‹ Les généraux morts pour la patrie (volume 2)Chapitre 43 sur 64 · BON · texte numérisé non relu

BON

1799, 10 mai. — Devant Saint-Jean-cTAcre (Syrie).

BON (Louis-André), né à Romans (Drôme) le 25 octobre 1758. Il s'engagea au régiment de Bourbon infanterie le i" juin 1776 et fut congédié le ier juin 1784. Il rentra dans son pays et fut élu, le 12 août 1792, chef du ifr bataillon des grenadiers de la Drôme. Il fit la campagne de 1792 à l'armée des Alpes, devint lieutenant colonel commandant le 9e bataillon des volontaires de la Drôme le ier janvier 1793 et assista au siège de Toulon (décembre 1793). Il suivit Dugommier à l'armée des Pyrénées-Orientales, fut appelé au commandement d'un bataillon de chasseurs le 23 mars 1794 et nommé adjudant général chef de brigade le 19 avril suivant. Le

29 avril, Bon reçut deux coups de feu à l'affaire d'Oms et fut blessé de nouveau le 20 novembre 1794. Son courage lui valut d'être élevé par les représentants au grade de général de brigade le 24 novembre. Il fut confirmé le 13 juin 1795 et le 14, par ses bonnes dispositions il décida la victoire remportée par Scherer sur les bords de la Fluvia. Il passa en Italie le 24 juillet 1795 avec la division Augereau. L'année suivante il prit part à la bataille de Saint-Georges (15 septembre 1796) et il fut blessé pour la troisième fois en entraînant ses troupes à passer le petit pont d'Arcole (10 novembre,). Le 6 octobre 1797 Bon reçut le commandement de la 8e division militaire à Marseille, rétablit l'ordre troublé par la réaction thermidorienne, et, au mois de décembre suivant, il dissipa à Tarascon une bande d'insurgés. Il fut employé à l'armée d'Angleterre le 4 janvier 1798 et désigné le

30 mars suivant pour commander une des divisions de l'armée d'Orient. 11 se distingua à la prise d'Alexandrie (2 juillet 1798) et à la bataille des Pyramides (21 juillet)

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et s'empara du camp des Turcs à Embabeh (23 juillet). Commandant de la ville du Kaire en octobre, il partit, le 2 novembre, pour s'emparer de Suez, où il entra le 8. Il accompagna Bonaparte dans l'expédition de Syrie et se couvrit de gloire aux prises d'el Arich (9 février 1799) et de Jaffa (7 mars). Le 14 avril il quitta le camp d'Acre avec sa division et arriva, le 16, à neuf heures du matin, dans la plaine de Fouli pour prendre une part active à la victoire du Mont-Thabor. De retour devant Saint-Jeand'Acre, Bon entraîna ses soldats aux sanglants assauts des 7 et 10 mai. Dans ce dernier il fut atteint d'une balle au basventre. Bon

suites de * ZlS

cette grave blessure à Caïffa (Syrie), le 19 mai 1799.

1799, 13 mai. — Mondovi (Italie).

DE LANNEY (Charles-Nicolas-Adrien), né à Rouen (Seine-Inférieure) le 10 octobre 1761. Il entra dans la compagnie des gendarmes de Monsieur le 23 avril 1782 et démissionna le 16 juin 1783. Il fut élu, le 21 septembre 1791, chef du 2e bataillon des volontaires de l'Eure et servit à l'armée de l'Ouest en 1 792. Nommé, le 24 avril 1793, commissaire pour le ralliement de l'armée du Nord, il rentra au service comme adjudant général chef de brigade dès le 15 mai suivant. En 1795 il était en Hollande dans la division du général Bonnaud, quand il eut, le 3 prairial an III (22 mai 1795), un cheval blessé sous lui en conduisant ses soldats à l'attaque du village de Tem-

DE LANNEY

CHERIN

pleure. De Lanney fut promu général de brigade le 25 prairial (13 juin 1795) et au mois d'août il alla à l'armée des Côtes de Cherbourg. Il revint à celle du Nord le 22 février 1796, reçut le commandement de Dunkerque et fut mis en disponibilité le 28 février 1797. Rappelé à l'activité deux ans plus tard, De Lanney fut envoyé à l'ar-

mée d'Italie le 8 avril 1799. Il périt peu après, le 13 mai suivant, à l'affaire de Mondovi.

1799, 3 juin. — Zurich (Suisse).

CHÉRIN (Louis-Nicolas-Hyacinthe), né à Paris le 2\ octobre 1762. Généalogiste des ordres du Roi à la mort de son père le 21 mai 1785, il fut, le 30 avril 1787, chargé par intérim des objets relatifs au département de la guerre et de l'examen des titres de noblesse des sujets destinés à être officiers. Il devint conseiller à la cour des aides le 8 février 1788. Dès le 14 juillet 1789 il entra dans la garde nationale parisienne (10e bataillon de la 2e division). En 1791 Chérin alla habiter Montmorency, devint membre de la société des Amis de la Constitution de cette commune et fut choisi par ses concitoyens comme membre du bureau de paix. En 1 792 il entra, le 5 février, dans l'armée comme sous-lieutenant au 18e d'infanterie et alla rejoindre, au mois de mai, son régiment à Maubeuge. Il passa, le 12 juin, au 12e d'infanterie, assista auxjprises de Menin et de Courtray les 17 et 18, et fut nommé, le 20, par le maréchal Luckner adjoint aux adjudants généraux. En juillet 1792 il fut chargé par le général Arthur Dillon

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de visiter une partie des places frontières du Nord et des Ardennes, et, en août, il reçut des représentants du peuple Bellegarde, Delmas et du Bois du Bais, la mission d'aller arrêter La Fayette à Sedan. Promu adjudant général chef de bataillon par les représentants le 25 octobre 1792, il se distingua dans la conquête des Pays-Bas, notamment à la prise de Tirlemont (21 novembre), au siège delà citadelle d'Anvers (26 au 28 novembre), et au bombardement de Maestrich (février 1793). Chérin prit part à la bataille de Neerwinden le 18 mars 1793 et aux affaires qui eurent lieu jusqu'au 22. Lors de la trahison de Dumouriez, il se prononça résolument contre ce général, qui donna l'ordre de l'arrêter le 3 avril 1793. Il servit ensuite sous Dampierre et assista aux combats livrés, les ier et 8 mai, pour délivrer Condé, et à l'affaire de Famars le 23. Chérin, devenu suspect, fut suspendu de ses fonctions le 30 juillet 1793, arrêté à Cambrai le 31 et incarcéré dans la citadelle de cette ville. Transféré à Arras, puis à Amiens, il obtint sa mise en liberté le \2 fructidor an II (29 août 1794) et se rendit à Marly auprès de son beau-père Dacier, le célèbre érudit (4 septembre). Employé, le 5 septembre 1794, à l'armée des Côtes de Cherbourg, il en devint chef d'état-major en mars 1795 et fut promu, le 25 prairial an III (13 juin 1795), général de brigade à l'armée des Côtes de Brest. Chef d'état-major de Hoche, il l'aida puissamment dans son œuvre de pacification et dut solliciter un congé en septembre 1795 pour cause de santé. Employé, le 24 décembre 1795, à l'armée de l'intérieur, puis à celle des Côtes de l'Océan le 22 juillet 1796, il servit sous les ordres de Hoche le 22 septembre suivant, l'accompagna dans la malheureuse expédition d'Irlande (15 décembre 1796) et le suivit à l'armée de Sambre-et-Meuse le 30 janvier 1797. Chérin en devint chef d'état-major en avril suivant, fut promu général de division le 11 fructidor an V(28 août 1797) et appelé, le 18 (4 septembre), au commandement de la

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