‹ Les généraux morts pour la patrie (volume 2)Chapitre 13 sur 64 · LECOMTE — BLOSSE · texte numérisé non relu

LECOMTE — BLOSSE

Lecomte commanda provisoirement ce bataillon et en novembre il reçut le grade de chef de bataillon. Élu chef du bataillon le Vengeur le 27 février 1793, il acquit, ainsi que sa troupe, une réputation légendaire de bravoure. Le 28 juin 1 793 il décida la victoire à l'affaire de Luçon et fut récompensé par le brevet d'adjudant général en juillet. Le 24 du même mois il se distingua au combat de Pont-Charron et fut promu, le 30, général de brigade. Le 5 septembre Lecomte soutint, à Chantonnay, avec 4,000 hommes, une lutte inégale contre 20,000 Vendéens et se replia sur Luçon, après avoir été blessé. A peine rétabli il vint reprendre sa place à l'armée et fut proposé par les représentants comme général de division, le 8 octobre 1793. Le 1 1 du même mois il montra la plus grande valeur au combat de Châtillon

et reçut une balle dans le # ,

corps. Transporté par ses sol- -v cxï?7?£l-<-

dats à Bressuire, il succomba, le 15, aux suites de sa blessure.

1793, 27 octobre. — Entrammes (Mayenne).

BLOSSE (Louis), né à Troyes (Aube) le 18 janvier 1753. Enrôlé au dépôt de recrues des colonies le 15 septembre 1770, incorporé au régiment irlandais de Clare le 1 8 janvier 1 7 7 1 , il fit aux Indes les campag'nes de 1 7 7 1 et de 1772- et fut congédié le 17 juin 1775. Il se rengagea au dépôt des colonies le 17 juillet suivant, passa au régiment de la Guadeloupe (futur 109e d'infanterie) le icr décembre 1778 et devint porte-drapeau le 23 octobre 1 781, sous- aide-major le 14 juin 1782, lieutenant de chasseurs le ier avril 1785 et capitaine le 16 septembre 1792. Blosse alla comme capitaine de grenadiers à l'avantgarde de l'armée des Côtes de Brest. Il était commandant

[1795] BLOSSE — BURCY ij

temporaire d'Ancenis lorsque les représentants Merlin, Gillet et Cavaignac le nommèrent adjudant général chef de bataillon le n juillet 1793. Confirmé dans ce grade le 8 août, il sortit de Nantes, le 26, avec le général Canclaux et mit en fuite les rebelles. Le 5 septembre il défendit avec une bravoure, devenue bientôt proverbiale, le poste des Sorinières et fut légèrement blessé. Le 13, attaqué par les Vendéens au poste du village du Chêne, il les repoussa vigoureusement. Le 17 il prit part au combat de Vertou et fut promu, le 30, adjudant général chef de brigade. Le 6 octobre 1793 Blosse se conduisit en héros au combat de Tiffauges et reçut, le 16, des représentants le grade de général de brigade provisoire, en même temps que Marceau. Le lendemain 17 il fit des prodiges de valeur avec ses grenadiers à la bataille de Cholet. Après cette victoire il fut chargé, le 20 octobre, de désarmer la rive gauche jusqu'à Saint-Florent et remplit cette mission avec une grande humanité. Le 2 7 octobre, au funeste combat d'Entrammes, Blosse essaya vainement de rallier les troupes ; quoique frappé d'une

balle à la tète, il voulut ^iZ*/ *//*#//?

défendre avec quelques braves le pont de Château-Gontier et il y périt avec la

plupart de ses compagnons.

1793, 26 novembre. — Gundershoffen (Alsace).

BURCY (Pierre-Augustin-François de), né à Caen (Calvados) le 7 décembre 1748. Il entra au service comme gendarme à la compagnie de Berri le 30 mars 1768, devint gendarme de la garde le 25 septembre 1771 et fut réformé le icr juin 1776. A la Révolution il fut élu lieute-

i4 BURCY — MARIGNY [1795]

nant de la garde nationale de Caen le 25 juillet 1789 et devint ensuite capitaine aide-major (15 septembre 1789) et major (15 avril 1791). Pourvu d'une commission de lieutenant de la gendarmerie nationale le 17 juin 1791, il reçut la croix de Saint-Louis le 17 juin 1792 et fut élu à Lunéville, le 20 novembre suivant, chef de brigade de la 2e division de gendarmerie, organisée dans cette ville pour le service des armées. Il alla servir à l'armée delà Moselle et y gagna le grade de général de brigade le 1 1 septembre 1793. Il commandait l'avant-garde du corps des Vosges quand il fut suspendu de ses fonctions par le Conseil exécutif le 25 brumaire an II (15 novembre 1793), en vertu du décret qui excluait des armées ceux qui avaient servi dans la maison du ci-devant roi. Burcy n'eut pas le temps d'obéir à cet ordre, car il périt au combat de Gundershoffen, près de Reichshoffen, le 6 frimaire an II (26 novembre 1793). Son cheval s'étant abattu, il refusa de se rendre et fut littéralement haché à coups de sabre.

1793, 5 décembre. — Durtal, près d'Angers.

MARIGNY (Jean-Fortuné Bouin de), né à Chàtellerault (Vienne) le 6 mai 1766. Élève à l'école militaire de Vendôme en 1781, sous-lieutenant à cheval aux chasseurs des Cévennes le 26 février 1788, il fut réformé le 6 mars suivant. Il rentra comme sous-lieutenant dans les chasseurs à cheval de Bretagne le 30 septembre 1788, et fut promu lieutenant le 17 juin 1792 et capitaine le Ier septembre 1792. Il forma et commanda la légion des Francs pendant le siège de Mayence et seconda Kleber dans sa

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