‹ Les généraux morts pour la patrie (volume 2)Chapitre 15 sur 64 · MARIGNY — MOULIN · texte numérisé non relu

MARIGNY — MOULIN

gers. Il venait d'être suspendu par le ministre de la guerre, lorsqu'en chargeant les Vendéens à Durtal, près d'Angers, il périt frappé d'un boulet de canon le 5 décembre 1793.

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1794, 9 février. — Cholet (Maine-et-Loire).

MOULIN (Jean-Baptiste), né à Caen (Calvados) le 28 janvier 1754. Engagé dans le régiment de Cambrésis le 7 février 1771, caporal le 14 août 1774, il passa par incorporation aux grenadiers du régiment de Saintonge le 16 juin 1775 et obtint son congé le 30 septembre 1777. Il entra alors dans les Ponts et Chaussées, qu'il quitta le 14 juillet 1789 pour servir dans la garde nationale parisienne. Sous-lieutenant, puis lieutenant de grenadiers, il devint sous-adjudant général de la 3e légion le 15 décembre 1791 et adjudant général le 12 août 1792. Moulin demanda, le 17 juin 1793, un congé pour aller à l'armée de l'Ouest. Il servit d'abord comme adjoint aux adjudants généraux, se distingua au combat de Doué le 5 août 1793, puis reçut, le 5 septembre suivant, des représentants Choudieu, Richard et Bourbotte, le grade d'adjudant général chef de bataillon, confirmé le n par le Conseil exécutif provisoire. Le 28 novembre suivant sa valeur le fit élever au grade de général de brigade. Le ier février 1794 Moulin était établi à Cholet, et le 6 il était menacé d'une attaque de l'armée vendéenne, qui se produisit le 9. Les Français ayant été pris d'une terreur panique, leur général fit d'héroïques efforts pour les rallier et pour couvrir la retraite avec quelques braves, mais

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dans une rue de Cholet il fut assailli par les ennemis et blessé de deux balles. Moulin, se voyant sur le point d'être pris, se brûla la cervelle avec son pistolet. Le 1 1 février le général Cordellier, qui avait reconquis Cholet, fit enterrer son infortuné camarade au pied de l'arbre de la liberté. Le 24 pluviôse an II (12 février 1794) la Convention décréta qu'un tombeau serait élevé à Tiffauges au général Moulin et, le 9 floréal (28 avril), que son nom serait inscrit dans le Panthéon sur une colonne de marbre.

1794, 20 mars. — Les Clouzeaux (Vendée).

HAXO (Nicolas), né à Étival (Vosges) le 7 juin 1749. Enrôlé au régiment de Touraine infanterie le 13 février 1768, grenadier le 21 avril 1770, caporal le 26 août 1775, sergent le 11 décembre 1775, fourrier le 15 juin 1776, il fut congédié le 25 février 1777. Il était conseiller au bailliage de Saint-Dié quand ses compatriotes l'élurent lieutenant-colonel en ier du 3e bataillon des volontaires des Vosges le 29 août 1791. Il fit en cette qualité les campagnes de 1792 et de 1793 et se distingua pendant la défense de Mayence. Il y gagna le grade de chef de brigade (29 juin 1793) et fut, après la capitulation, envoyé à l'armée des Côtes de la Rochelle et promu général de brigade le 17 août 1793. Le 19 septembre suivant il mit en déroute les rebelles. Il passa à l'armée de l'Ouest le 2 octobre suivant et fut appelé, le 6, au commandement de la réserve de la division de Mayence. Haxo fut chargé, le 20 octobre 1793, de tenir tête à Charette et de s'emparer de Noirmoutier, et, le 26 novembre, il prit

HAXO — SARRET

Machecoul. Le 3 janvier 1794 il entra dans Xoirmoutier et le 12 il battit la bande du chef La Cathelinière. Il s'installa ensuite à Machecoul et de là surveilla Charette, qu'il harcela constamment et battit, le 8 mars, près de la forêt des Gats. Dès lors il se lança à la poursuite de ce chef, arriva le 18 mars à Pont-James, le 19 à Légé et le 20 à Beaulieu, non loin de la Roche-sur- Yon. Haxo, apprenant que l'ennemi était dans le bourg des Clouzeaux, s'élança aussitôt à la tête des siens. Une panique momentanée s'étant produite, il chercha à rallier ses troupes, fut atteint de deux coups de feu et roula à terre avec son cheval. Entouré par les cavaliers ennemis, il s'acheva d'un coup de pistolet plutôt que de se rendre. Le 9 floréal an II (28 avril 1794) la Convention décréta que le nom du général Haxo serait inscrit dans le Panthéon sur une colonne de marbre.

1794, 6 avril. — Mont-Cenis.

SARRET (Henry-Amable-Alexandre de), né à Milhau (Aveyron) le 6 septembre 1767. Il était étudiant à Montpellier quand il partit en 1784 pour l'Espagne, où il servit dans le régiment -wallon de Brabant, puis dans le corps royal du génie, comme lieutenant. Il rentra en France le 5 août 1791, et fut attaché, le 18 septembre 1792, àl'état-major de l'intérieur comme adjoint aux adjudants généraux. Il devint capitaine dans le bataillon des chasseurs des Hautes-Alpes et fut réclamé pour aide de camp, je 27 mai 1793, par le général Kellermann. Il se signala au combat de Cluzes (29 septembre 1793) et fut promu gé-

SARRET — BRULE — PIERQUIN

néral de brigade le 26 vendémiaire an II (26 octobre 1793) et appelé au commandement du camp de ïournoux. En cette qualité, il chassa les Piémontais de la vallée de Barcelonnette (novembre 1793). L'année suivante Sarret servait à l'armée des Alpes sous les ordres du général Alexandre Dumas quand, le 17 germinal an II (6 avril 1794), il dirigea une attaque sur le Mont-Cenis. Il fut repoussé, et, blessé d'un coup de feu, il disparut dans un précipice.

1794, 29 avril. — Saorgio (Italie).

BRULE (Nicolas), né à Véronnes-les-Petites (Côted'Or) le 25 novembre 1758. Elu chef du 2e bataillon de la Côte-d'Or le ier septembre 1 791, il servit avec distinction au siège de Toulon et fut nommé général provisoire parles représentants du peuple le 6 nivôse an II (26 décembre 1793). Il passa ensuite à l'armée d'Italie, sous les ordres du général Du Merbion. Il faisait partie de la division Masséna et commandait la colonne de droite quand il périt en héros à l'assaut de la redoute du Col Ardente dans le défilé de Saorgio le iofloréalanll(2 9 avril 17 94). Le 1 7 du même mois (6 mai 1794) la Convention décréta que le nom du général Brûlé serait inscrit sur la colonne du Panthéon.

1794, 18 mai. — Tourcoing (Nord).

PIERQUIN (Nicolas), né à Aviller (Meuse) le 7 novembre 1 74 1. Milicien le 26 octobre 1758, soldat au

PIERQUIN — MATENOTTE

régiment de Barrois le 3 janvier 1759, sergent le 21 février 1762, il passa au régiment de Foix (futur 83e régiment) le 7 juillet 1763. Il devint porte-drapeau le 11 septembre 1763 et fit les campagnes de 1763 à 1765 aux colonies et sur mer. Promu sous-lieutenant de grenadiers le 23 janvier 1772, lieutenant en 2e le 8 avril 1 785, lieutenant en ier le 29 juin 1786, il reçut la croix de Saint-Louis le 27 juillet suivant. Capitaine le ier avril 1 791, capitaine de grenadiers le 21 février 1792, 2e lieutenant-colonel d'un bataillon de grenadiers le 21 octobre suivant, il fit les campagnes de 1792 et 1793 à l'armée des Arderines, exerça les fonctions de commandant temporaire à Marienbourg et fut élevé au grade de général de brigade le 13 septembre 1793. Suspendu par les représentants le 10 novembre 1793, il fut bientôt réintégré et envoyé à l'armée du Nord. Pierquin eut le genou droit traversé par une balle à la bataille de Tourcoing le 29 floréal an II (18 mai 1794) et mourut des suites de cette blessure à Lille le 20 prairial suivant (8 juin 1794).

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