JEÂN-ROiN)LP]IE MATé
Frère de 1 avoyer Béat-Louis et baptisé le 25 janvier 1652 à Rued, il fut seigneur de Schoflland , dont il vendit plus tard la moitié à son frère. Il se distingua en Catalogne de 1073 à 1698 comme capitaine f)uis comme lieutenant-colonel du régiment bernois d'Erlach. ensuite Manuel. A la mort de ce dernier colonel en 1701, les ministres, mécontents de Berne, firent donner le régiment au brigadier Charles de Villars-Chandieu, au détriment de May qui reçut la commission de colonel, et en 1702 le régiment suisse de Jeune Salis. A cette occasion Louis XIV lui dit : «Monsieur May, vous ètes bien dédommagé, car je \ous donne le plus brave régiment de la nation, et il est en bonne main, pour le maintenir dans sa valeur. » A la tète de ce corps il faisait les campagnes de 1702, 1703, 1705 aux Pays-Bas; comme brigadier celles de 1706, 1707, 1708. Dans celle de 1709, son régiment fit partie de la brigade suisse Broiullé. Celle-ci repoussa à deux .reprises à Malplaquet la brigade bernoise com^ mandée par Gabriel May (qui suilj, son cousin issu de germain, au service de Hollande. La brigade Brendlé couvrit la retraite de l'armée. Mais Jeao- Rodolpbe May était malade ce jour-la. Après cette campagne il se trouva au souper du roi qui lui dit: « Monsieur May, je suis au moins très-, content de vous et de votre brigade. » Il commanda encore la brigade Brendlé dans les campagnes de 1710 et 1711. Dans celle de 1712 elle enleva la première à Denain les retranchements de l'ennemi, et le poursuivit jusqu à l'Escaut. Elle servit encore aux sièges de Marcliiennc, de Dpuai et du Quesnoi. Jean-Rodolphe May mourut à Paris le 27 mai 4745 après avoir mené grand train et laissant peu de fortune.
Diaprés un portrait à l'huile appartenant à M. May- de Tavel à Berne.