‹ Les généraux bernoisChapitre 51 sur 113 · JEAN JACQUES CHEVALIER D'ERLACH · texte numérisé non relu

JEAN JACQUES CHEVALIER D'ERLACH

Troisième fils du lieutenant-général Jean-Jacques et né en 1674, il combattait à Neervinden et devant Charleroi en 1693 comme cadet aux gardes-suisses de France. Comme capitaine, il faisait les campagnes de 1702 à 1712, comme maréchal-de-camp celle de 1735 en Allemagne. Nommé colonel des gardes-suisses en 1736, lieutenant-général en 1738 et grand'croix de St-Louis en 1740, il mourut le 14 novembre 1742 à 68 ans et fut enseveli dans l'église de St-Eustache. 11 paraît avoir été bon soldat et bon €Oortisan.

D'après un portrait à l'huile appartenant à M. d'Erlach de Hindelbank.

Ô3. iEAN-BODOLPHE DAX£LHOF£ft.

Baptisé le 22 janvier 4691, il était major dn régiment suisse de Tillier au service d'Autriche, quand il fit la campagne de 4716 en Hongrie contre les Turcs comme aide-de-camp du feldmaréohal comte Paiffy. Dans celle de 4747, May prétend qu'il dégagea d'un gros de 4200 Spahis (qu i! appelle des Tarlares) le prince Eugène et tout son état-major occupés d'une reconnaissance devant Belgrade. Il ajoute que le grand homme l'embrassa

comme son libérateur et que, son régiment suisse ayant été réformé à la lin de cette campagne, il plac^'a Daxelholer dans le régiment de Vieux-Lorraine. Celui-ci fit la campagne de 1719 en Sicile sous Mercy et y gagna le rang de lieutenant-colonel. En 1727, il recevait du margrave de Baden-Durlach lordre de la Fidélité pour des services qu'il lui avait rendus, et entrait au conseil des Deux-Cents à Berne. En 1730, il devenait colonel commandant de son régiment, en 1723 général-major. Mais il quittait le ser\ice, malgré les sollicitations du prince Eugène. L'empereur Charles VI lui promit môme, en cas de rentrée, le rang de sa promotion et lui offrit Tannée suivante le grade de feldmaréchal-lieutenant. Mais Daxelhofer n obtint pas de faire ré^ir son bailliage d'Aubonne par un vice-bailli et se contenta d'accepter l'invitation de Georges 11, roi d'Angleterre, à son quartier-général de Worms en 1743. Après avoir acheté en 1738 la seigneurie de Bussy et de Chardonney et être entré au Petit-Conseil', il devint trésorier du Pays de Vaud en 1746, et assista aux Dictes de. 1747 et 1748. Il mourut d'une attaque d'apoplexie foudroyaote le lundi de Pâques 19 avril 1756 à Berne. De ses deux femmes Rosine-Anne Steiger (noir) et Marie-Ëlise Millier il laissa quatre filles mariées à Jean-Emmanuel Fischer, Nicolas Lombach, Nicolas Jeûner et François-Rodolphe Lerber.

D'après un portrait k l'huile appartenant a H. Vincent de Mutach à - Holligen près Berne.

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