JOUBERT
1799, 15 août. — Novi (Italie).
JOUBERT (Barthélémy-Catherine), né à Pont-de- Vaux (Ain) le 14 avril 1769. Il s'évada du collège, en 1784, pour aller s'engager dans un régiment d'artillerie à La Fère, mais son père obtint bientôt son congé et lui fit terminer ses études à Lyon. Il entra dans la garde nationale de Dijon en juillet 1789 et y remplit les fonctions de sergent jusqu'au 4 septembre 1 791, où il fut élu caporal au 3e bataillon des volontaires de l'Ain. Il devint sergent, fut placé dans les grenadiers et alla servir à l'armée du Rhin. Sous-lieutenant au 51e d'infanterie le 12 janvier 1792, Joubert partit pour l'armée d'Italie. Promu lieutenant le ier novembre 1792, il fit partie, le 14 avril 1793, de la 2e compagnie du ier bataillon de grenadiers.il se distingua à la prise d'isola (19 mai), et aux affaires du camp des Fourches (31 mai et 12 juin). Le 8 septembre 1793 il défendit avec acharnement la redoute de la Condamine dans le col de Tende et fut blessé et fait prisonnier. Emmené à Turin et renvoyé sur parole, il revint d'abord dans son pays natal, puis il entra dans la 102e demi-brigade d'infanterie. Adjudant général chef de bataillon le 10 mai 1794, adjudant général chef de brigade le 13 juin 1 795, Joubert montra une grande valeur à la bataille de Loano sous les ordres de Masséna le 22 novembre 1795 et fut promu général de brigade le 24 décembre suivant. Commandant d'une des brigades de la division Augereau, il prit une part active aux batailles de Montenotte (1 1 avril 1796) et de Millesimo (13 avril). Dans cette dernière il fut atteint d'un coup de feu à 1 assaut du château de Cossaria. Le 16 avril il attaqua le camp retranché de Ceva et, le 22, coopéra à la victoire de Mondovi. Le 10 mai il assista au passage du pont de Lodi et le 3 juin il pénétra