‹ Les généraux bernoisChapitre 24 sur 113 · LOUIS D'ERLACiH · texte numérisé non relu

LOUIS D'ERLACiH

II était neveu de l'avoyer Rodolphe et fils de Jean-Rodolphe, adjoint comme conseiller à Adrien de Bubenberg pendant la défense de Morut en 1476, et de sa femme Kunigonde de Balmoos, Né en 1470, il faisait en 1494 partie d'une levée illicite au service de France en Italie; il en commandait une pareille en janvier 1500. On lui confisqua ses biens qu'on vendit à l'encan à la Rue croisée de Berne et on lui ôta sa place au Petit Conseil. Il n'en servait pas moins en 1507 comme lieutenant dans une nouvelle levée illicite au siège de Gènes, où Louis XII l'armait chevalier. L'année suivante i^ commandait en second une autre levée en Milanais. En 1511 on lui faisait grâce de la nouvelle confiscation de ses biens. Sa liaison avec l'imposteur Furno lui valut de la part d'un historien n répithète de guerrier sans foi ni fidélité. En 4512 il servit Mazimilien Sforza et resta en 1513 à la tête de la garnison de Novare, après la rentrée de ce duc à Milan, il parait avoir pris part à l'expédition de

Dijon. En 1545, il délivrait à Moncalieri son ami et élève Albert de Stein» assailli et arrêté par des hommes de Schwyz et âe Glaris. H Ait un des négociateurs da traité de Galeran. L'année suivante il acheta la baronie de Spiet» et l'ancien manoir des Bubenberg à Berne (qu'il rebâtit à neol), d'Agathe de Bonstetten mariée à Louis de DieÀach et nièce da ûuneux Adrien. Mais la même année il suivait de nouveau Albert de Stein en Italie, ce qui lui valut encore la confiscation de ses biens mais pour peu de temps. En 4520 0 rentrait au Petit Conseil et en 4524 il éÂait capitaine d'une levée bernoise accordée au pape Léon X, qui l'armait aussi chevalier du St-Siége à Rome, après qu'il avait comcoromandé la garde du légat Poooi. Il n'en levait pas moins dans le môme été 8000 Suisses pour le service de France et contre le Pape et âdait à dégager Parme. Le 29 mars 4522, il mourut dune maladie longue et douloureuse et sans laisser d'enfants de ses trois femmes Vérène de Miilinen, Madeleine Glaser, dont le frère avait été exécuté en 1513, et Barbe Schmid d'Uri, qui l'abandonna en le volant. Il se fit ensevelir dans la Chartreuse de Thorberg et nomma son héritier principal Jean d'Erlach, plus tard avoyer et fils de l'avoyer Rodolphe, bien qu'il eût à se plaindre de ce dernier. Il substitua Spietz au fils aîné de Jeaa et lit ainsi de cette baronie un Gdéicommis de sa famille.

Pas de portrait.

(Les deux gaetna dA CappeL)

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