et, eu quelque sorte, la hauteur du plan de séparation du combustible et des cendres, en faisant s'abaisser celles-ci par la rotation du plateau.
MM. Fichel et Heurley ont, en outre, beaucoup perfectionné le rendement de leur appareil en plaçant, à sa sortie, un récupérateur qui est représenté dans la figure 67 et qu'ils s'intitulent échangeur. Les gaz chauds, sortant par le conduit/*, traversent une série de tubes verticaux indiqués, en /, dans la coupe de la figure, après avoir réchauffé, en V, la vapeur d'eau qui vient de a, et passe dans une sorte de série de tubes pendentifs, pour aboutir en I, h l'injecteur, où elle entraîne, suivant la direction des llèches, l'air primaire, qui vient circuler, de bas en haut, autour des tubes échauffés par les gaz brûlés pour descendre ensuite, en rf, dans une conduite ménagée dans la paroi du gazogène et aboutir à l'intérieur du pivot central qui les distribuera avec la vapeur.
LES GAiCOGÈNES DOWSON lî)5
Ce récupérateur présente Tavantage d'avoir une marche continue, alors que les régénérateurs ont une marche discontinue. Il assure un meilleur rendement, puisqu'il diminue le nombre •de calories, qui seraient nécessaires pour échauffer Tair primaire à la température de combustion, et permet, en échange, une transformation d'une quantité plus.considérable de vapeur <l'eau.
Aussi, le gaz produit est-il sensiblement plus riche.
Dans un appareil produisant 270 mètres cubes de gaz à l'heure, on a relevé les chiffres suivants :
Température d'entrée du mélange d*air et de vapeur 65*^
Température de sortie du même mélange 230°
(La température d'entrée dans le gazogène est sensiblement
cette dernière température.) Température d'entrée des gaz chauds à la partie supérieure
du récupérateur 520®
Température de sortie, à la base du socle des cendres 270"
Ces résultats sont particulièrement instructifs et montrent le bon fonctionnement de l'appareil.
11 est évident que le rôle de récupérateur est très différent suivant la nature du combustible employé et que la température des gaz à la sortie varie beaucoup avec la nature du combustible.
Dans ces derniers temps, MM. Fichet et Heurley ont faTt breveter un gazogène a combustion renversée dont je parlerai au chapitre X.
MM. Fichet et Heurtcy ont fait beaucoup d'installations et •en même temps des installations considérables.
Leur gazogène a été fréquemment employé au chauffage. 11 a été installé dans les fabriques de céramique, dans les verreries, pour la cuisson de la chaux, etc.
11 a été employé à différentes applications originales, telles •que la fusion du plomb pour les caractères d'imprimerie et la fabrication des câbles électriques.
Dans beaucoup de ces installations, le gaz pauvre a écono-
106 LKS (iAZOGKNKS
iniquement remplaci^ le gaz d'éclairage, puisqu'il coule environ cinq fois moins à égalité de calories.
Il a élé également employé au chauffage d'étuves à éniailler et pour le brasage des tubes dans diverses fabriques de bicyclolles, notamment aux usines Clément et Peugeot, enfin au gazage des fils de coton.
Parmi les installations iniportantes, on peut citer le chauffage de trois fours à cornues pour la revivification du noir animal aux établissements Virley frères, à Haubourdin.
De même, une batterie de huit gazogènes, consommant ;îO tonnes de houille par jour, pour le chauffage des fours à soude de l'usine Solvay, à Saarlben, et une batterie semblable a l'usine des soudières de la Meurthe, i\ Varangéville. On peut citer aussi, à l'usine de Bormeltes, le chauffage des fours à griller le minerai de plomb argentifère, le chauffage de chaudières à distillation à la Compagnie des pétroles de Marseille et ailleurs le chauffage des chaudières à vapeur.
Mais les installations les plus intéressantes, qui ont surtout valu aux appareils de MM. Fichet et Heurley la haute réputation dont ils jouissent et qui leur ont assuré une confiance absolue, ce sont les applications à la force motrice, notamment crlle des tramways de Lausanne, d'Orléans, de Poitiers, de Tunis et de Barcelone. Je décrirai cette dernière en parlant des applications des gazogènes.
GAZOGÈNE KITSOX
Le gazogène de M. Kitson est aussi du type Taylor. Mais ce ([ui le caractérise tout particulièrement, c^est la disposition très ingénieuse de la grille tournante.
La figure 67 bis représente le bas du gazogène. On y voit que lu maçonnerie repose sur une double enveloppe en fonte 27,
i.i:s (lA/I"^fc.\KS DOWSIIN li)-
formant watcr jnckctt, dans l'intérieur de laquelle circule l'rau nécessaire à son refroidissement. Celte eau pénètre par un dispositif qui est représenté figure 68, oii Ton voit comment l'eau, entrant par 29, passe successivement dtins toutes les chambres de l'enveloppe 27, qui sont séparées par des cloisons, ainsi que le montte le détail annexé à la ligure OS, et s'échappe finalement par la tubulure 30.
Sur le plateau 13, qui constitue le fond du gazogène, et sur lequel les cendres viennent se déposer, est fixé un socle en fonte 12, muai d'une gorge 16, emplie naturellement de cendres, et portant une rigole pour un jeu de billes 11, sur lequel le cylindre 10, qui ftorte la grille, viendra tourner. La grille est solidaire de ce cylindre, qui est lui-même solidaire d'une grande tubulure lOfl, sur laquelle est calée une roue horizontale 18, que l'on fait tourner par une vis 19. i'.c mouvement entraine ainsi celui de la grille.
LE» GAZOCtNKS
Uno tuyère 17, qui est fixe, traverse tout le syslème et y amène le mélange d'air et de vapeur.
Ce qui distingue particulièrement la grille tournante du gnzo-
}<ènc Kilson, c'est que celle-ci, comme la figure l'indique, est assez fortement inclinée sur rhorizontule et que, le ciiampijj;non par lequel la vapeur et l'air pénètrent, étant lui-mi^me inclin(\ l'air et la vapeur pénètrent à des hauteurs différentes. On conçoit Facilement que le mouvement de rotation de cette grille remue, par l'intermédiaire des cendres, le cliarbon qui est placé au-dessus et tend ainsi, au moins dans le voisinage
LES (ÎAZOGfeNES DOWSON 490
de la grille, à empêcher le charbon de coller. On remarquera, en outre, dans la figure, que l'air est introduit non seulement à des hauteurs variables par des ouvertures circulaires 9a, suivant Torientation de la grille, mais encore qu'il aboutit ^par les ouvertures 106 au-dessous de la grille et pénètre ainsi, par les fentes 5, entre les barreaux 4, qui sont représentées en plan dans la figure 68.
M. Kitson a obtenu, avec cette disposition spéciale, des résultats excessivement bons, mais, toutefois, une difficulté se présentait.
Il est facile de comprendre que, dans les gazogènes type Taylor, surtout ceux, comme celui-ci, où la cuve s'élargit jusqu'à la grille au lieu d'être resserrée par des étalages, la cendre tend à s'accumuler le long des murs de la cuve.
Il conviendrait qu'il en soit ainsi, de façon que le charbon se réunisse de préférence vers le milieu où l'arrivée de l'air faciliterait sa combustion.
Mais la grille doit être calculée de façon à pouvoir varier assez sensiblement de dimension, suivant les échauiïements qu'elle peut supporter, sans être appelée, dans les parties verticales 3 qui la terminent, avenir frotter sur les murs de la cuve.
11 convient donc de laisser un certain jeu entre les murs et la grille.
M. Kitson a remarqué que, par cet espace, les cendres s'écoulaient et que le charbon suivait naturellement leur mouvement. Il y a remédié par un dispositif ingénieux.
Une série de petites pièces 22, segments épousant la forme de la cuve, peuvent lég»>rement coulisser au-dessous de la grille et sont destinées à appuyer sur la chemise intérieure du gazogène d'une façon élastique, de manière à s'opposer au passage des cendres, mais à pouvoir s'étendre ou so retirer suivant les effets do la dilatation de la grille. Pour cela, ces rondelles sont butées par une série de leviers 25, près de leur axe de rotation, et ceux-ci les poussent soit par relîort du poids d'une petite masse 26 fixée à rextrémité du bras levier 2i, soit par l'action d'un ressort à boudin attaché d'une façon analogue.
00 I.KS «A/OUÈNKS
(;AZ0GÈNE KORTEIl
Le ^nzog^ne Forler, qui est employé en AnK^rJque, est aussi
du typcTaylor. Le cônepnfuntequi soutient les étalages plonge dans une cuve pleine d'eau servant à la refroidir et à former
LKS GAZOGKNKS DO'SVSON 201
joint hermétique. Mais il est disposé d'une façon particulière pour laisser passer une partie de Tair qui alimente la combustion. On voit, en effet, dans les ligures 69 et 70, et spécialement sur la coupe CD, que le cône inférieur constitue une série de grilles inclinées enfermées dans des sortes de boîtes étanches où aboutissent lair et la vapeur par deux injecleurs opposés, dont Tun est représenté à gauche de la figure 63.
Ce dispositif est particulièrement avantageux quand on veut construire des gazogènes à forte production, où la prise d'air centrale peut ôtrc insuffisante pour la grande surface que présente le combustible en section horizontale à son niveau.
S'il n'y avait pas de prise d'air latérale, il serait, en effet, îi craindre que du combustible passe au-dessous de la prise d'air et s'écoule avec la cendre sans être complètement brûlé.
GAZOGÈNE WOOD
Le gazogène construit par MM. Wood et C'% de Philadelphie, est intéressant parce qu'il réunit le dispositif do la grille Taylor et celui du chargement automatique Bildt que je décrirai au chapitre XIII.
Les figures 71, 72, 73, 74, représentent une coupe du gazogène et la disposition de deux appareils réunis.
On y remarque la disposition du réchauffeur d'air servant en môme temps à recueillir les plus grosses poussières du générateur, et constitué par un large tube vertical dans lequel les gaz, sortant du gazogène, descendent entourés d'une enveloppe annulaire où passe l'air qui se réchauffe pour, ensuite, être conduit dans le gazogène.
Cet appareil aboutit, en bas, à un réservoir empli d'eau destiné à récoller les poussières et d'où les gaz s'en vont par une conduite verticale pour aboutir à un grand collecteur qui les conduit au bas des deux scrubbers.
Cette disposition est particulièrement visible dans la figure 74.
Du scrubber, les gaz sortent, par en haut, pour aller iraver-
202 LES f AZOOÈNliIS
scr deux filtres et, de lit, aboutir à la conduite qui les mène au gazomètre.
Les tigUR's montrent encore très nettement l'alimentation
d'eau de tous ces appareils, les siphons et les purges. Toute l'eau résiduaire aboutit, par une pente générale, dans un même réservoir d'où elle est ensuite évacuée.
Cette disposition fiénérale semble bien comprise.
,KS liAZor.fcNES D0WHO\
.izciet'iiF Wfoà ^Kneenible des apixii-cils
i. 73 PI 71. — ftléïMion el vue en pi»n dune inilallation de gaiûgtne Wood
GAZOGÈNE TALBOT
Le gazogène Talbot, représenté ligures 70 et 7f3, est aussi du type Taylor. Ce qui le différencie, c'est qu'il est travcrsL^ par un arbre vertical portant deux bras, l'un horizontal, l'autre incliné, destinés à agiter le combustible.
L'arbre est refroidi par une circulation d'eau et mis en mou
Fk. 1 el 2.
ipe et éleva tioa du gaiogûuc.
Il ^'ftiogùiiL' Talbol,
vemenl double de rotation et de déplacement vertical périodique, par une série d'engrenages fi};urés au sommet de l'appareil et entraînés par des transmissions.
LES GAZOGÈNKS DOAVSON 205
On voit, sur la figure, comment l*arbre coulisse dans le champignon qui surmonte la prise d'air centrale, et comment le mouvement, de haut en bas, lui est imprimé, par une bielle et une manivelle, en môme temps que le mouvement de rotation.
Dans ces conditions, on est obligé de mettre, au-dessus du gazogène, deux trémies de chargement, ne pouvant plus en avoir une à la partie centrale, et l'on doit installer quatre colonnes en fer pour supporter le plancher supérieur où le mécanisme est disposé.
Dans ce gazogène, les étalages sont en fonte et plongent directement dans une nappe d'eau où les cendres se perdent. . On évite, ainsi, que cette partie du gazogène ne chauffe, et Ton forme un joint hydraulique fermant le gazogène d'une manière étanche.
Ce gazogène a donné, paraît-il, d'excellents résultats et a été installé en unités de production très considérables, ainsi que les dimensions figurées au dessin l'indiquent d'ailleurs.
On dispose aussi sur ce gazogène, en profitant de sa forme évasée de haut en bas, des trous de piquage à peu de hauteur au-dessus de la zone de combustion.
On peut ainsi briser les voûtes qui tenteraient de se former.
GAZOGKXE POETTEH
Le gazogène Poetter et C'*', de Dortmond, se recommande par sa bonne construction et par sa grande simplicité. 11 est, en outre, installé d'une façon particulièrement ingénieuse pour permettre la visite facile des grilles. C'est ce qui le différencie le plus des gazogènes des autres constructeurs.
Les deux figures 77 et 78 représentent des gazogènes en batterie, pour des fours.
On voit donc, dans ces figures, un canal servant de collée-
^nir pour les gaz et des conduites communes servant à amener le vent et la vapeur.
Dans la figure 77, le gazogène est spécialement destiné à l'emploi de combustibles compacts, en morceaux, tels par exemple <{ue le coke et les anthracites.
La disposition caractéristique consiste en ce que la cuve repose sur un anneau en fer, qui est supporté par six colonnes -creuseâ en fonte, qui sont coupées dans la figure. (l'est sur
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FiG. 77.
Gazogène Poelter
•ces colonnes que la grille polygonale, en forme d'escalier, s'appuie par six consoles. On conçoit donc que, comme il est facile de passer entre les six colonnes, il sera très simple de nettoyer les grilles en cas de besoinetd'y faire les réparations nécessaires.
Comme, d'autre part, il faut que le gazogène soit élanche, on a obtenu la fermeture au moyen d'une chemise circulaire, amovible, en tôle d'acier, formant un bourrelet à la partie supérieure et venant ainsi s'accrocher dans une cornière circulaire faisant corps avec l'anneau en fer qui supporte la partie supérieure du gazogène et aboutissant en bas. dans une rigole, au niveau du sol de l'appareil.
Ces deux rigoles doivent f^tre constamnient remplies d'eau de façon h rendre les joints étanches.
Cette disposition est commune aux appareils différents des figures 77 et 78.
Dans la figure 77, l'air pénètre dans le gazogène en (' et passe en m*>me temps dans les colonnes creuses, où, par des ouvertures D, il est distribué, des six côtés à la fois, entre les
barreaux des grilles. L'arrivée d'air se fait ainsi d'une façon uniforme sur toute la face postérieure des grilles.
On voit encore, dans la figure, la disposition de la trémie fermée par nne cloche Morlon M et par un cône E. On peut remarquer des cloches servant à ouvrir ou à fermer le passage du gaz, qui se fait par la conduite A. Le gaz traverse, avant ■de rejoindre le canal principal qui devra le conduire h destination, un collecteur de poussières, qui se compose d'une tubulure centrale, par où le gaz descend, et de la tubulure annulaire par laquelle il remonte.
Les poussières se réunissent, en bas, dans un entonnoir dont l'extrémité plonge dans l'eau.
Le second appareil représenté {/ig. 78), diffère du premier en ce que l'admission de l'air ne se fait plus par les colonnes.
mais par une tuyùrc verticale surmontée d'un chapeau, comme dans le gazogène Taylor.
Cette disposition est nécessaire pour relever la prise d'air dans le cas de l'emploi de combustible pulvérulent, oii le passage de Tair serait très difficile et ne pourrait pas s'effecluer entre les barreaux des grilles.
11 existe, paraît-il, actuellement près de 200 gazogènes Poetter, dont une parlie alimente des moteurs à gaz. La bonne répartition de Tair assure une combustion intrégale des combustibles et la deuxième disposition a permis de brùli*r des lignites, môme pulvérulents.
Il y a une installation importante do ces gazogènes dans l'usine de la Marine, à (iuérigny.
NOUVEAU GAZOGÈNE GROSSLEY ET ATKINSON
Le gazogène Crossley est aussi à grille tournante avec joint hydraulique; mais il est particulièrement caractérisé par les procédés employés pour échauffer le charbon avant son arrivée h la zone de combustion.
Il se compose essentiellement d'une cuve en tôle d, fort haute, et dont la partie basse forme joint hydraulique dans une cuve r/ remplie d'eau et disposée de façon à ce qu'on puisse facilement en extraire les cendres.
La partie centrale du gazogène est composée d'une chemise rcfractaire é, soutenue par une chemise extérieure en fonte ri, qui ne vient pas appuyer sur Tenveloppe extérieure en tôle, mais laisse un espace vide dans lequel circule l'air primaire qui pénètre par / et s'échauffe ainsi en e, avant d'aboutir autour de la grille tournante.
Celle-ci repose, comme d'habitude, sur des boulets, maintenus dans une rainure, et est mise en mouvenwînt par un engrenage et une manivelle extérieure. Sur une table circulaire
lournanlf viennent s'articuler des barreaux coudés qui constituent la grille.
Les {(az sont reçus à la partie supt-rieurc Jans une largii »*tochc /■, autour de laquelle le charbon descend on in.
VouT que cclui-cî se réchaufTe bien, l'on dispose, h l'intérieur ju cuvelage réfractaire, une chemise en fonte p.
Le charbon est introduit autour de A' par deux trémies h «ônes /.
On voit encore dans les figures 80 et 81 cinq regards n liermettant de constater l'état du feu et de le tisonner, ainsi ^luc trois portes o, qui permettent d'aboutir h la grille.
Ce gazogi>ne semble très bien compris, et on doit admirer,
LKS GAZOGfeNKS
en particulier, le soin avec lequel les chaleurs perdues par le^^ gaz sortants sont récupérées pour réchauffer le combustible.
Je crains cependant que les pièces en fonte autour de la prise de gaz ne soient très rapidement brûlées.
Kn;. 80 Pi 81. — Détails du gazogt'ne.
J'ai montré les gazogènes du type Dowson et les gazogènes? du même type, modifie par une prise d'air centrale et des grilles tournantes, dérivant plus ou moins du procédé Taylor.
Dans une parlie de ceux-ci on a déjà pu supprimer la chaudière, mais l'ensemble des appareils reste fort encombrant, ce qui est particulièrement gênant pour l'installation de petits moteurs à gaz pauvre.
Depuis quelques années on a cherché à créer de nouveaux types, où l'on puisse supprimer le gazomètre et faire aspirer directement le gaz par le moteur à gaz.
M. Bénier a été le précurseur. Le gazogène Taylor ol G** a, en somme, réussi. Il a élé très fréquemment imité.
D'où toute une série nouvelle de gazogènes que je vais décrire.
GAZOGENE BÉXIEK
M. Bénier a fourni, sur les moteurs à gaz et les gazogènes, un travail considérable. 11 est certainement Tun de ceux auxquels on est redevable des plus grands progrès qui ont été faits dans cette voie, mais il n*a pas été heureux jusqu'à présent, et il faut espérer que l'avenir lui sera plus favorable.
Il a toujours voulu réunir ensemble le moteur et le gazogène et, dans ses moteurs h gaz, il est resté attaché aux moteurs à deux temps de l'ancien type, c'est-à-dire aux moteurs avec compression dans un cylindre spécial, ce qui a peut-être été la cause de son insuccès.
Le gazogène, ici représenté, est un gazogène i\ grille tournante cylindrique.
C'est en effet une des inventions qui sont dues à M. Bénier, d'avoir imaginé une grille dont les barreaux reposent sur un cylindre creux, en partie rempli d'eau et que l'on peut, de temps en temps, faire tourner.
Le mouvement de rotation entraîne les poussières et permet de présenter la grille sous une face nouvelle, de façon à éviter un échauffement trop vif; en outre, l'eau contenue dans la grille refroidit les barreaux i>ar conductibilité et, en s'échauffaut, permet de fournir, sans autre chaudière, la vapeur nécessaire au gazogène.
M. Bénier est, en effet, je crois, le premier de ceux qui aient cherché à utiliser les chaleurs perdues dés gazogènes pour produire la vapeur nécessaire.
\m gazojîônc représenté fifrures82, 83, 8 i, 85, se sij^Dale encore par une nnirc parti cillante. H se compose eCTectivcment de deux cnves. l'une tfans fiiiitrr, entre lesquelles circulent l'air et la
vapeur, qui se rendent sous la grille, de fa<;on à y parvenir à une le m pi' rature élevée, en ayant récupéré les chaleurs perilnes aux parois.
On voit, en effet, en A, l'enveloppe en fonte qui entoure tout l'appareil et <jui est garnie d'une chemise réfraclaire A'.
LES (;VZ()<iKNES DOWSON 213
Elle est Ijoulonnéi^ au socle G', G^, qui porl.c la grille et le cendrier.
Cette enveloppe présente, en D, une double arête intérieure, constituant, en M, une gorge annulaire.
L'enveloppe en fonte B, garnie, elle aussi, d'une chemise réfractaire IV, séparée suivant l'usage par une couche de sable G, repose, par un rebord circulaire, sur les supports D, de sorte que le gazogène, ou, du moins, la partie où se fait la combustion, est suspendu, en quelque sorte, dans Tenveloppc extérieure A et que le garnissage réfractaire, disposé à la partie supérieure, rend la jonction élanche. L'on comprend maintenant que, si l'air et la vapeur aboutissent à la rigole annulaire M, ils pourront descendre autour de l'enveloppe B qui ne joint pas hermétiquement les garnitures réfractaires A^ ils se chaufferont ainsi au contact de l'enveloppe D pour aboutir à la grille.
Cette grille tournante est constamment n«»ltoyée par un peigne E. On y voit aboutir, auprès de la partie supérieure, une tubulure J, qui entraîne la vapeur fournie. Celle-ci se rend dans la chambre I, puis, par un tuyau et un robinet, dans une chambre voisine, d'où, par de petites ouvertures i, elle pénètre en L, où elle rencontre l'air dont l'admission est réglée par le bouton /, et le mélange vient dans la couronne M.
On voit encore, aboutissant a la grille, les conduites g^g* qui serv'enl à y introduire de l'eau et gf/'^ qui sert il évacuer le trop-plein, enfin, la vis P, qui maintient fermée la porte à laquelle ces tubulures sont ajustées,
En examinant le plan de la partie basse du gazogène, on remarque encore une porte h vis L servant au décrassage et une chambre N où un piston N' peut être ouvert, quand le gazogène doit fonctionner en combustion lente sous le tirage naturel d'une cheminée.
Dans la figure 8i, on voil encore l'élévation de la trémie posée sur le chapeau 0, et la conduite Q par laquelle les gaz s'en vont à l'appareil chargé de les refroidir et de les nettoyer.
Celui-ci constitue un double laveur, où le gaz vient barboter, en F, dans une couche d*eau, puis monte, en étant chicané par une série d'étagères, et aboutit en Q* dans une conduite, sorte de siphon, où il monte et redescend. Cette disposition permet de rencontrer encore dans le même appareil une nouvelle couche d'eau, de traverser à nouveau un second jeu de chicanes, pour aboutir enfin au sommet de Tappareil par la tubulure C^ Ensuite il y a encore un laveur d qui aboutit à un appareil ingénieux ligure en H et destiné à nettoyer les poussières. Les gaz vont à un réservoir I, d'où ils seront conduits au moteur.
(iVZOGÈXE TAVLOR ET C
Le gazogène exploité par MM. Taylor et C'% à Paris, est du môme type et spécialement imaginé pour Talimentation des moteurs de petites puissances.
Quand il s*agit de prévoir un gazogène pour des moteurs de 15 à 20 chevaux, la concurrence la plus sérieuse que Ton rencontre est celle du gaz de ville et du pétrole. Caries machines à vapeur ne sont pas avantageuses pour d aussi petites puissances et occasionnent une grande consommation. Généralement elles ne sont pas à condensation.
D'autre part, le gaz de ville et le pétrole, à défaut de la machine à vapeur, présentent l'avantage de ne nécessiter qu'une surveillance très restreinte.
Il convient donc, pour employer économiquement un gazogène avec d'aussi petites puissances, d'imaginer un appareil nécessitant peu de surveillance, et, en ce cas, il n'est nullement nécessaire d'éviter l'emploi des combustibles chers.
11 estcerlain, pour prendre un exemple, que, si l'on peut, avec un petit gazogène, dépenser 1 kilogramme de combustible, là où il fallait un mètre cube de gaz de ville, que, si
LKS GAZOGÈNES DOAVSON 215
celui-ci coûte fr. 25, il n'est pas très important que le kilogramme de combustible coûte 3 centimes ou 4 centimes ; tandis •que, s'il s'agissait d'installations importantes, où la concurrence des machines h vapeur doit être considérée, un écart du tiers dans le prix du combustible à employer aurait un tout autre intérêt.
-MM. TayloretC'*' ont donc cherché à supprimer le plus possible les épurateurs qui 'constituent la partie délicate d'un gazogène, et ils ont surtout réussi en employant des combustibles très purs et dépourvus de matières volatiles, des anthra- •cites, de préférence des anthracites anglais.
Ils ont, en outre, supprimé la chaudière ou, du moins, remplacé celle-ci par un appareil de vaporisation automatique ne demandant pas de surveillance.
Ils ont disposé leur appareil de façon à ce que le chargement se fît à de longs intervalles et que le décrassage n'ait pas besoin d'être opéré plusieurs fois par jour.
Pour obtenir ce dernier résultat, ils ont construit leur gazogène sans grille.
Enfin, n'ayant pas de chaudière indépendante et ne pouvant pas donner à la vapeur une haute pression, ils ne pouvaient pas faire insuffler l'air par un injecteur; ils ne voulaient surtout pas compliquer la machine par un ventilateur; ils ont imaginé de faire faire Tappel directement par le moteur.
La disposition du gazogène Taylor nécessite donc l'emploi d'un moteur.
On pourrait craindre que le mouvement irrégulier, de l'air •et des gaz, produit par les aspirations du moteur, nuise au fonctionnement du gazogène et que cette aspiration ne convienne pas au bon fonctionnement du moteur.
Il n'en est pas ainsi. D'abord, l'irrégularité de la demande n'est pas absolue, le mouvement de l'air et des gaz est en quelque sorte périodique et la qualité de ceux-ci doit <Hre sensiblement la même à chaque aspiration.
En outre, les quantités aspirées ne sont pas considérables et leur demande est fréquente. Aussi peut-on admettre que
LKS (iAZOfifoNKS
si les conduites <le distribution sont un peu longues, le mouvement sera très régulier au travers du gazogène. Co qui est lo principal.
MM. Taylor et C''' disposent d'ailleurs un petit réservoir à proximité du moteur, qui permet de réduire beaucoup les variations ainsi produites on faisant en quelque sorte volant.
La figure 80 représente le sciiéma de l'ensemble d'une installation du nioieur à gnz pauvre avec le gazogène Taylor.
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Vue dune Installation coxnpléte Fni. 80. — Ga7.ftgîno Taylor ri C'.
On voit, en 11, le réservoir de détente dont je viens de parler^ communiquant avec la culasse du moteur par la conduite (fadmission. En (i, est un scrubber laveur où le gaz abandonne les poussières qu'il contient. En A, est le gazogène luimême qui est représenté en coupe dans la figure 87.
Ce gazogène se compose d'une enveloppe en terre réfraclaire 25, rétrécie dans le bas et formant des étalages 26, la cuve ayant ainsi la forme de celle d'un biuit- fourneau. Elle est soutenue par diverses pièces en fonte, facilement démontables, représentées en 21 et 22, se composant notamment d'une plaquo métallique 22, qui supporte les étalages et d'une pièce posée sur un rebord de l'enveloppe en t(Me du gazogène et, qui entoure ioute la terre réfraclaire qui fornve le foyer, supporte, en mémo
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temps, celle qui fornio In cuve. Un espaee annulaire, «indique' en 20, est réservé pour permeltre à l'air et ô la vapeur de circtilerauloiirdu foyer.de fiicon à s'échauirer el à [irùtéfrer ces
Kiri. 8T. ■ - Cniii'i' ïiTlirak du fia'fiili'ni' Tnvior et C'-.
piîïces niétniliques. Une bague, figurée en 2i, et appuyée sur cette monture par des vis pointeaux, la raaîniient. Enfin des entreloises, figurées en 23, et reliées par des doubles écrous au socle 2i, supportent ta plaque 22 et permettent de la serrer contre la terre du foyer,