DL'GOMMIER
tête de trois cents volontaires et, après avoir livré un combat à une bande de nègres et de mulâtres, il repartit le 16 avril 1790. Il répondit à un nouvel appel et quitta la Basse-Terre avec 550 volontaires et soldats le 6 juin 1790. Il arriva le 7 à Saint-Pierre et reçut le titre de commandant général des volontaires confédérés des îles du Vent. Le 25 il attaqua les mulâtres, mais il fut repoussé avec de grandes pertes. Pendant toute Tannée 1790 il n'abandonna pas les patriotes et ne quitta la Martinique, le 24 mars 1 79 1 , que sur l'ordre du nouveau gouverneur de l'île, le comte de Behague, et accompagné de toutes les actions de grâcesdes habitants de Saint-Pierre. Rentré à la Guadeloupe, ses compatriotes le déléguèrent en France.
Dugommier partit au mois de juillet 1791 et débarqua à Marseille le 6 novembre suivant. Le 4 décembre il arriva à Paris avec le titre de député extraordinaire des îles du Vent auprès de V Assemblée législative, mais, tout en remplissant sa mission, il sollicita du gouvernement sa rentrée au service. Il obtint enfin, le 10 octobre 1792, le brevet de maréchal de camp, mais sans emploi. Le 22 mai 1793, après de nouvelles instances, il fut désigné pour servir comme général de brigade à l'armée d'Italie sous les ordres de Du Merbion. Il ne quitta Paris que le 1 7 août et alla remplacer à Utelle, le 15 septembre, le général Serurier. Le 19 octobre il culbuta les Austro-Sardes au combat de Gillette. Le 22, attaqué à son tour à Utelle, il infligea aux ennemis une sanglante, défaite. Ces succès lui valurent d'être nommé, le 3 novembre 1793, général de division et commandant en chef de l'armée devant Toulon. Le 16 Dugommier arriva au camp d'Ollioules et, le 25, il tint un conseil de guerre où il arrêta les plans d'attaque et où se révéla le génie militaire de Bonaparte. Le 30 novembre il repoussa une sortie des Anglais, qu'il poursuivit jusque sous le fort de Malbousquet. Il reçut deux contusions au bras