LES APPAREILS AUXILIAIRES
Diamétralement opposée est une conduite, qui traverse l'élément et qui permet, pour le troisième élément, par exemple, (le donner communication entre l'élément 2 et l'élément 4 aux fluides qui sont travaillés dans ces éléments.
De celte manière, si Tair barbotte, avec de l'eau, dans les éléments pairs, le ga/ en fait autant dans les éléments impairs et ceux-ci échauffent par contact les premiers.
Ces éléments sont, en somme, disposés comme ceux d'une pile, en tension.
Les ligures 212 et 213 montrent ces éléments en coupe, verticale et horizontale.
La coupe AB est faite par Taxe des ouvertures rf,rf qui donnent passage à Tair et aux gaz.
Les (lèches montrent très nettement le sens du passage de ces fluides.
Si le gaz est supposé marcher de haut en bas, il lèche d'abord la paroi plane/», recouverte d eau en très mince épaisseur; cette surface se termine au-dessus d'un double plateau /*, incliné légèrement, de telle sorte que le gaz est obligé de circuler sous forme de lame entre e et /et c, etque l'eau qui est tombée en cascade de e sur /l'accompagne
Pour augmenter encore la surface de contact, on remplit les intervalles avec des matières poreuses, comme le coke.
On voit, dans la figure, que si r est une simple cloison horizontale, avec une très légère pente, les plateaux / sont, au contraire, des sortes de tables, entourées d'une rigole creuse, dans laquelle l'eau vient se réfugier. Aussi, le gaz, que l'on fait, pour plus de sûreté, traverser une grille /, peut sortir de l'élément sans entraîner l'eau avec lui.
L'élément au dessous, étant réservJ au barbottage de l'air et de l'eau, le gaz le traverse par le conduit vertical d pour aboutir <\ l'élément suivant, où une opération semblable doit être effectuée.
Les floches montrent le mouvement de l'air, circulant de bas en haut, rencontrant les mêmes obstacles, barbottant dans
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la même eau, qui est de plus en plus chaude, au fur et à mesure que l'on s'tïlèvedans l'appareil.
Pour que l'eau puisse passer d'un élément à l'autre, tout ■en conservant l'étauchéilé nécessaire et qu'il n'y ait pas, d'une façon malheureuse, mélange d'air el de gaz, un dispositiT ingénieux a été imaginé.
Pour circuler, Teau se recueille dans les rigoles i, i, réservées .autour des tables /. Cette eti<i aboutit a une ouverture^', qui
la conduit à un siphon hk au-dessus dos chicanes e, par des ■ouvertures o, ménagées dans une paroi inclinée.
Une branche de ce siphon est ouverte on m à Tair libre.
Un conçoit donc que, si l'air el les gaz circulent exclusivement d'un élément pair, à un élément pair ou d'un élément impair & un élément impair, l'eau passe successivement par toute la .série des éléments pairs et impairs et constitue ainsi un véhi-
LES APPAREILS AUXILLVIRES 379
cule qui facilite les échanges de chaleur entre le gaz et Tair.
C'est là une disposition très ingénieuse, d'autant plus recommandable que lappareil est très simple et peu coûteux, précisément parce qu'il est formé par la superposition d'une série d'éléments semblables.
On peut faire varier, à volonté, le courant d'eau, en réglant l'arrivée de l'eau dans le premier réservoir, m^ cl obtenir le courant qui donne le résultat le meilleur.
Quand Tair est insufflé au gazogène, les défauts d'étanchéité de lappareil sont peu à craindre. Us n'auraient pour eflet que de mélanger un peu de gaz à Tair qui aboutit au générateur.
L'air ne pourrait pénétrer dans le gaz, puisque la pression est inférieure.
TUYAUX d'oRGLE
Les tuyaux d'orgue sont très fréquemment employés pour refroidir et condenser les goudrons.
Ils se composent essentiellement d'une série de tuyaux en fonte, de section assez réduite, réunis deux par deux, par des T, et parcourus par les gaz, alternativement, de bas en haut, et de haut en bas. L'eau de lavage et les produits de condensation se rendent dans une grande cuve horizontale séparée par des cloisons d'où ils découlent.
On fait passer les gaz, successivement, dans tous les tuyaux, ou bien ils parcourent les tuyaux deux par deux, trois par trois, etc.
Plus il y a de tuyaux traversés à la fois, plus la vitesse du courant est lente, de telle sorte qu'il semble, avec les mêmes tuyaux, qu'il n'y a aucun avantage ni inconvénient à les faire circuler, au moyen de cloisons de la grande caisse, par deux, trois ou quatre.
Lorsque les tuyaux doivent être parcourus un par un, il y a à
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craîadre qu'un tuyau xm se bouche, avec le dépùt <le goudron qui s'y forme. Aussi, pour ma part, je ne suis pas partisan de ce mode de groupement. Dans les figures 315, 216, et 317, j'ai représenté un jeu ofi'les tuyaux sont assemblés 4 par 4 et 5 par 5.
Dans certains tuyaux d'orgue, on fuit tomber de l'eau, de haut en bas, pour laver cl refroidir le gaz. Il n'y a pas, alors, besoin que la section soit très rMuite. Les tuyaux d'orgue agissent comme des scmlibers.
D'aulros fois, on préfi're fermer les tuyaux d'orgue, les plonger danti une caisse en Wilu pleine d'eau.
LES APPAREILS AUXILLURES 381
Le refroidissement se fait alors par la surface externe. Il convient que les tuyaux soient de petit diamètre.
Dans tous les cas, il faut que les tuyaux, à leur partie supérieure, soient fermés par des tampons, que Ton puisse périodiquement retirer pour le nettoyage.
M. Thwaite installe, au haut de ses tuyaux, une caisse, en tôle, remplie d'eau. Il fait une chasse d'eau, par le tuyau, pour le nettoyer, quand il craint qu'il soit engorgé, sans avoir besoin dlnterrompro le fonctionnement de Tappareil.
On a fait une variété très grande d^appareils d'rpuration du même ordre.
On en trouvera la description dans les ouvrages relatifs au gaz d'éclairage.
Un des appareils qui est le plus employé, et dont on trouve le dessin, en coupe, dans la description que j'ai donnée du gazogène Dowson, c'est le filtre, chargé, le plus souvent, de libres ou de sciure de bois, chargé fréquemment d'oxyde de fer, destiné à retenir les sulfures.
Ces lîltres-là se composent, essentiellement, d'une ou deux caisses dans lesquelles les gaz circulent, de haut en bas ou de bas en haut, et où les matières filtrantes sont placées dans des tiroirs en toile métallique ou en tôle ajourée.
De cette façon, on peut fréquemmentretirer les tiroirs, épurer ou remplacer la matièi*e filtrante.
L'épuration a été poursuivie beaucoup plus soigneusement pour les gaz de hauts-fourneaux, où son étude s'impose, et dans lesquels les poussières sont particulièrement fines et difficiles à séparer des gaz.
Je ne décrirai pas, ici, les appareils spéciaux que l'on a imaginés dans ce but, je prierai plutôt de se reporter aux communications de M. Lûrmann, de M. Dutreux, de M. Lencauchez, et h l'ouvrage que j'ai publié sur ce sujet.
Il est évident que les dispositions qui ont été adoptées pour les hauts-fourneaux conviennent également pour les gazogènes
cl qu'il y a lieu, au moins, de s'inspirer de leurs principes. A ce sujet, il faut prendre en considération sérieuse les travaux de M. Thwaite, et il est certain que son filtre en forme de bobine où la matière filtrante est placée dans un cylindre creux, que les gaz traversent, de Textérieur h Tintérieur, est une solution particulièrement heureuse.
On a cherché, surtout, à utiliser les effets de la force centrifuge pour séparer, dans un gaz, les matières solides, lelIeS" que les poussières, qui sont en suspension, et les matières liquides qui restent aussi en suspension, parce qu'elles sont condensées en gouttelettes excessivement fines.
On sait que, lorsqu'un corps est excessivement petit, sa surface devient infiniment grande par rapport à son volume et à son poids, et que, dans ces conditions, la résistance d'un gaz, contre la surface de cet infiniment petit, devient très grande.
C'est pour cette cause surtout que les poussières impalpables sont si facilement entraînées dans l'air et qu'il est à peu près impossible de les séparer, par le seul effet de la pesanteur.
Evidemment, dans une masse gazeuse, où les vitesses relatives des différentes parties des gaz seraient nulles, les unes par rapport aux autres, toutes ces particules tomberaient au bas du récipient, au bout d'un temps plus ou. moins long, et il serait facile de les recueillir. .
Mais il suffit du moindre remous, dans la masse gazeuse, ou d'une légère vitesse de progression du gaz, pour que les poussières soient entraînées..
Aussi, rencontre-t-on deux difficultés, pour faire cette séparation. La première, c'est qu'il est impossible de faire des appa^reils, assez grands et assez soustraits aux influences extérieures, pour que les gaz y séjournent suffisamment en repos.
La seconde est que, soit en voulant enlever les poussières, soit en voulant évacuer les gaz, on produira toujours un remous, dans lequel les poussières seront à nouveau dans la môme proportion.