‹ Les généraux bernoisChapitre 22 sur 113 · ALBERT DE STEIN · texte numérisé non relu

ALBERT DE STEIN

II était le quatrième fils de Brandolf, le défenseur de Grandson en U76, et d'Anastasie Schwend, de Zurich, qui épousait ensuite l'avoyer Guillaume de Diesbach. D'une famille noble, il naquît probablement à Thoune où son père fut avoyer. D'abord membre du Conseil souverain et bailiif d'Aarbourg, il enrôla en 1509 avec Jean Frisching 800 Bernois au service de Venise^ En 4542 il levait un corps-franc pour guerroyer contre les Français dans les montagnes de Savoie. Le 6 juin 4543 il rangea l'armée suisse en bataille devant Novare et eut deux dievaux tués sous lui dans cette journée. Le 96 de ce mois , il se trouva auprès de ravoyer Jacques de Watteville quand celui-ci rassembla les bourgeois

pour chasser de Berne les paysans révoltés. Bn 4514 il entrait an Pelit- Conseil et apaisait avec nne dépntation suisse des tronUel dans le canton de Solenre, après quoi il était envoyé à la cour de Milan. Bn 1545 il commanda les 600 hommes dn contingent bernois , puis fnt capitaine des hallebardiers k Tarmée confédérée envoyée an duc de Milan contre François I**. D fat de ceux qni conseillèrent d'attendre les Français au pied des Alpes dn Piémont; lorsqu'on ne peut plus arrêter cette invasion , il aida à condure le traité de Galeran, qui Ûvra an roi le Milanais et son duc , et à la snite dnqnel 1000 hommes sur 7000 le suivirent lui-même jusqu'à ' Domo d'Ossola et en Suisse. L'année suivante, il amenait au roi 40—42,000 Suisses levés malgré les cantons. Celui-ci l'en récompensa en lui donnant la seigneurie de Montréal en Lombardie, tandis que Berne le bannit et contisqua ses biens. Après la levée du siège de Milan par l'empereur Maximiiien, il mena un grand train à Genève puis à la cour de France où il rendit des services à son pays. En 1521 il commandait pour la France une garnison suisse à Bergame et aidait à Lautrec à dégager Parme. En 4522 il était à la tète des 3000 Suisses du détachement de Montmorency qui combattit à Porto-Falcone, et prit d'assaut Novare et Vigevano. A la tète de 8000 Suisses avec Arnold de Winkelried, il fut tué à la Bicocca par Georges Frundsberg, chef des lansquenets, qu'il avait blessé. D'autres le font tomber sous une balle espagnole. D'une instyiction alors peu commune et un des hommes les plus remarquables de son pays, il fut en défmitive un aventurier turbulent et avide de gloire et d'argent. Les auteurs contemporains l'appellent en français Albert de la Pierre , en italien Alberto Petra. Sa seconde femme Cleopha Krîeg de Bellikon, à laquelle il ne laissa que des dettes, lui avait donne un fîls unique nommé Brandolf, qui périt dans la campagne de Naples en 1528. Retournée à Zurich, sa patrie, elle se remaria avec Lienhard Holzhalb..

D'après une lithographie qui est en tète dn NtujàhrsbUUt de 4800. L'original en était le portrait du héros tel que son camarade Nicolas Manuel l'a représenté dans la DmM de» mnU peinte par lui sur le mur de l'ancien cimetière de Berne.

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