‹ Les gazogènesChapitre 5 sur 61 · C-,(jO à · texte numérisé non relu

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1 mètre

Sous réserve de la craint3 que je signale, que ce qui est recueilli ne soit pas semblable à ce qui existe réellement dans la zone de combustion, les expériences de M. Euchène ont un très grand intérêt et donnent une grande clarté, au milieu de la discussion très vive qui a eu lieu, au sujet des gazogènes dits de gaz à Teau Dellvvick-Fleischer et Strache.

Le gazogène Dellwick-Fleischer est construit de telle sorte que Ton doit produire la combustion complète au-dessus de la grille sans arrivée d'air secondaire, par conséquent dans la masse môme du charbon, les gaz produits étant abandonnés à Tair et ne devant pas rester combustibles.

On a réalisé ce desideratum, en donnant à la couche du combustible une épaisseur très réduite et en soufflant énergiquement l'air. Effectivement, Texpérience semble montrer que les gaz brûlés ne comprennent presque que de Tacide carbonique, quoiquecependant la température de combustion doive être très élevée, puisque cette combustion a précisément pour but de porter à haute température le charbon dans lequel elle se produit.

A mon avis, la combustion ne doit pas être complète dans le charbon môme, mais une partie de Tair doit le traverser et brûler les gaz combustibles, immédiatement à la sortie de la zone du charbon rouge.

L'expérience a donc montré que, dans la masse de charbon, ou au ras de celle-ci, la combustion se faisait ainsi d'une façon très complète parce que la couche de combustible était peu épaisse, mais cependant le D*" Strache et le D' Jahoda ont

LA COMBUSTION

fait, à Vienne, une série d'expi^riences des plus intéressantes, qui semblaient établir, au contraire, que l'importance de Tépaisseur delà couche était de nulle valeur et qu'il ne fallait considérer que la température du combustible pour connaître

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Fia. 1. — Expérience des dorlours Strache Pl Jnhoda.

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les proportions d'oxyde de carbone et d'acide carbonique entraînés.

Ces expériences ont été décrites dans le Journal fi)r Gaahe- Icuchtitng Untl Wasserversorgiing parle l)*" ll.Biinte.

J'en extrais un tableau du plus haut intérêt.

Dans la figure 1 représentant des diagrammes relevés par les D"* Strache et Jahoda à l'usine h gaz de Pattau, ou a figuré 11 diagrammes où los ordonnées représentent la quan-

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tUé d'acide carbonique, dans les gaz sortant d'un gazogène, alors que les abscisses représentent la température h laquelle ces gaz quittent le combustible.

La première remarque à faire est que, si ces courbes ne sont pas absolument régulières, parce que les mesures rigoureuses sont bien difficiles à obtenir dans ces circonstances, on peut, tout de même, remarquer qu'elles ont toutes une allure semblable, qu'elles s'incurvent de la môme manière, et qu'elles tendent vers une asymptote commune. Les hauteurs de charbon, dans le gazogène, étaient assez grandes, près de 2 mètres, mais la vitesse d'insufflation de l'air, qui est indiquée d'ailleurs sur chaque courbe, était bien différente, puisque sa valeur varie de 1™,67 à 4 mètres par minute.

On peut encore remarquer, en examinant ces courbes, que celles-ci ne se suivent pas du tout dans Tordre des vitesses d'insufflation et en conclure que la quantité d'air qui traverse le combustible est, à peu près, sans importance sur les proportions d'acide carbonique et d'oxyde de carbone qui sont ainsi produites.

Ceci fut vrai dans les expériences faites à Pattau, mais la couche de charbon était encore importante, et il ne faudrait pas déduire de là que, si elle avait été réduite, les choses se seraient passées de la même manière.

M. Ledebur avait déjà donné des résultats d'expériences analogues, que M. Witz signale dans son tome II et dont je reproduis ici les tableaux :

PROPORTIONS d'acide CARBONIOrE ET d'oXYDE DE CARBONE

En poids

Températures

3oO°

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On peut y constater que les chiflres diffèrent sensiblement de ceux fournis par le D' Strache en ce que les proportions

LA COMBr.^TION 27

d'acide carbonique, enlre 500'' et 700**, sont beaucoup plus élevées que celles relevées par ce dernier.

11 semble, d'ailleurs, que les chiffres de MM. Strache et Jahoda doivent inspirer plus de confiance, car ces températures de 500° à 700°sontles températures de sortie debeaucou|) de gazogfènes dans les gaz desquels on ne relève pas d'aussi grandes proportions d'acide carbonique.

En résumé, pour qu'une combustion complète se fasse bien, il faut qu'il y ait une bonne proportion de combustible et de comburant et, pour qu'il en soit ainsi dans toute la zone de combustion, il faut que le mélange soit bien homogène, si le combustible est gazeux qu'il soit bien brassé avec Tair, si le combustible est solide, qu'il soit en grains de la même grosseur et, s'il est liquide, qu'il soit pulvérisé au contact de l'air. Il faut, en outre, que la chaleur prodiiile et l'énergie latente» développée soient, au fur et à mesure, employées de façon que, dans la zone de combustion, le mélange combustible conserve le môme état, la môme température, le même potentiel électrique. Il faut enfin que les produits de la combustion, gaz brûlés et cendres, ou scories, soient enlevés, au fur et à mesure qu'ils se produisent.

11 en est de même, lorsque Ton cherche une combustion incomplète, comme la formation de l'oxyde de carbone, ou une double réaction, comme dans les gazogènes mixtes, où l'on produit de Toxyde de carbone et de l'hydrogène. 11 en est encore de même, pour la fabrication du gaz à l'eau, avec cette dillVrencc qu'il faut fournir de la chaleur, puisque la réaction est endothermique.

Là encore, la température joue un rôle très important et le charbon sera transformé en acide carbonique, ou en oxyde de carbone, en proportions variables, par l'oxygène ou la vapeur d'eau, suivant la température de la réaction.

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