‹ Les généraux morts pour la patrie (volume 2)Chapitre 36 sur 64 · DUPHOT · texte numérisé non relu

DUPHOT

MIREUR

du général autrichien Provera, résista vaillamment à des forces supérieures et se retira en bon ordre à Legnago. Le 22 février il fut blessé au combat de la Piave. Le 16 mars il se distingua au passage du Tagliamento et se jeta dans la rivière à la tête de la 270 légère. Tant de valeur fut récompensée par le grade de général de brigade le 30 mars 1797. Il accompagna, en cette qualité, Joseph Bonaparte dans son ambassade à Rome. Le 27 décembre 1797 une émeute éclata dans cette ville; Duphot voulut généreusement s'interposer entre les troupes et le peuple, mais il reçut une balle dans la poitrine et fut aussitôt massacré à coups de baïonnette par la populace.

1798, 9 juillet. — Damanhour (Egypte).

MIREUR (François), né à Escragnolles (Var) le 5 février 1770. Il était étudiant en médecine à Montpellier quand il fut nommé, en 1 790, capitaine de la garde nationale de cette ville. Il vint à Soissons en juillet 1792 et fut élu, le ier août, lieutenant de grenadiers au 9e bataillon des fédérés. Incorporé dans la 76e demi-brigade, il fit la "campagne de Belgique. Il servit ensuite à l'armée du Nord comme adjoint provisoire aux adjudants généraux (20 septembre 1793), puis fut nommé, le ior germinal an II(2i mars 1704), adjudant général chef de bataillon par les représentants Richard et Choudieu et assista au siège de Maestricht (novembre 1794)- En 1 Mireur passa à l'armée de Sambre-et-Meuse, reçut le

MIREUR — BRL'EYS D'AIGALLIERS

grade d'adjudant général chef de brigade le 25 prairial an III (13 juin 1795) et se distingua, sous les ordres de Bernadotte, à la bataille de la Roër (17 septembre 1795). Le 2 juillet 1796 il passa le Rhin, s'empara delà redoute de Bendorf et s'y établit avec 400 grenadiers. Assailli par plusieurs bataillons et escadrons autrichiens, il se défendit avec un acharnement héroïque et força l'ennemi à la retraite Le 29 août suivant il se porta sur Bamberg. L'année suivante il passa à l'armée d'Italie. Le 16 mars 1797 il se distingua au passage duTagliamento. Sa belle conduite lui valut le commandement du 19e régiment de chasseurs à cheval le 3 germinal an V (23 mars 1797) et le grade de général de brigade le 13 (2 avril 1797). Mireur ht partie de l'expédition d'Egypte (mai 1798). Après le débarquement (ier juillet) il marcha sur Damanhour avec la division Desaix. Arrivé dans cette ville, Mireur eut l'imprudence, le 9 juillet, de s'éloigner du camp pour essayer un cheval. Il fut assailli par des Arabes, assassiné et dépouillé, avant que nul ne pût venir à son secours.

1798, 1er août. — Aboukir (Egypte).

BRUEYS D'AIGALLIERS (François-Paul), né à Uzès (Gard) le 11 février 1753. Volontaire en 1766, il fit sa première campagne sur le vaisseau le Protecteur. Garde de la marine à Toulon le 15 août 1768, garde du pavillon amiral le i"r octobre suivant, il devint enseigne de vaisseau le 4 avril 1777, sous-brigadier de la compagnie des gardes du pavillon amiral le ier juillet de la même année, brigadier le 12 septembre 1778, lieutenant en 2'' le 1" mars 1 780, lieutenant de vaisseau le

Ç2 BRUEYS DAIGALLIERS [1798]

4 avril 1780 et chef de brigade de la même compagnie des gardes le 20 mai suivant. Il servit dans l'escadre du comte de Guichen sous les ordres du comte de Grasse et assista aux combats victorieux livrés les 17 avril, 15 et 19 mai 1780 à l'amiral anglais Rodney. Brueys reçut la croix de Saint-Louis le 13 novembre 1783 et fut nommé, en 1784, au commandement de l'aviso le Chien de chasse. Il parcourut pendant quatre années les îles de l'archipel américain et revint en France. Promu capitaine de vaisseau le ier janvier 1792, il alla installer le nouveau pavillon national dans les Echelles du Levant et dans les ports de l'Adriatique. Destitué en 1 795, il fut réintégré dans son grade le 4 juin de la même année et nommé en 1796 chef de division. Elevé, le ier vendémiaire an V [22 septembre 1796) au grade de contre-amiral, il fut enfin nommé vice-amiral par le Directoire exécutif le 23 germinal an VI (12 avril 1798). Appelé au commandement de la iiotte destinée à conduire en Egypte l'armée d'Orient et son chef Bonaparte, Brueys, qui avait son pavillon sur le vaisseau V Orient, quitta Toulon avec son escadre le 19 mai 1798. Après avoir coopéré à la prise de Malte le 10 juin.laflotte reprit sa route le 19 et arriva en vue d'Alexandrie le rr juillet. Après le débarquement l'amiral alla mouiller dans la rade d'Aboukir (3 juillet). Le rr août (14 thermidor an V) il fut attaqué par l'escadre anglaise commandée par Nelson. Il eut à lutter contre le Bellérophon et désempara son adversaise, mais, vers huit heures du soir, Brueys, déjà légèrement blessé à la figure et à la main, fut atteint par un boulet qui le coupa presque en deux. Il expira un quart d'heure après sur son banc de quart, et son vaisseau . ^- l'Orient iticen- ^j£^<^*J>^'<^ »

diésautaen l'air avec les morts et les blessés. ~ , **^ •=— '' ca.

[1798] DUPUY h

1798, 21 octobre. — Le Kaire (Egypte).

DUPUY (Dominique-Martin), né à Toulouse (Haute- Garonne) le 8 février 1767. Soldat au régiment d'Artois (futur 48e d'infanterie) le 4 novembre 1783, il abandonna le service le 3 septembre 1784. Etabli négociant à Toulouse, membre de la société des amis de la Constitution de cette ville, il fut élu, le 2 décembre 1791, lieutenantcolonel en 2e du ier bataillon de la Haute-Garonne, et en Ier le 10 novembre 1792. Employé à l'armée d'Italie, il commanda le 2e bataillon des grenadiers de l'armée et devint, en 1793, aide de camp du général en chefBrunet, dont il avait toute la confiance et dont il partagea la disgrâce. Nommé général de brigade le 22 août 1793, le Conseil exécutif rapporta cette nomination le 28 vendémiaire an II (19 octobre 1793), Dupuy ayant été arrêté à Nice par ordre des représentants du peuple Barras et Fréron et incarcéré dans la maison d'arrêt de Grasse. Sur un mandat de Fouquier-Tinville, en date du 19 pluviôse an II (7 février 1794), il fut transféré à Paris dans la prison de la Conciergerie. Il ne comparut devant le tribunal révolutionnaire que le 4 prairial an II (2^ mai 1794) ; malgré les dépositions du général Lapoype et de l'adjudant général Leclerc (futur beau-frère de Bonaparte), qui l'accusaient d'avoir tenu des propos contrerévolutionnaires et traité Marat de gueux et de scélérat, Dupuy fut acquitté, mais à condition d'être détenu jusqu'à la paix. Mis en liberté après le 9 thermidor, il rejoignit l'armée d'Italie et obtint des représentants du peuple, le 30 frimaire an III (20 décembre 1794), d'être replacé comme chef de bataillon à la 21e demi-brigade de ligne, dans laquelle le icr bataillon de la Haute-Garonne avait été amalgamé. Chef de brigade le 24 pluviôse an III

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