‹ Les généraux bernoisChapitre 42 sur 113 · JÉRÔME D'EIULACH · texte numérisé non relu

JÉRÔME D'EIULACH

Petit-file de l'avoyer François -Louis par sa mère et baptisé le 34 diars 4^, il fut seigoenr de Thonstetten, Moosseedorf et Wylhof, Urtenen et Hattstetten, Hindelbank et Bariswyl. A l'exception de la première, ces trois terres formatent un seul territoire réuni. A onze ans il était cadet aux gardes-suisses de France. Comme officier du régiment bernois d'Brlaoh il se faisait remarquer par le duc de Noailles en Catalogne où sa bravoure loi valut une ^compagnie. Quittant ce service , il entrait au conseil des Deux-Cents et devenait colonel d'on régiment levé en 4702 par les cantons protestants au service de Léopold I*' pour la garde des villes forestières. Le laissant dans sa garnison, il faisait les campagnes de 4702, 47CK3, 4704, et était chargé.^ cette dernière . année, d'une mission "auprès de l'empereur qui le nomma général- iTiaj or et lui donna, d'après Hay et Girard, une chaîne d'or avec son portrait. En 4705 il recevait de lui le grade de feldmarécbal-lieutenant et la place d'un de ses douse premiers chambellans, du duc Bberhard de Wurtemberg Tordre de St-Hubert, et du margrave de Brandenburg l'ordre de l'Aigle rouge. Baillif bernois d'Aarwangen depuis cette époque jusqu'en 1713, il fut chargé en 1712 d'une nouvelle mission à Vienne dont il profita pour empêcher la cour do secourir l'abbé de St-Gall contre les cantons protestants. En 1713 il se distinguait encore devant Landau et Hagenau et quittait le service en 1714 à la réforme (le son régiment. Il entrait au Petit Conseil en 1715, devenait trésorier et haut-commandant du Pays de Vaud en 1718 et succédait en 1721 à l'avoyer Frisching dans sa charge. En 1745 il devenait comte du St-Erapire lui et ses descendants mâles, dignité dont il ne fit jamais usage pour lui-même. Il remplit plusieurs missions politiques importantes. Le plus riche Bernois de son temps du chef de sa femme qui était la fille unique de Tavoyer Willading, il mena un grand train. Le plus grand homme de son pays à cette époque, il jouit dune grande considération au dehors et correspondit avec des ministres étrangers et de grands personnages,

entr'autres avec le prince Eugène de Savoie, sous lequel il avait servi. Après avoir parcouru une carrière brillante , glorieuse et active, il résigna ses charges en 1747 et mourut aveugle le 28 février 1748. L'aîné de ses deux fils, I avoyor Albert-Frédérie , lui érigea un mausolée magnifiqae dans l'église de Hindelbank. Jérôme avait bâti le château de ce nom, dont il acheta la terre, et celui de Thunsletten. Il avait acheté en 1747 de Sigismond d'Ërlach, maréchal de la cour de Prusse, tout l'ancien hôtel d'Erlach.

D'après un portrait gravé par Wille, qui appartient à M. d'Erlach- Mùliiien à Berne. Il avait été défendu dans le temps, parce que la ïé^ gende mentionnait le rang de comte du St-Empire. *

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