‹ Les Généraux morts pour la patrie, 1792-1871Chapitre 24 sur 57 · CHARLET — NOËL · texte numérisé non relu

CHARLET — NOËL

grand nombre de soldats français malades. En vue de Cadix le vaisseau fit naufrage et Charlet, gagnant la côte sur une barque, organisa le sauvetage de tous ses compagnons. Il reçut une médaille d'or en récompense de son dévouement. Revenu en France, il quitta le service le 28 novembre 1785. La Révolution l'y rappela. Il entra dans la garde nationale parisienne le 14 juillet 1789 et devint, le igjuin 1791, lieutenant dans la gendarmerie casernée à Neuilly. Admis ensuite comme capitaine dans la légion des Pyrénées le 16 septembre 1792, il fut promu lieutenant-colonel le 28 juillet 1793, chef de brigade le 8 septembre suivant, général de brigade provisoire le 13 vendémiaire an II (4 octobre 1793) et de division le 3 nivôse an II (20 décembre 1793). Charlet continua à servir en cette qualité à l'armée des Pyrénées-Orientales sous les ordres de Pérignon. Le 1" mars 1795 il attaqua les Espagnols près de Bezalu et dut battre en retraite. Le 24 avril il passa la Fluvia, mais devant des forces supérieures il rétrograda. Le 10 mai il recommença cette opération, mais sans plus de succès. Il suivit le général Scherer à l'armée d'Italie. Le 17 novembre 1795 Charlet chassa les Autrichiens de Campo di Preti. Le 2 frimaire an IV (23 novembre 1795), à la bataille de Loano, en pénétrant dans les retranchements ennemis il tomba

frappé d'un coup - '^l^

de feu à la tête. (Lyct^tJL^ <r^j<^ ^f^ aJ&tZi^ c^ Charlet mourut de cette blessure le 27 novembre.

1796, 17 février. — Haut-Luc (Loire-Inférieurej.

NOËL (Pierre), né à Rosey (Haute-Saône) le 7 mai 1763. Soldat au régiment de Noailles dragons en août 1776,

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